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En -68 P.A, les anciens Terriens débarquaient sur la nouvelle Terra après des siècles d'errance dans l'espace. De cet événement s'est organisé, avec le temps, un nouvel ordre galactiques. Un exode, des tensions, l'évolution et l'indépendance. Ainsi se sont tissées les relations entre les planètes Terra, Luna, Antiopée et Dust. Comment apposerez vous votre marque dans cet univers prêt à changer du tout au tout ?La galaxie est pleine de mystères. Terra, Luna, Antiopée ou Dust, chaque planète éveille la curiosité des explorateurs prêts à tout pour marquer l'Histoire et percer les secrets de l'univers. Alors que la stabilité présumée entre les factions est mise à l'épreuve par l'arrivée d'un peuple inconnu, quelle aventure tenterez-vous de vivre ? Face à l'immensité de l'univers, les Hommes se prennent à rêver d'exploration. Terrians, Lunariens, Antiopéens et Dustiens, chaque peuples aspirent à en percer les secrets. Dans cette galaxie aux possibilités infinies, chaque individu peut changer le cours de l'histoire et voir sa vie prendre des airs de récits d'aventures. Dans de monde ouvert aux occasions multiples, qui serez-vous ?
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Culture & Moeurs

Calendrier & temporalité

L'Univers de Moonlights est spécifique à lu-même et ne fonctionne finalement pas exactement avec le même calendrier que nous connaissons bien de notre côté. Se composant lui aussi de douze mois, tous de trente jours sans aucune différence, il a été adopté du Calendrier Lunarien, notamment car les Antiopéens et les Lunariens le connaissaient déjà et qu'ils ne désiraient pas le changer lors des premières rencontres entre les trois civilisations. Encore aujourd'hui, si quelques-uns tentent d'imposer une autre vision, se détachant de la suprématie lunarienne, la facilité de leur calendrier empêche l'émergence d'un autre.

Le calendrier ne connaît pas de jour (ceux-ci ne portant pas un nom mais seulement un chiffre), ni même une quelconque semaine. Dans tous les registres, le tout s'écrit sous la forme suivante : le [Chiffre] de [Mois], P.A. [Date]. L'origine du calendrier est elle-même inconnue pour les Lunariens, et daterait d'une époque lointaine, où la planète n'aurait pas été exactement comme elle est aujourd'hui.


Sites est le premier mois et marque le début de la saison de la Longue Nuit.
Hyluth est le deuxième mois et serait désigné suivant une étoile froide. Cette dernière n'apparaît plus sur les scans stellaires et est supposée disparue.
Frevith est le troisième mois et se caractérise par les températures extrêmement froides que connait alors Luna.
Tilagh, quatrième mois, garde une origine inconnue.
Insk, cinquième mois du Calendrier, serait une étoile qui brille particulièrement étrangement durant ce mois.
Stromors est le sixième mois de l'année. Durant ce mois-ci est connu les Chutes de Stromors, une période durant laquelle de nombreuses météorites s'écrasent alors sur la surface de Luna.
Ea est le septième mois de l'année et commence à la fin de la Saison de la Longue Nuit pour Luna.
Briqiph est le huitième mois. Certains supposent qu'une fête de la Lumière était alors organisée, bien que les traces se soient effacées avec le temps.
Uloh serait nommé d'après une Comète qui apparaîtrait une fois par millénaire dans le ciel lunarien.
Acent est le dixième mois, nommé d'après le moment où les journées sont alors les plus longues sur Lunaria.
Guho, onzième mois, serait la Comète jumelle d'Uloh. Elle apparaîtrait au même rythme d'une fois par millénaire, à exactement un demi-millénaire d'intervalle de sa cousine.
Knuhas est le dernier mois de l'année et son origine est totalement inconnue.

Terra

La culture des Terrians est une culture pleinement inscrite dans la modernité. Elle dispose d’une importante avancée technologie, tout en souffrant d’importantes disparités. La capitale, Ys, est le cœur rayonnant du peuple Terrian. Elle dispose d’une beauté architecturale à couper le souffle, et correspond en tous points à l’idéal technologique prégnant des mœurs des Humains.
Cependant, dans le Réservoir, ce sont les contre-cultures qui s’imposent et hormis l’espèce, les valeurs des cités les plus pauvres sont très différentes des cités les plus riches. Les modes de vie sont à ce titre très différents, et dépendent largement d’une part de son statut social, d’autre part de sa géographie.

Focus sur la culture Terrianne, où les aspirations humaines sont capables de tout, où le dépassement de soi devient le maître-mot de ceux qui réussissent, et de ceux qui ne sont rien.

Les Valeurs Terriannes.
La Binarité des Terrians.

Les valeurs Terriannes, comme évoquées précédemment, sont très différentes d’une cité à l’autre. Elles reposent toutefois sur le même principe de dualité et de binarité que ressentent chacun des Terrians que peuplent la civilisation.

Les Terrians attachent une grande importance au bien et au mal. Ils sont un peuple manichéen, ils considèrent qu’il y a des héros, et des vilains.
Ils n’admettent pas qu’il y ait un entre-deux, entre la pauvreté et la richesse. Ceux qui ont tout laissent derrière eux ceux qui ne possèdent rien. Tuer ou être tué, dominer ou soumettre, posséder ou louer, accepter ou refuser, homme ou femme. La logique Terrianne est duale, peu importe que l’on soit un ouvrier du Réservoir, ou un habitant de la capitale.
Cette binarité accompagne un clivage qui demeure permanent au sein de la société, et qui s’exprime par la violence : verbale, physique, coercitive. Chacun sait qu’il fait partie d’un ensemble où la collectivité prime sur l’individu, tout en définissant cette collectivité par rapport à ceux qui ont les moyens de l’influencer.

La Fierté et l’Identité.

La conséquence logique de ce fonctionnement binaire est la création d’un clivage qui oppose les plus influents aux plus démunis. Ce clivage n’a pas spécialement vocation à disparaître, même dans les aspirations des plus fervents militants. Les mouvements visant à instaurer l’égalité à Terra sont mineurs, parce que les Humains ont passé des siècles à dériver dans l’univers jusqu’à trouver cette planète, et qu’ils se définissent eux-mêmes comme des survivants.
Ceci est un motto récurrent dans l’identité Terrianne. Que l’on habite à Eisen, Ys, le Réservoir, Luxem, Ascella Felix, ou les différentes provinces, on se pense survivant, donc on se pense meilleur que les autres. La fierté alimentée au sein de chaque province crée une compétition qui s’exprime par les sports et les arts, et chacun est fier de son origine, parce qu’il l’a érigé en identité.

À ce titre, les ouvriers du Réservoir sont fiers de ce qu’ils sont. Ils se pensent plus humains, plus empathiques que les habitants de la cité d’Ys. Ils ont créé une culture contestataire opposée à leurs pairs en ce qu’ils rejettent leur fonctionnement, leur littérature, leur art, les valeurs qu’elles véhiculent au point que finalement ils se marginalisent d’autant plus qu’Ys ne fait rien pour partager son monopole aux “provinciaux”. Se rapprocher des coutumes de la capitale, de la cité militaire ou de la vitrine touristique de Terra à Ascella Felix c’est trahir la communauté du Réservoir, et c’est vu comme un processus d’embourgeoisement que chacun rejette.
Cela ne signifie pas que le Réservoir se complait dans la pauvreté. Il existe des mouvements contestataires plus ou moins légaux qui revendiquent de meilleurs droits, mais il y a un encasernement des populations dans la cité à laquelle ils appartiennent avec une forte identité associée à la musique, la littérature et les revendications socio-politiques.

La Combativité, et les Violences à Terra.

À Terra, les identités qui se confrontent se traduisent donc par une violence. Ces violences peuvent s’exprimer sans dommages physiques : c’est l’objet du sport, des réseaux sociaux, de la presse, des jeux de hasard à Ascella Felix. Le phénomène de compétition et de concurrence y est très présent, avec l’idée que les plus forts survivront, et que c’est un processus naturel des choses. C’est la raison pour laquelle il n’existe aucune aide sociale de grande ampleur entreprise par la Fédération Terrianne. Le handicap est perçu comme une défaillance, qui, si elle ne se résulte pas par l’extermination, doit se laisser mourir et ne pas avoir l’audace de revendiquer des droits, parce que les Humains n’ont pas gardé de leur passé ce qui, pour ceux qui s’en souviendraient encore, ont détruit leur civilisation et conduit au désastre de l’Exode.
Avec le temps, les Terrians ont perpétué les erreurs qui les ont amenés à coloniser la nouvelle planète. Ils ont réfuté l’importance de l’écologie et de la technologie, pour accuser ceux qui voulaient survivre alors qu’ils n’étaient pas faits pour cela.

De ce fait, si la violence physique n’est pas explicitée, elle est connotée dans toutes les strates de la société. À Ascella Felix, on préfère mettre en jeu l’argent pour nourrir la dépendance des plus faibles, qui alimentent le circuit économique de la ville, tout en javellisant le surplus de nourriture afin d’éviter que les plus pauvres puissent voler dans les poubelles.
Se pensant toujours les survivants aux limites de leur espèce, les Humains considèrent donc que c’est le plus puissant qui doit dicter la vie sociale. La violence fait donc partie du quotidien, qu’elle soit symbolique, ou coercitive.
Il n’est pas rare qu’un attentat du Réservoir tue des dizaines de Terrians à Ascella Felix, pour se venger des conditions de vie très dures imposées par la capitale aux populations les plus pauvres. Chacun s’en accommode, sait qu’il existe un risque, parce que le monde n’est pas sûr, et que finalement, on ne peut compter que sur soi s’agissant de son confort personnel. La Fédération Terrianne est donc un État-Gendarme et non un Etat-Providence.

Il n’existe, ni système de santé, ni allocations pour les peuples Terrians. Sinon des aides ciblées et locales, dépendant souvent d’associations ou de mouvements minoritaires que le gouvernement peut soutenir, afin d’éviter toute forme de révolution et préserver un équilibre qui, bien qu’ayant l’air précaire, suffit à purger les passions de chacun, en partie grâce à la technologie et la modernité.

Modernité, Argent et Dépassement de soi.

Comme à Luna, Terra semble avoir une forte estime du concept de mérite personnel. Cependant, à la différence de Luna, sa notion de « Mérite » est dépourvue de toute forme de légalisme. La capacité qu’un Terrian a à s’imposer dans son milieu comme une référence dépend en grande partie de sa force d’esprit, de sa capacité, sans remettre en cause l’ordre politique établi, à devenir incontournable pour ceux qu’il fréquente, et peu importe les moyens qu’il utilise à cette fin.

Dans cette configuration, l’argent joue un rôle essentiel. Il est le moteur de la vie sociale. L’argent est une preuve de réussite sociale, au-delà de tous les diplômes, de tout le labeur que l’on peut faire pour impressionner autrui. Dans la capitale, Ys, le patrimoine financier certifie que l’on a sa place dans la vie sociale, et il se subordonne aux résultats du suffrage capacitaire utilisé pour élire les représentants politiques de la Fédération.
Ainsi, dans la tranche des plus hauts revenus de la capitale, 99,7% possèdent le droit de vote, quand 19,4% seulement le possèdent pour la tranche de revenus la plus basse, alors même qu’Ys est pourtant la cité où le plus d’habitants possèdent le certificat d’aptitude au vote. Cette disparité s’explique par le fait que l’argent découle des concurrences et des violences, en ce qu’il est spolié par des groupes d’intérêts, des influenceurs qui arrivent à s’imposer et à faire triompher leurs intérêts de classe sur ceux des autres Terrians.
Autrement dit, peu importe la classe dominante, le processus de domination ne change pas : l’argent est le moteur de la vie sociale, et ceux qui le contestent sont pourchassés afin de préserver la majorité et l’ordre social. Avoir de l’argent n’est donc pas seulement un indicateur de classe, c’est aussi un mécanisme identitaire, et la preuve de la victoire d’un groupe sur un autre. Il se déploie en partie grâce aux avancées technologiques et à la modernité.

À titre d’exemple, le diabète n’a pas été enrayé par l’installation sur Terra des populations. Le traitement contre le diabète existe, mais ceux qui n’ont pas les moyens meurent, privés d’insuline, tandis que les plus riches se font greffer le pancréas des ouvriers qui décèdent des suites de leur condition de travail.
Ceci est un témoin de la société inégalitaire, moderne qui voue un culte à la technologie et aux sciences représentant une partie importante de la vie Terrianne (C.F annexe sur les Religions).

La Vie Quotidienne.


Cette section nous permet d’étudier de manière plus concrète les applications culturelles des valeurs Terriannes.

La naissance et la mort.

Le taux de natalité, de fécondité et de mortalité dépend de chaque cité. La démographie de Terra est en constante hausse, mais l’abandon des enfants aussi, contraignant la Fédération à prendre des mesures pour ne pas que les orphelins finissent par se constituer en milice dans les provinces de la planète une fois devenus adulte.
On abandonne un enfant en raison de son sexe, en raison de son handicap, en raison de ses résultats médiocres, ou en raison de sa légitimité. Ces abandons ne sont pas majoritaires, mais il convient de les souligner, parce qu’ils sont tout de même un problème de société, attaché à sa réputation, son identité et donc in fine son esprit survivaliste.
Les rites funéraires, quant à eux, dépendent également du statut social. Les plus pauvres ne peuvent financer un enterrement, et se retrouvent donc, après leur mort, dans des fosses communes ou dans des crématoriums, alors que les plus riches se paient des sépultures, ou des cuves cryogénisées dans l’espoir de profiter toujours et encore des prodigieuses avancées technologiques de la civilisation.
Ainsi, il n’existe que deux cimetières dans le Réservoir, quand il en existe quatorze en périphérie de la capitale Ys.

L’éducation.

De la même manière, l’éducation de l’individu dépend du groupe auquel il appartient. La jeunesse d’Ys est tournée vers l’apprentissage des arts littéraires, théoriques, conceptuels et abstraits, que sont la philosophie, les sciences sociales, formelles, naturelles, tandis que la jeunesse d’Eisen est tournée vers la stratégie, l’Histoire, la mise en dispositif de la guerre, des technologies. Ceux qui sont envoyés à Eisen ont l’honneur d’être considérés comme des serviteurs fidèles de l’humanité.
La jeunesse du Réservoir, quant à elle, reçoit une instruction sommaire et expéditive, tournée vers la professionnalisation, et l’entrée sur le marché du travail à quatorze ans officiellement, quand ce n’est pas dès l’âge de dix ou onze ans, avec la complicité criminelle du gouvernement de la Fédération.
Tout ceci reste des grandes indications, parce qu’il existe autant de nuances dans l’enseignement qu’il existe d’écoles. Cependant, il y a une ségrégation des populations qui communiquent pas, ou très peu entre elles notamment entre la cité la plus pauvre, et la cité la plus riche. Les cités intermédiaires et les milieux ruraux sont plus en retrait de ces questions. De plus, l’école est payante et privée.

Le mariage, la famille et la sexualité.

Afin de stimuler une politique nataliste, la Fédération Terrianne a toujours eu une vision restrictive de la sexualité. La fécondité par l’hétérosexualité est la norme, et est enseignée comme un devoir pour tous les jeunes garçons de la civilisation.
Chaque sexe a des fonctions bien définies, et chaque membre de la cellule familiale est utile à l’ordre social : le chef de famille, souvent le père, est chargé de ramener l’argent nécessaire au fonctionnement de la vie familiale. Le gestionnaire du foyer, souvent la mère, est chargé d’éduquer les enfants jusqu’à leur adolescence, de gérer la vie de couple, la vie de famille, d’organiser les activités visant à assurer la subsistance et la bonne tenue du logement. Les enfants, eux, doivent rapporter des bonnes notes, se former, et accomplir les souhaits de leur famille.
Toutefois cette approche se vaut à mesure de ses moyens. Les populations du Réservoir n’intéressent pas le gouvernement Fédéral, dans lesquelles les rapports homosexuels sont prohibés de jure mais rarement poursuivis, sauf pour l’exemple et dans les descentes tyranniques de la police pour poursuivre des terroristes. La natalité n’a pas vocation à y être encadrée dans la mesure où elle est perçue comme une main d’œuvre supplémentaire.

La législation d’Etat.

À Terra, il existe une culture officielle de ce que l’on doit aimer, et de ce que l’on doit détester, dépendamment de son groupe social. Cependant, en dépit de ces caractéristiques propres, le gouvernement Fédéral considère que chacun doit adhérer à son projet sociétal, et traduit par des lois contraignantes le fonctionnement de certains faits sociaux :
— Le don d’organes post-mortem est obligatoire, notamment afin de soigner ceux qui, parmi les plus riches, ont besoin de se renouveler ou de faire progresser la science par le transhumanisme.
— La libre-circulation des populations n’existe pas sur Terra. Le Réservoir n’est pas accessible sauf autorisation spéciale aux habitants d’Ys. Les habitants du Réservoir nécessitent deux lettres de recommandation d’un habitant d’Ys pour avoir un visa à durée temporaire dans la capitale. Ces lettres de recommandation constituent des cautions en cas de problèmes qui rendent les garants responsables du comportement des habitants du Réservoir dans la capitale.
— L’ostracisme désigne le procédé par lequel un habitant d’Ys est banni de la capitale, et dont les biens sont saisis et réquisitionnés par le gouvernement fédéral.
— La presse est encadrée et dépend de subventions publiques pour ce qui est des papiers officiels.
— Les enfants n’ont pas le droit de travailler avant quatorze ans, en théorie.

Tous les ans, 0,5% de la population du Réservoir est sélectionnée par les laboratoires de recherche militaire afin d’être intégrés aux expérimentations des avancées technologiques nécessitant une confirmation d’efficacité sur les êtres humains.

Les détails relatifs aux religions sont disponibles dans l’annexe Terrianne idoine.

Conclusion.

Ys, Luxem, Eisen, Ascella Felix, le Réservoir et les autres provinces de Terra sont les composantes plurielles d’une civilisation singulière, qui a abandonné l’idée d’un universalisme pour construire sa propre culture en fonction des groupes d’intérêts de chaque cité.
L’univers de Terra semble avoir perdu les repères moraux et spirituels qui guidaient ce que les Humains étaient autrefois, et « sans Dieu, ni Maître », chacun se retrouve pris au piège de son destin dans une civilisation qui nie son individualité, et qui la rattache à un groupe fort d’une identité, et de l’inégalité.

Le mal-être et la souffrance s’expriment donc par des moyens détournés, au travers les contre-cultures, les dépendances aux drogues, les crimes violents, qui sont tout autant de témoins d’un peuple qui va beaucoup trop vite pour rester uni. D’un monde à l’autre, les Terrians peuvent être plein de valeurs, portés vers la témérité, la vigueur, le courage, l’intelligence. Ils peuvent refléter un monde en paix avec lui-même, libéré des contraintes de son propre corps, tout comme les Terrians montrent aussi un monde arriéré, meurtri par les ambitions et les égo blessés.

Les Humains, en somme, n’ont pas trop changé, et alimentent parfois la volonté de ces Hommes-là qui veulent tout quitter, pour fuir une civilisation qui n’est plus que l’ombre de ce qu’elle a pu essayer d’être autrefois en matière de liberté, et d’autodétermination. Tout n’est pas cependant tout noir, parce qu’il naît de Terra de formidables avancées technologiques, il naît des vocations, des remèdes, une éducation parmi les plus perfectionnées.

Elle dépend juste de la cuillère de bois ou d’argent que l’on peut avoir à la naissance.

Luna

Luna, une société très hiérarchisée
Entre progrès et élitisme

La civilisation Lunarienne est ancienne, et son aura brillante impose depuis des décennies l’image d’une société florissante et en avance sur tous, et surtout sur son temps. S’il en est ainsi, c’est en grande partie dû aux valeurs auxquelles elle accorde une importance particulière. Sur Luna, c’est l’intelligence qui prime, l’innovation, et la connaissance. Le meilleur moyen pour un lunarien de gagner le respect de ses pairs est par la démonstration de sa sagesse, et de son ingéniosité. L’absence d’éducation pour un enfant y est d’ailleurs illégale, un élitisme qui peut poser quelques problèmes dans le cadre des relations interplanétaires, tant Luna s’enorgueillit d’être la meilleure civilisation, la plus digne.

Valeurs
Pacifisme et Statu Quo

S’il est une notion à laquelle les Lunariens s’attachent depuis toujours, aussi loin que remonte leur histoire, c’est le Pacifisme. L’approche que les habitants de Luna ont vis à vis de cette position est unique en cela qu’il s’agit aujourd’hui d’un dogme.
La société Lunarienne rejette toute notion de conflit armé et regarde avec un certain mépris les civilisations qui y ont recours, considérant qu’il s’agit là de preuve de leur barbarie et de leur manque de développement et de civisme. La violence n’est pourtant pas absente de Luna qui compte malgré tout un nombre conséquent d’assassinats recensés, chaque année. Mais l’usage de la violence est un tabou, intégré au même titre que l’apprentissage du pacifisme dans l’éducation des enfants Lunariens depuis toujours. Cette méthode d’éducation n’a cependant jamais démontré une efficacité totale car de plus en plus nombreux sont les jeunes habitants de Luna à y voir un protocole éducatif vide de sens, un lavage de cerveau sans nuances.
De fait, les Lunariens sont réticents à fabriquer de l’armement, et n’ont choisi, historiquement, que de se limiter au strict nécessaire pour faire régner l’ordre : des armes incapacitantes, mais jamais létales.
Cette importance accordée à la non-violence a évolué tout au long des siècles pour devenir, à terme, un attachement au maintien d’un statu quo permanent. Le changement, hors de la sphère du progrès technologique amené par le Culte de la Lumière Lunaire, est très mal vu, et bloque la société lunarienne dans une stagnation confortable.

Tabous et Histoire

Nombreux sont les tabous issus de cette position dans les moeurs Lunariennes. En particulier, la recherche hors du champ balisé par le Culte est extrêmement mal vue. Cela s’applique au domaine du développement technologique mais aussi à l’Histoire. Malgré leur vaste connaissance de l’univers et des sciences, le peuple Lunarien semble étrangement amnésique sur sa propre histoire. Les sources écrites remontent tout au plus à quelques siècles, alors même que les vestiges de temples du Culte trouvés aisément dans les régions inhospitalières de Luna prouvent que la société Lunarienne est bien plus ancienne. L’on pourrait simplement imaginer qu’un malheur a causé la perte de cette mémoire collective mais les autorités Lunariennes s’opposent avec une telle force à toutes les initiatives pour la retrouver que cette hypothèse est vue comme bancale par beaucoup.

Hiérarchie et rapport à l'Autre

De par son ancienneté dans la galaxie, la faction Lunarienne s'est toujours attribuée elle-même un rôle de "grande soeur" des autres planètes, en particulier au regard de sa considération vis à vis des autres cultures et du développement technologique des Terrians et des Antiopéens.

Les Lunariens entretiennent avec les autres factions des relations cordiales, teintées d'une forme de condescendance latente, cachée derrière une complaisance maîtrisée. Ils sont néanmoins forcés de constater que les autres peuples évoluent plus vite qu'ils ne l'auraient souhaité, aidés par la technologie qu'ils ont eux-même transmise. C'est pour cette raison que les relations cordiales n'ont jamais évolué en alliances, de peur de voir un véritable rapport de force se créer si l'un prenait l'ascendant sur l'autre dans cet accord.

La considération des Lunariens vis à vis des minorités ethniques ou de faction sur leur territoire est révélatrice de cette mentalité. S'ils ne rejettent pas à proprement parler les non-Lunariens, ils ne laissent pas non plus aisément le bénéfice du doute. Seuls les accomplissements intellectuels, les apports à la communauté scientifique et preuves de respect profond - de subordination même - envers leur civilisation permettent de gagner une place égalitaire dans leur société.

Vie quotidienne
Mariage et éducation

Le Mariage est une institution très importante chez les Lunariens. Religieusement, elle marque le mélange des énergies de deux êtres, le partage. Mais au delà de cette considération, le mariage représente la création du noyau familial, celui qui produira ensuite la génération future sur laquelle repose de nombreux espoirs. Ceux des parents, de voir leurs enfants marquer son époque, et ceux de la société Lunarienne dans sa globalité, qui mise énormément dans le futur, l'évolution, à travers l'intelligence de la nouvelle génération.

Il est commun de voir les familles Lunariennes considérer les accomplissements et les réussites de leurs enfants comme la preuve de leur propre valeur et la société les encourage à le voir de cette façon. Il n'est de plus grand malheur pour un couple Lunarien que d'engendrer un idiot, quelqu'un qui ne saura pas maintenir ou développer l'apport de la famille et de la lignée à la Culture Lunarienne.

Ainsi, l'éducation est l'affaire de tous. La société, comme la famille. Les structures éducatives Lunariennes prennent en charge les enfants assez tôt. Les garderies sont rares, puisque les enfants peuvent entrer dans de véritables écoles dès deux ans. L'éveil du bambin est à la charge des familles qui donnent énormément de leur temps et de leurs ressources pour que l'enfant soit prêt à entrer à l'école le plus tôt possible, avec un bagage éducatif solide.

Les petites écoles Lunariennes ne sont pas excessivement exigeantes, leurs méthodes sont éprouvées depuis longtemps. Cependant, l'efficacité de ces dernières dépendent beaucoup de l'engagement des parents dans l'éducation de leurs enfants avant l'école, et l'importance qu'ils accordent au développement de leur enfant. L'école se veut égalitaire, mais pour faire la différence, l'enfant est encouragé à pousser la recherche et l'éveil plus loin. A partir des écoles secondaires, où les enfants entrent à l'âge de 11 ans, la difficulté est exponentielle et l'exigence devient bien plus lourde chaque année.

Suivre un cursus éducatif jusqu'à 17 ans est obligatoire sur Luna. Au delà, il est possible d'arrêter les études et choisir sa voie. Il est néanmoins assez mal vu de le faire et la plupart des jeunes Lunariens continuent d'étudier dans les multiples écoles et académies du territoire jusqu'à 25 ans, voire plus pour ceux qui auront été remarqués par les différents secteurs de recherche.



Arts et divertissement
Hiérarchie des Arts

Tout comme les sciences, les Arts sont hiérarchisés sur Luna. En particulier, la production Artistique elle-même est moins valorisée si elle ne sert pas les consensus culturels et les valeurs majoritaires.
La littérature, l'architecture et la musique sont les Arts dits "Nobles" dans leur globalité. Les Arts Visuels peuvent aussi être considérés comme nobles s'ils servent un propos admis et certains canons artistiques. Les Arts dans leur globalité sont encore très teintés d'une forme de classicisme faisant la part belle aux compositions calculées, aux formes fluides ou très linéaires, le chaos n'y a que peu de place.
Les arts dits populaires tels que la Danse, le Théâtre ou le Spectacle sous toutes ses formes sont moins considérés et assez peu étudiés. Quelques rares compagnies, ballets et pièces sont appréciés mais la culture lunarienne ne les met pas en valeur et relègue ces productions au rang d'art Vulgaire.

Musicologie


La musique lunarienne a beaucoup évolué avec le temps mais on ne garde qu'assez peu de témoignages de la façon dont elle était jouée par le passé. A ce jour, ce sont beaucoup de sons synthétiques qui sont employés, semblables aux instruments à vent et aux sonorités de scie musicale ou de thérémine. Quelques instruments anciens sont encore présents dans les orchestres Lunariens et sont semblables aux Xylophones et Vibraphones, seuls instruments percussifs dans cette société.
La musique Lunarienne est assez douce et sobre, assez éloignée des grands orchestres de l'ancienne culture Terrienne.

Architecture

L'Architecture est sans conteste l'Art le plus important pour les Lunariens. C'est par ce biais qu'ils marquent l'Histoire, en imposent aux autres civilisations et érigent des témoignages de la grandeur de leur culture. Les édifices Lunariens sont lumineux, très hauts. Leurs lignes sont fluides, présentant souvent des formes d'hélix étendus enrobant les bâtiments.
L'élégance est le maître mot de l'architectue à la Lunarienne, dont la sobriété des couleurs ne fait que mettre en valeur les formes et les matériaux reflétant la lumière argentée et bleutée omniprésente sur Luna.

Art Sacré

Les Arts Nobles Lunariens sont ainsi considérés grâce à leur importance dans le domaine du sacré. Le Culte est l'un des principaux commanditaires dans la production d'Architecture et d'Arts Visuels, tant pour les temples que pour marquer leur omniprésence dans la vie en société de Luna.
Il est aisé de reconnaître les statues d'anciens Grands Volkhs, argentées et rehaussées de cristaux bleutés, en hommage aux figures marquantes du Culte. De même pour les grandes fresques lumineuses et mosaïques sur les grandes places de la vie de Lunaria. L'Art Sacré représente ainsi une grande part du classicisme Lunarien, laissant une place limitée aux initiatives populaires et profanes dans la reconnaissance publique.

Antiopée

Antiopée, une culture en expansion
Héritage et évolution

Déracinés, les Antiopéens ont vu leur société et leur vision du monde mises à l'épreuve. Au contact des Terrians d'abord, avec la guerre, puis des Lunariens. Il apparaît évident que le début de ces relations tumultueuses avec des civilisations totalement différentes ménerait à des approches très différentes et perturberait profondément le rapport des antiopéens au monde qui les entoure.
La tendance à chercher son identité est déjà présente parmi les plus anciennes générations encore vivantes d'antiopéens, mais elle se ressent d'autant plus chez les jeunes. La remise en question de certains idéaux, l'envie d'aller plus vers les autres par delà la crainte naturelle de ceux qui ont connu la guerre ou les conséquences de celle-ci … Toutes ces choses sont bien présentes dans l'idéologie des jeunes antiopéens qui se tournent de plus en plus vers les étoiles pour affirmer leur identité d'une nouvelle façon. Certains, élevés dans le ressentiment vis à vis des Terrians, souhaitent même retourner sur la planète-mère pour y chercher des réponses.
La société Antiopéenne est de toute façon en train d'évoluer. Le développement technologique massif de ces dernières décennies de la planète dans sa globalité fait des Antiopéens les futurs acteurs majeurs de la galaxie. Ils attirent les regards curieux et même craintifs des autres factions qui se questionnent autant que les autochtones sur cette évolution. Quand s'arrêtera-t-elle ? A quoi mènera-t-elle ?

Enjeux

Pour les Antiopéens, leur histoire est à un tournant décisif actuellement. Ils entrent dans un nouvel âge d'or et l'issue de cet âge peut prendre divers aspects. Et les aspirations du peuple d'Antiopée sont multiples et variées. Certains veulent renforcer leur position sur la planète, apprendre à la connaître et se désintéressent de l'espace, d'autres au contraire veulent être indépendants de cette planète encore trop nouvelle pour leur histoire millénaire.
Néanmoins, s'il y a bien un enjeu que les Antiopéens partagent et ce, depuis des générations, c'est la volonté d'être admis au sein de la communauté galactique comme une force majeure, respectable. S'émanciper de Luna et du tutorat officieux que les lunariens cherchent à intégrer dans les mentalités des autochtones de la planète. Car si par la force des choses, les anciens habitants de Terra ont accepté la proposition des lunariens en ignorant les répercussions politiques d'une telle décision, le peuple et la Reine-Soleil ne comptent pas rester les subordonnés officieux de toute la galaxie.
Grâce à ce nouveau développement technologique impressionnant et l'explosion du secteur du développement et de l'ingéniérie sur Antiopée, chaque habitant de la planète Verte a l'intention de démontrer qu'ils ne sont pas les petits frères et soeurs des Terrians et Lunariens.

Valeurs
Matriarcat et hérédité

Antiopée est une société unique en cela qu'elle se présente clairement et de façon assumée comme un matriarcat. C'est à dire que l'héritage et l'hérédité passent par la mère, par les femmes, et que le nom de la mère est transmis à l'enfant. Elle est la cheffe de famille.
D'aussi loin que les registres remontent dans l'histoire Antiopéenne, c'est une Reine qui est à la tête de l'état, et il est considéré comme naturel que ce soit une femme qui lui succède.

Si auparavant le clivage était assez marqué et l'inégalité évidente, le temps et les contacts avec d'autres civilisations ont fait leur oeuvre et le rapport de force s'est passablement affaibli avec le temps. En particulier depuis l'exode, les hommes Antiopéens ne font plus face à autant d'interdits que par le passé et sont des citoyens à peu près égaux aux femmes - à l'exception évidemment de l'accès au trône et la dominante manifeste des femmes au sein du culte.

Respect de la nature

De toutes les civilisations connues, les Antiopéens sont sans conteste les plus respectueux de la nature, de ce qu'elle offre, et de ses caprices. C'était déjà le cas lorsqu'ils vivaient sur Terra et ça l'est encore plus depuis leur Exode.
Si leur société et leur rapport à la technologie a grandement évolué au contact des Lunariens, puis, dans une moindre mesure, des Terrians, les Antiopéens ont toujours choisi de valoriser le développement en faveur de la nature. Tant dans leur façon d'exploiter les sols que dans leurs rapports à la faune et à l'occupation de l'espace, les Antiopéens agissent activement pour favoriser le développement de l'écosystème dans lequel ils évoluent pour effacer au maximum l'empreinte de leur vie quotidienne sur la planète.
Cela se manifeste, par exemple, dans leur refus d'exercer leur domination sur les espèces de la planète. Les Antiopéens ne chassent pas et ne se battent avec la faune qu'en cas d'attaque. De plus, leurs méthodes de domestication sont très douces et les quelques animaux avec qui ils créent des liens ne sont jamais attachés ou punis. Ce lien est toujours d'égal à égal et sur la base de l'échange.

Vie quotidienne
Naissance et héritage

Dans la société Antiopéenne, l'identité de l'enfant dépend de celle qui lui a donné naissance, de la mère dont il héritera le nom. L'origine ou le nom du père n'a que peu d'importance dans la place sociale de l'enfant. Les adoptions ne sont pas si rares, et les troubles liés à l'héritage et l'identité y sont aussi bien présents. Un enfant adopté, s'il avait déjà hérité d'un nom à sa naissance, ne changera que rarement pour adopter celui de sa nouvelle lignée, en particulier dans les milieux sociaux équivalents ou plus riches. Ce n'est cependant pas le cas en ce qui concerne l'adoption royale des princesses, ou lorsque des enfants de basse condition sont adoptés par des familles plus riches ou nobles. Cela, toujours avec l'accord de la matriarche de la lignée que l'enfant rejoint, afin d'adopter cette nouvelle identité, et la condition qui va avec.



Education

L'éducation est généralement affaire de lignée et d'entourage. Les membres de la lignée éduquent les enfants tout en transmettant leurs connaissances et leur savoir faire. Cependant, si l'enfant présente des prédisposition pour autre chose, il n'est pas rare qu'il devienne l'apprenti d'un autre antiopéen.

A 14 ans, les jeunes antiopéens sont considérés comme aptes au "choix". C'est généralement vers cet âge là qu'ils choisissent leur apprentissage ou, d'une manière plus générale, la voie qu'ils suivront dans le futur.



La famille

La famille en tant qu'unité n'est pas une idée très présente dans la société Antiopéenne. Parce que la filiation se matérialise par le lignage féminin, c'est généralement le nom de la mère qui définit l'appartenance familiale. Le mariage n'existe d'ailleurs pas vraiment, dans cette société. La monogamie, si elle existe, est affaire de choix personnels plus que de fait de société notable. Il est relativement courant de voir des fêtes pour célébrer l'amour entre deux personnes mais il n'y a là rien d'officiel ou d'administratif, plutôt un moyen de magnifier un sentiment auquel les antiopéens accordent une grande importance, l'amour.



La mort

Pour les Antiopéens, il est très important de ne pas profaner les corps. C'est pourquoi les corps des défunts sont inhumés. Néanmoins, les corps sont toujours enterrés très loin des villes, suite à une cérémonie d'Exil des corps menée par un ou une chaman. Il est de coutume chez les Antiopéens de considérer que chacun provient de la Nature et qu'il est bon qu'il y retourne dans la mort, pour la nourrir et qu'elle même puisse donner ensuite naissance à la génération future.
Il existe néanmoins une exception à cette règle. Certains grands criminels n'ont le droit ni à la cérémonie, ni même à l'enterrement, et sont jetés hors de la ville où leur corps est laissé aux charognards.

Sexualité

La sexualité n'est pas une affaire qui entraîne beaucoup de discussions sur Antiopée. Si la procréation est importante, elle n'a plus ce lien important avec la sexualité qu'elle pouvait avoir auparavant. Ainsi, il est généralement admis que la plupart des antiopéens ne définissent pas leur sexualité en termes binaires, et il n'est pas dans leurs coutumes d'en discuter.
Pour les Antiopéens, il est donc normal de voir deux hommes ou deux femmes ensemble. Ca n'est ni une anomalie ni une singularité, et la question même de la sexualité n'est pas à proprement parler un "sujet".



Arts et divertissement
Esthétique et architecture

Les Antiopéens sont très attachés aux arts sous toutes leurs formes. En particulier, ils présentent un goût prononcé pour les couleurs et la représentation de la nature.
Ainsi, l'architecture Antiopéenne est faite de formes organiques, parsemée de décorations rappelant le végétal, en plus de nombreuses véritables plantes recouvrant les bâtiments. Les matériaux utilisés sont toujours choisis avec soin, afin de ne pas perturber l'écosystème tout en faisant la part belle à la lumière et aux espaces ouverts.
Les bâtiments, les sols, les intérieurs, tout est fréquemment recouvert de fresques représentant la faune et la flore, glorifiant la nature et la vie des Antiopéens avec et pour elle.
Les mobiliers et certains éléments architecturaux ne sont pas sans rappeler l'esthétique Art Déco mêlée d'Art Nouveau pour les couleurs et certaines formes, avec l'apparition relativement récente - depuis l'Exode - de stylisation d'éléments naturels sur les structures en fer forgé.

L'art dans la vie quotidienne

L'art est présent partout et sous toutes ses formes dans la vie quotidienne des Antiopéens. Le rapport de l'enfant à l'expression est valorisé dès le plus jeune âge via différents médiums tels que la peinture et la sculpture. L'expression du corps est aussi très présente et on encourage très tôt les enfants Antiopéens à exprimer leurs émotions par la danse, le chant et même le théâtre.

Musicologie & langage

Quand bien même l'unité d'Antiopée est chose ancienne, la culture du mélange a su tirer parti de la grande diversité culturelle de cette civilisation.
Cela se ressent en particulier dans la musique dont on ressent les multiples influences de styles, ainsi que dans la grande variété des instruments. Les antiopéens ont su s'approprier cet Art avec une grande dextérité et c'est bien dans cette société que l'on retrouve le plus de variété de sonorités. Le chant est très fréquent mais rarement seul. Il est toujours accompagné de percussions et d'instruments à vent et, moins fréquemment, des instruments à cordes pincées.
Avec le temps et l'étude de la culture Antiopéenne, les Terrians ont constaté que leur langage se rapproche de certains anciennes langues terriennes, un mélange d'hindi, de langues du moyen orient et de dialectes précolombiens.

Cuisine

De par la grande richesse de ce que la nature a à offrir sur Antiopée, la cuisine y est chose variée, et très importante.
L'alimentation Antiopéenne ne présente aucun produit d'origine animale. Certains laits peuvent être présents dans des remèdes mais ils sont rares, et ne sont jamais issus d'une exploitation quelconque. Les plats antiopéens sont cependant très variés, leurs couleurs et odeurs d'une grande diversité. Il s'agit bien de la planète la plus connue pour sa gastronomie naturelle et autant Dust que Terra et Luna s'arrachent à prix d'or les produits issus d'Antiopée.

Dust

Cultures
Dust, ville cosmopolite

Dust est une cité particulièrement exceptionnelle à bien des égards. Ici, vous rencontrerez sûrement tous les types d'êtres vivants possibles, se liant tantôt d'amitié, tantôt rivalisant d'une compétition hors-norme. Mélange des cultures, la Cité se veut surtout ouverte à tout le monde, peu importe d'où il ou elle provient, ce qu'il ou elle peut penser. Vous pourrez tantôt croiser un Lunarien investigant sur l'histoire sombre de sa culture, une Antiopéenne augmentée, un Terrian désireux de se faire connaître autrement. C'est pour cela que Dust se veut avant tout comme une ville où tous les mélanges sont possibles, où chacun peut défier ou embrasser sa culture sans le moindre jugement. Peut-être est-ce finalement cela, la culture dustienne, celle d'être un mixte hétéroclite de tout ce que vous pourriez rencontrer dans le système. Seulement, cela se fait en un seul lieu.

Néanmoins, outre les cultures et sous-cultures que vous pourriez rencontrer à travers le système, comme celles venues d'Antiopée, de Luna ou de Terra, les années ont construit une image et une recherche profonde de certains aspects au sein de cette civilisation naissante. Ainsi, Dust semble profondément ancrée autour de quelques axes : l'entraide, comme les premiers colons à leur arrivée, l'exploration, en ce compris la recherche scientifique mais aussi les explorations spatiale, et un profond besoin de reconnaissance par la violence.

La culture de l'entraide

Malgré tout ce que nous pourrions penser d'une société sans une véritable entité organisant et légiférant sur de nombreux aspects de la vie, Dust semble s'être doté de son propre régime. Orienté principalement sur une entraide, de nombreux buildings, voire des quartiers entiers, ont commencé à s'auto-gérer par eux-mêmes, tantôt en fondant des écoles au rez-de-chaussée, tantôt en créant de véritables fermes collaboratives. C'est ainsi qu'on peut voir un peu partout à travers la cité des micro-systèmes prendre forme afin que chacun puisse s'entraider. Fondement même de la « civilisation dustienne », l'entraide permet à chacun de s'implanter au sein de sa communauté.

En effet, si tout le monde est doté de la même chance à son entrée au sein de la Cité, tout le monde ne possède pas pour autant les mêmes compétences et capacités. C'est ainsi qu'un peu partout dans la ville, de petites communautés voient le jour, permettant à chacun de se mettre au service d'autrui.

La culture de l'exploration

Dust ne serait pas cette métropole sans une appropriation d'un concept cher à la population : l'exploration. Si les premiers colons vinrent pour s'installer et échapper aux systèmes qui ne correspondaient guère à leurs valeurs, l'exploration prit une importante place dans le coeur des êtres vivants lors de la deuxième vague d'implatation. Depuis cet instant, il semble que chacun y porte une attention toute particulière. Tout « bon » habitant de Dust doit avoir au moins une histoire à raconter où sa curiosité et son envie de découvrir le poussa à l'aventure. Si on ne peut pas exactement dire que la découverte s'est ancrée au sein des générations, en raison de l'émergence tardive de la Cité, beaucoup considèrent qu'elle n'en serait pas celle qu'elle est aujourd'hui sans l'esprit libre des plus braves.

La culture de la violence

Au sein de Dust, la violence règne en maîtresse apparente dans les rues. Bien qu'elle soit reconnue comme un véritable danger à sa valorisation, chacun considère que la violence permet d'éliminer les faibles et de renforcer les plus puissants. Un dicton dustien dit même dorénavant : « C'est dans l'adversité que la force est révélée », ce qui justifie la loi du plus fort au sein de la Cité. Les plus grands se satisfont très bien de cette violence, tandis que les plus petits tentent de se trouver une place.

Valeurs
La liberté et l'indépendance

Les deux valeurs centrales de la civilisation dustienne sont la liberté et l'indépendance. Etroitement liée pour ceux se déclarant de cette appartenance, les deux notions sont les nerfs vitaux. En effet, c'est avant tout pour cela que les premiers colons débarquèrent sur la planète oubliée autant qu'abandonnée. Et c'est depuis toujours ce pourquoi les habitants se battent : être libre et indépendant. N'acceptant l'autorité d'aucun, que cela vienne de l'intérieur de la Cité ou de l'extérieur, tous considèrent qu'ils sont entièrement libres lorsqu'aucun ne possède un quelconque pouvoir, ou emprise, sur un autre. C'est ainsi qu'aucune police n'existe, pas plus qu'un état administratif ou législateur. La justice est celle des hommes et les vendettas ne sont donc pas rares dans une société où chacun décide de pardonner ou de se venger.

Pour certains, c'est peut-être même ce combat pour leur liberté qui pourrait conduire Dust à s'écraser d'elle-même. En effet, sans un régime ayant autorité, tout le monde peut faire ce qu'il veut, comme il veut, quand il veut et où il veut. Aux risques et périls d'autrui.

Le non-droit

Profondément lié à la liberté prônée par la Cité de Dust, vous ne trouverez nul part sur la planète un quelconque règlement. Le non-droit s'applique à tout instant, mais ceux qui ne respectent pas les règles tacites sont automatiquement vus comme des menaces au système libertaire mis en place il y a bientôt trente ans. En effet, ceux en faveur de la liberté, et ancré dans une culture de la violence, soutiennent que le non-droit est le coeur même de Dust. Cette idéologie est souvent remise en question, notamment lorsque des incidents font de nombreuses victimes pour l'opinion publique. Néanmoins, personne n'a encore été capable de modifier profondément la société et civilisation dustienne.

La curiosité

Moins imprégnée et valorisée que les premières valeurs, la curiosité se veut comme l'une des valeurs néanmoins importante de la civilisation dustienne. En effet, pour de nombreux habitants, c'est la curiosité qui pousse les hommes à se dépasser, que ce soit dans le domaine scientifique, de l'ingénierie, de l'exploration, et bien d'autres encore. Et pour la plupart des citoyens, la curiosité ne peut qu'être nourrie par les esprits libérés des droits et devoirs imposés par les civilisations trop strictes. Nombreux sont donc ceux qui pensent que l'ensemble des valeurs dustiennes sont étroitement liées les unes aux autres.

La réussite et Le succès

Si de nombreuses valeurs sont liées aux origines même de Dust, la réussite personnelle autant que la reconnaissance publique ne se sont ancrées dans les mentalités que plus récemment. Il est venu assez tardivement l'idée que pour être un « bon Dustien », l'accomplissement et le succès, liés à sa personne, étaient importants. Les quelques rares élus sont surtout reconnus pour leurs prouesses, peu importe le domaine. Néanmoins, on peut observer que c'est plus souvent les scientifiques, les aventuriers et ceux allant au-delà des frontières du monde connu, qui sont reconnus par leurs pairs. Il semblerait qu'un cas soit moins reconnu que les autres. Ainsi, il est étonnant d'observer qu'à Dust, les marchands et ceux qui amassent des richesses pour leur seul compte soient peu enviés. Certains considèrent ainsi que les plus grands accomplissements sont les faits qui peuvent marquer la jeune histoire de la Cité.

Vie quotidienne
La naissance & la mort

A Dust, l'anonymat est sûrement le maître-mot qui règne le plus dans les rues. Tout le monde se fiche de la naissance d'un nouveau-né, peu importe qu'il soit le premier ou le vingtième d'un couple. Et tout le monde se désintéresse aussi naturellement de la mort d'un homme. Une rumeur circule même sur Dust que certains resteraient plusieurs semaines au sein de leur appartement avant que d'autres locataires viennent à se plaindre des odeurs nauséabondes.

Il n'existe pas un hopital où l'on peut donner naissance, ou mourir. A Dust, tout se fait chez soi, ou par l'intermédiaire de la communauté dans laquelle vous résidez. Si un système de sage-femme est mis en place, peut-etre que les femmes enceintes auront la chance d'avoir les meilleurs soins possibles en ces lieux. Ou alors le font-elles par elles-mêmes, à l'aide de quelques amies. Dust ne survit pas grâce à son haut taux de naissance, mais bel et bien l'attractivité produite par les richesses rapportées des explorations. C'est ainsi que les nouveaux-nés ne sont guère considérés. Quant aux cadavres, ils sont souvent jetés dans des fosses communes hors de la cité, il est bien rare que les proches fassent davantage de cérémoniels. Néanmoins, une coutume veut que les explorateurs soient relâchés dans l'espace et leur vaisseau légué aux proches qui réclameraient. Pour les autres, les navires deviennent des épaves naviguant au gré des vents spaciaux.

A Dust, on naît et meurt seul.

L'éducation

Sans aucune institution réglant l'éducation des plus jeunes, il n'est pas rare que celle-ci soit laissée aux bons soins des parents, ou des proches de ceux-ci. Un enfant né sur Dust ne va pas à l'école, et ne finira jamais par aller au sein d'une prestigieuse Université. S'il tombe sur un bon building, peut-être tombera-t-il sur une crèche d'entraide, voire une éducation sommaire dans une école factice. Mais le plus souvent, à Dust, c'est à la rue que les enfants apprenent, avec leurs pairs et quelques plus « vieux ». C'est souvent très tôt que les enfants montent au sein de leur premier vaisseau et découvrent sur le tas l'usage des armes. Il n'est pas rare non plus de découvrir, dans les égoûts de la ville, quelques cadavres d'enfants explorateurs, morts sous la chaleur suffocante.

A Dust, l'éducation se veut sommaire, faite par les pairs. Très rapidement, l'usage des armes est chose courante. Et pour les plus curieux, l'ingénierie est une porte ouverte.

Le mariage

Comme beaucoup d'aspects de la vie quotidienne, l'union entre deux personnes, aussi appelé le mariage, est une affaire privée qui ne regarde pas la sphère publique. Personne ne s'intéresse à cela au sein de Dust, sinon les quelques commères cohabitant dans un même building. Il n'est pas nécessaire de déclarer à qui que ce soit que vous êtes mariés à quelqu'un d'autre, car personne ne prendra cette information en compte, puisqu'il n'existe finalement aucune institution. Autant dire aussi que le mariage aux êtres d'un même sexe sont très répandus, reconnus comme tout à fait normal. Certains êtres vivants se marient dorénavant même avec des animaux, des plantes, voire des objets inanimés, sans que cela ne soit gênant pour personne. Il n'existe finalement aucun changement de statut, ni une véritable différence entre le fait d'être célibataire, en couple, en colocation ou marié sous un même toit. Tout comme la naissance, et la mort, cet aspect est donc peu considéré de manière générale.

La religion

Il n'existe aucune religion propre à la civilisation dustienne. Les pionniers de ce mouvement fuyaient justement ces modes de pensée et les premiers aventuriers n'avaient à coeur que la liberté et la curiosité de la découverte. C'est ainsi que, sans une institution pouvant en promouvoir l'une, jamais aucune religion ne s'est installée définitivement à Dust. Bien qu'on peut trouver ici et là quelques chapelles montées et tenues par d'anciens habitants d'Antiopée, Luna ou Terra, aucune des religions n'a plus de droit qu'une autre. Tout ceci est donc resté de l'ordre du privé. Ainsi, la philosophie de chacun n'intéresse personne et quiconque tenterait de faire valoir la sienne devrait supporter la montée aux créneaux des défenseurs de la liberté de pensée.

La sexualité

Au sein de cette société sans aucun droit ni devoir, la sexualité n'est pas non plus réglementée, ni les rapports entre les gens d'un même sexe, pas plus que des personnes de sexes différents. S'il n'est pas rare de rencontrer des victimes de violence conjugale, d'observer des phénomènes de curiosité malsaine, la sexualité est souvent vécue à l'abri des regards. Si des lieux se sont ouverts en toute légalité à travers la Cité, permettant de profiter de toute la débauche dont l'esprit pourrait se satisfaire, beaucoup ont fini par accepter ce fait : la sexualité n'est là que pour le plaisir et chacun s'intéresse au sien. Ainsi, à Dust, peu importe comment vous la vivez, la sexualité ne concerne personne ... Excepté si vous touchez à la personne aux contacts qui pourraient vous le faire regretter, évidemment.

Le communautarisme et l'individualisme

Une dualité profonde existe au sein de la civilisation dustienne. Vous trouverez une profonde volonté de s'entraider à l'échelle du micro-système mais, dans le même temps, l'absence d'un macro-système, gérant l'ensemble des relations entre les êtres vivants, semble finalement conduire le tout vers un individualisme profond. En effet, pour les Dustiens, ce n'est que par sa propre volonté que l'on peut s'accomplir, mais c'est en même temps grâce à la reconnaissance des autres que l'on devient réellement connu. Ainsi, il faut tantôt se montrer solidaire de son prochain, pour qu'il puisse se souvenir de soi, tantôt l'écraser afin de s'accomplir.

Dualité qui peut rendre fou le plus sain des hommes, Dust est un lieu de vie où chacun peut s'accomplir, où chacun a les moyens de devenir ce qu'il veut devenir, à condition d'en payer le prix nécessaire. Car sans les autres, il ne peut y avoir aucune célébrité.

Arts & Divertissements
Les différences culturelles

Contrairement aux autres civilisations, où l'art est un moyen de s'exprimer, sur Dust, ce dernier est beaucoup moins présent. Tout comme les religions, il est souvent mal venu d'être dans la ville pour seulement profiter d'un art, souvent considéré comme une perte de temps en raison de l'absence, le plus souvent, de lieux de représentation. Néanmoins influencé par les autres civilisations, dont l'ensemble de sa communauté a un jour fait partie, l'art dustien est souvent considéré comme bâtard, un mélange des cultures, des arts, pour donner un aspect surtout difforme et peu apprécié pour ceux n'étant pas versés dedans.

Le tatouage

Les tatouages, et les modifications corporelles comme le piercing, sont sûrement le moyen le plus utilisé pour exprimer un quelconque art. De nombreux tatoueurs sont félicités pour les prouesses, tout comme ceux qui modifient un corps. De la sorte, l'art de la modification corporelle est celui qui est le plus connu et reconnu dans les rues car ils sont extrêmement faciles à voir et repérer.

Plus vous serez tatoués ou modifiés sur Dust, plus vous serez considérés par vos pairs.

La musique

Influencée par les percussions antiopéennes, la musique dustienne est extrêmement puissante. Loin des tambours plus primaires que vous pourriez entendre sur la planète verte, la musique de la planète rouge est surtout pleine de basses et de lourdeurs, avec des sons souvent graves et profonds. Principalement orienté sur des mélodies et des bandes-sons, davantage que sur des paroles, la musique n'a d'autre intérêt que de se vider la tête. Peu de musiciens sont réellement connus et il est difficile de percer au sein d'un monde surtout méconnu du public. La musique est surtout électrique et l'un des titres-phares de ces récentes années est un rappel aux dangers que représentent les tempêtes de sable.

L'architecture

Contrairement aux autres civilisations, l'architecture ne représente pas un art en tant que tel au sein de Dust. Bien que de nombreux Lunariens vivent dans la ville, il est devenu difficile de s'épanouir dans l'urbanisme. En effet, la cité d'un énorme souci depuis sa création, notamment en raison des explorateurs : une explosion démographique flambante. Tous les jours, de nouveaux arrivants sont obligés d'être hébergés quelques jours durant dans des auberges de passage, profitant gracieusement de leur arrivée. Aussi l'architecture, loin d'être élégante ou élaborée, est surtout pratique et efficace. Pleine de sobriété, elle se veut surtout utile pour garer cette population qui ne cesse de croître sans aucune forme de contrôle.