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En -68 P.A, les anciens Terriens débarquaient sur la nouvelle Terra après des siècles d'errance dans l'espace. De cet événement s'est organisé, avec le temps, un nouvel ordre galactiques. Un exode, des tensions, l'évolution et l'indépendance. Ainsi se sont tissées les relations entre les planètes Terra, Luna, Antiopée et Dust. Comment apposerez vous votre marque dans cet univers prêt à changer du tout au tout ?La galaxie est pleine de mystères. Terra, Luna, Antiopée ou Dust, chaque planète éveille la curiosité des explorateurs prêts à tout pour marquer l'Histoire et percer les secrets de l'univers. Alors que la stabilité présumée entre les factions est mise à l'épreuve par l'arrivée d'un peuple inconnu, quelle aventure tenterez-vous de vivre ? Face à l'immensité de l'univers, les Hommes se prennent à rêver d'exploration. Terrians, Lunariens, Antiopéens et Dustiens, chaque peuples aspirent à en percer les secrets. Dans cette galaxie aux possibilités infinies, chaque individu peut changer le cours de l'histoire et voir sa vie prendre des airs de récits d'aventures. Dans de monde ouvert aux occasions multiples, qui serez-vous ?
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Religions

Terra

Vous ne pourrez pas dire aux Terrians qu’ils sont religieux. C’est un terme qu’ils réfutent, parce que les êtres humains ont une haute opinion d’eux-mêmes, et se pensent déliés des lois et des dieux. Ce faisant, la religion à Terra en tant que concept assumé et explicite n’est pas quelque chose de répandu, et peu reconnaîtront qu’ils sont bel et bien des croyants au sens premier du terme.
Il existe pourtant un fait religieux à Terra, qui s’est formé des suites de l’arrivée des premiers colons sur la planète en PA -68. Ce fait religieux n’a plus rien à voir avec ce qu’il pouvait être sur leur ancienne planète, parce que les siècles de dérive dans l’univers leur ont fait oublier peu à peu les dieux auxquels ils croyaient.
Les Hommes sont donc désormais partagés entre athéisme, agnosticisme, scientisme, et cultisme lunaire.

1. L’athéisme.

L’athéisme n’est pas particulièrement répandu à Terra, pourtant, une large majorité de la population s’en revendique. Les Terrians sont convaincus de ne pas croire en une forme de divinité, et ils rejettent l’idée selon laquelle, des lois supérieures doivent concourir à leur comportement.
Il existe peu d’authentiques athées, parce qu’en dépit de tout ce qu’ils affirment, les Terrians sont empreints de religiosité dans leur rapport à la science. Il est donc coutumier d’affirmer que l’on est athée, alors qu’en vérité, on fait preuve de scientisme. C’est une caractéristique du peuple Terrian.
Selon l’agence de statistiques de la capitale d’Ys, 91% de la population est athée, en vérité ce chiffre est largement exagérée.

2. L’agnosticisme.

L’agnosticisme est le terme générique qui recouvre le courant religieux minoritaire et alternatif au scientisme.
Il s’est formé à partir des monothéismes de la terre, qui ont peu à peu disparu au cours de la dérive spatiale, pour en arriver à une vague croyance à l’existence d’une force surnaturelle, capable de conjuguer et monitorer le destin des Hommes.
Cette religion n’est pas particulièrement développée à Terra. Elle reprend la théologie selon laquelle la vie dans l’univers est une chose tellement exceptionnelle, qu’elle ne peut être que le fait d’une force qui nous dépasse. Le mot « Christ » en ce sens, n’est plus rattaché au catholicisme, mais est utilisé pour désigner cette croyance en une forme supérieure. C’est un synonyme de Dieu.

La vénération de ce culte peut prendre diverses formes. Le gouvernement fédéral de Terra est attentif aux dérives sectaires qui peuvent en aboutir. L’agnosticisme est gangréné par les gourous et autres organismes fanatiques qui sont considérés comme terroristes aux yeux de la Fédération.
La croyance en une forme de vie supérieure est vue comme un acte de faiblesse par la société, et elle est à ce titre vivement critiquée et condamnée dès qu’elle s’exprime trop dans l’espace public.

Les agnostiques vivent donc leur foi en secret. Ils construisent leur propre culte, et leur propre regard sur la spiritualité, parce qu’il n’existe quasiment plus rien des religions du Livre, sinon la sagesse populaire et les histoires mythologiques que les écrivains ont tenté de maintenir. Les Terrians ont perdu Dieu, et ceux qui restent à ses côtés sont une minorité.

Ceux qui se revendiquent agnostique, selon l’agence de statistiques de la capitale d’Ys, sont 7%. Cependant, elles ne prennent pas en compte les statistiques du Réservoir, peu étudiées.
L’agnosticisme est historiquement la religion la plus ancienne de Terra, parce qu’elle s’est formée dès le débarquement de la flotte HCC In God We Trust en PA -68, alors que le scientisme n’est apparu qu’à partir du Premier Accord, en l’an 0 — toutefois, les germes de son existence se trouvaient là depuis des siècles.

L’agnosticisme est particulièrement implanté dans le Réservoir, où il vient comme un palliatif au sous-développement de la population présente là-bas.

3. Le scientisme.

Le scientisme désigne avant tout un comportement, et non une religion officielle qui se revendique comme un culte. Influencé par le culte de la lumière lunaire, le scientisme désigne la foi inconsidérée portée envers l’innovation technologique et la modernité.
Ce scientisme prohibe l’esprit critique, en ce qu’il évacue les questions de l’éthique pour porter, sans remise en question, l’avancée technologique comme la réponse universelle aux problèmes de l’humanité.
Pourtant, tout comme les agnostiques, se revendiquer scientiste est particulièrement péjoratif dans la société, alors même qu’il existe un ensemble de confrérie, de multitudes, de corporations et de cercles de réflexion qui visent à promouvoir la science et à interdire les remises en question de celles-ci.

L’une d’entre-elle, le Cercle de la Desmose, est particulièrement influente. Son organisation, analogue à la franc-maçonnerie, en fait d’elle à la fois une société secrète portée sur la spiritualité, en ce qu’elle cherche à dicter les usages et à réfléchir à la vie, en même temps qu’un puissant outil de lobbying auprès du gouvernement fédéral.
Ces organisations, qui se veulent neutres, indépendantes, et qui appliquent la zététique à tout leur sujet de réflexion, soit la méthode expérimentale des sciences dures aux sciences humaines, sont analogues aux lieux de cultes qu’on retrouverait dans une religion.

Dans l’expression populaire du scientisme, on retrouve en-dehors de ces associations, le fait que tout ce qui touche aux sciences soit systématiquement considéré comme bon, quand tout ce qui touche à la nature est considéré comme profane. À Terra, l’homéopathie et les remèdes de grand mère sont raillés et considérés comme la manifestation primitive de l’idiotie humaine. Bien que cela puisse paraître légitime, le scientisme devient alors plus poussé, en ce qu’il condamne ceux qui cherchent à vivre plus en accord avec leur environnement.

À ce titre, le scientisme est une excellente manifestation des disparités sociologiques entre les villes, les campagnes, et le Réservoir. Les endroits les moins avancés technologiquement sont les plus méprisés par la population, non seulement pour des questions de richesse, mais aussi parce qu’ils vivent plus en rejet de la technologie et qu’ils sont donc considérés comme des profanes, des subversifs, qui rejettent ce qui fait de l’Homme, un Homme augmenté.

On retrouve donc dans le concept de scientisme, la notion fondamentale de transhumanisme.
De la même façon que sur Terre, la mode du radium s’était emparée de l’opinion publique en dépit du danger, ce qui est étiqueté et fait au nom de la science est pourvue d’une cape d'invincibilité qu’on ne peut critiquer, parce que l’Homme doit toujours lutter contre ses propres limites, parce qu’il doit se dépasser, et vaincre son ennemi absolu : la mort.

Ainsi, le scientisme est donc le rapport parfois malsain qu’entretiennent les Hommes avec leur propre culture, leur propre évolution, et finalement leur propre autosatisfecit pour ce qu’ils ont été capables d’accomplir.
Toutefois, le scientisme n’aurait jamais été possible sans le partage des technologies lunariennes, et bien qu’il soit dissocié du culte lunarien, il matricule une rivalité entre le culte de la lumière lunaire, qu’il veut dépasser parce qu’il juge qu’il ne se développe pas assez, qu’il se pose trop de limites, et ces comportements scientistes.
Plusieurs enquêtes indépendantes affirment que plus de 90% de la population serait scientiste, parce qu’elle porterait une vision béniouiouiste et trop idéaliste de l’apport des sciences, en minorant le danger que cela peut apporter à toute une civilisation, comme s’en souvient le Canyon des Morts (C.F géographie et annexe chronologie) qui est occulté des mémoires populaires, non comme une erreur de la science, mais comme une erreur de l’Homme.

Le scientisme est particulièrement implanté à Ys, la capitale, Eisen, la cité militaire et Ascella Felix, la cité des jeux et de l’argent.

4. Le cultisme lunaire.

Le culte de la lumière lunaire, développé ci-dessous, s’est implanté à Terra peu après le Premier Accord. Le seul lieu de culte existant sur la planète se situe à Luxem, la cité-État académique.
Son ouverture en PA 4 s’est faite pour répondre à la demande de plus en plus importante des cultistes Terrians afin d’obtenir une reconnaissance officielle de leur religion auprès du gouvernement fédéral.

Le culte de la lumière lunaire est encore mal connu à Terra, et il est vu comme une ingérence extérieure d’un peuple potentiellement hostile cherchant à répandre son influence dans la civilisation Terrianne. Le gouvernement fédéral affiche donc avec beaucoup d’hostilité les tentatives de développement du culte en-dehors de la cité de Luxem, bien que les Lunariens ne soient pas directement responsables de l’intérêt porté par les Terrians à leur religion.

Le culte de la lumière lunaire est toléré parce que ce sont les seuls à pouvoir produire en quantité des coeurs d'énergie, vu que c'est le moyen que les Lunariens ont trouvé de garder leur monopole.

Les cultistes Terrians respectent avec la même orthodoxie les principes du culte Lunarien, cependant les spécificités régionales font qu’à la manière de la religion orthodoxe dans le christianisme, un aspect symbolique est beaucoup plus mis en avant que dans le catholicisme. La valeur donnée aux objets, à la décoration du lieu de culte, aux vêtements, au protocole en font une religion tournée vers la grandiloquence, ce que l’opinion publique Terrianne associe, de fait, à la religion des milieux intellectuels.

Elle est aussi perçue comme la forme la plus pure du scientisme, et la plus noble, parce qu’elle concerne d’abord les étudiants et ceux qui se forment à la compréhension de cette technologie dans les sciences dures.

Il reste toutefois que le culte de la lumière lunaire reste peu développé à Terra, sinon dans la cité de Luxem où elle représente 11% de la population. Rapporté aux statistiques de la capitale d’Ys, seulement 2% de la population adhère au culte de la lumière lunaire, dont 91% sont concentrés à Luxem.

Pour plus d’informations sur le fonctionnement du culte de la lumière lunaire, veuillez lire l’annexe Religion à Luna.

Luna

Le Culte de la Lumière Lunaire
1. Origines

Aussi loin que l’on peut remonter dans l’histoire Lunarienne, le Culte de la Lumière Lunaire a toujours existé. Personne, aujourd’hui, ne semble capable de donner une date de création ou même le nom d’une figure de proue de ce mouvement. C’est cette ancienneté qui lui donne une place aussi importante dans la société Lunarienne. Il a toujours été là, et le sera sans doute toujours tant il est la base de la culture de Luna.
Les textes fondateurs sont rares, et n’évoquent que les Lois du Culte, ainsi que son lien à la Nature via la Lumière Lunaire, l'énergie présente partout sur la planète, qui le rend immuable. Ainsi, il n’est la cible d’aucune véritable remise en question de la part du peuple Lunarien, et fait naturellement partie de la vie de chacun, à des degrés divers.



2. Lieux de culte

Si dans un premier temps les Lunariens intégraient le Culte dans leur foyer - comme c’est encore le cas dans les villages Lunariens hors de la capitale - celui-ci se pratique aujourd’hui exclusivement dans des temples. Ces merveilles architecturales ont été dressées à plusieurs époques de l’histoire de Luna et sont les premiers témoignages de l’ancienneté et le génie de cette civilisation de bâtisseurs.

Le plus fréquenté et le plus récent reste le Temple de la Lumière Lunaire de Lunaria. Il n’est ni le plus ancien ni le plus représentatif de l’architecture de Luna, mais son emplacement et la communication autour de ce monument attirent de nombreux touristes de tous horizons souhaitant percer les secrets du Culte. La pratique du Culte y est pourtant très limitée, les fidèles et cultistes lui préférant les plus petits temples, en particulier celui de l’Académie de Luna.

Les temples sont rarement construits seuls et dédiés uniquement à la pratique du culte par le peuple. La plupart du temps, ils sont accolés à des structures liées au savoir, à l’apprentissage, ou au développement technologique telles des académies ou des laboratoires. Il n’est pas rare de trouver des temples de petite envergure, similaires à des chapelles, occupés par un ou deux cultistes désignés dans les écoles du secondaire.

Parmi les secrets que renferment les zones désertiques qui bordent la capitale Lunarienne, nombreux sont les vestiges d’anciens temples, preuves de l’occupation antérieure de ces régions devenues inhospitalières. Si ces ruines éveillent la curiosité des Terrians, leur exploration est mal vue par les autorités Lunariennes qui ne voient pas d’un bon oeil que l’on fouille dans leur passé, tant de la part d’autres peuples que des Lunariens eux-mêmes.


3. Figures d’autorité

Malgré son élitisme, le Culte de la Lumière Lunaire sait récompenser ses fidèles par l’ascension sociale. Il récompense le savoir, la persévérance dans la recherche, et le génie. Ainsi, chaque cultiste peut aspirer à devenir, un jour, Volkh ou Grand Volkh. Ces deux titres honorifiques donnent à leurs porteurs une autorité soit sur un temple de grande envergure pour les Volkh, soit sur la globalité du Culte pour le Grand Volkh.
Ces titres ne sont pas acquis à vie. Il est tout à fait possible de voir un Volkh remplacé par l’un de ses subordonnés dont les accomplissements lui auront donné plus de légitimité à diriger le Temple que son supérieur. Le Culte encourage ainsi ses fidèles à évoluer en permanence et ne jamais se reposer sur leurs acquis. Le Grand Volkh, lui, peut être remplacé sur simple vote du conseil des Volkhs s’il était considéré un jour comme trop peu compétent pour son rôle.
Les quartiers du Grand Volkh se situent dans le Temple de l’Académie de Luna, où il travaille en étroite collaboration avec le département technologique. Il a également une place prépondérante dans la société lunarienne, comparable à celle de monarques de l’Histoire ancienne Terriane. S’il n’est pas à proprement parler le chef de l’état, son aura et son image sont celles d’un représentant du peuple Lunarien dans sa globalité.




4. Devenir Cultiste

En comparaison des religions que les Terrians connaissent, le Culte de la Lumière Lunaire peut sembler très inclusif en cela qu’il n’impose pas de critères de genre, d’ethnie ou d’origine sociale clairs pour ses cultistes. Théoriquement, chacun peut aspirer à rejoindre le Culte, s’y épanouir, et gravir les échelons de sa hiérarchie.
Dans les faits, c’est un peu plus compliqué. L’origine sociale joue évidemment dans l’accessibilité et la formation de cultiste est éprouvante à la fois psychologiquement et physiquement.

La formation pour entrer dans le culte est accessible à partir de 16 ans pour les adolescents Lunariens, âge auquel ils participent à la cérémonie de passage à l’âge adulte, où ils reçoivent leur cristal lunaire, un pendentif en minéral bleuté chargé en énergie. Durant plusieurs années, ils suivent des cours et séminaires mettant à l’épreuve leur esprit et entraînent leur corps à communier avec l’énergie de la planète. Une communion qui leur donnera par la suite la capacité unique de manier cette énergie et la concentrer sous forme de coeurs.

La durée de cet apprentissage n’est pas fixe, chaque nouveau fidèle étant différent, leur maîtrise de l’énergie dépend de nombreux facteurs, de même que leurs talents d’ingénieurs et d’inventeurs pèsent aussi lourd dans la balance. Un cultiste naturellement doué avec l’énergie n’a pas plus de chances de terminer sa formation plus vite qu’un inventeur de génie. L’on aura vu quelques éléments terminer le cursus en deux ans, ce qui reste d’une extrême rareté, la moyenne se situant plutôt autour de quatre ans pour la majorité des cultistes.




5. Fêtes et pratiques

Les deux fêtes principales fixes sont les célébrations saisonnières. La fête du Jour, célébrant le début de la saison où les journées sont longues, la fête de la Longue Nuit, célébrant la saison où le soleil ne se lève que très peu sur Luna.
Ces deux fêtes ont toujours existé, et ne sont en rien liées au Culte de la Lumière Lunaire, à l’origine. Celui-ci a cependant pris le parti de se les approprier, avec le temps, constatant que cette tradition ne passerait pas. Pour le Culte, ces fêtes sont toutes les deux appelées “Fête de l'Énergie”. Il les célèbre de la même façon, en faisant démonstration des nouvelles découvertes du Culte en matière technologique, le tout dans une mise en scène rayonnante, appelant à l’imaginaire du sacré.
Les festivités populaires, elles, sont moins spectaculaires, et donnent lieu à des rassemblements divertissants, mêlant spectacles musicaux, danses, et marchés. Ce sont en ces occasions que les Lunariens vivant hors de la capitale retrouvent leurs congénères de Lunaria, pour célébrer le renouveau.

Les pratiques communes autour du Culte sont assez peu présentes dans la vie quotidienne des Lunariens. Le Culte n’ayant pas de vraie figure divine à laquelle rendre hommage et se soumettre, les habitants de Luna ont plutôt un rapport à l'Énergie qui tient de la communion avec un Tout, un respect des règles et une modestie qui feraient d’eux des corps purs, prêts à retourner à l’Energie une fois morts. La croyance autour du corps retournant à l'Énergie est que les corps indignes pervertissent l'Énergie pourrait, à son tour, pervertir les générations futures.
Les fidèles, face à cette crainte, peuvent aller rencontrer des cultistes afin de se purifier de leurs erreurs et choix indignes, contre quelques services bénévoles ou punitions. Ainsi, ils garantissent à l'Énergie de ne pas la souiller une fois leurs cendres dispersées après leur crémation.


6. Monopole et influences

Ce n’est un secret pour personne que le plus grand pouvoir des Lunariens réside dans leur technologie et leur maîtrise énergétique. Ils le doivent au Culte de la Lumière Lunaire et, en particulier, au fait qu’il détient le monopole des innovations en la matière. Depuis toujours, le Culte s’est accaparé ces champs de la recherche, et fait tout pour en garder les rênes. Il voit d’ailleurs d’un très mauvais oeil les tentatives de développement alternatif à l’initiatives des Terrians ou Antiopéens.
C’est parce que le Culte détient ce monopole et compte garder les choses ainsi qu’il s’implante dans toutes les cultures avec lesquelles il communique. Via le culte et grâce à son rayonnement spirituel, les Lunariens ont la possibilité de censurer, au nom du sacré, les initiatives qui ne sont pas nées du Culte ou de ses religions soeurs. C’est en usant de ce soft power que Luna a maintenu jusqu’aujourd’hui son monopole tout en censurant la grande majorité des recherches étrangères dans son domaine de prédilection.

Antiopée

1. Origines et évolution

Les différents cultes antiopéens trouvent leurs origines dans les plus anciens écrits de la civilisation. Ils ont évolué, certaines divinités disparaissant avec le temps, d'autres prenant une place prépondérante dans la cosmogonie antiopéenne. Mais depuis des millénaires, la présence dominante de la Mère et des quelques divinités majeures qui l'accompagnent n'a pas failli. L'influence de ces courants religieux sur l'histoire et la politique antiopéenne a toujours été grande, et modèle encore aujourd'hui les rapports entre les humains.
De nos jours, alors que la technologie et la maîtrise de l'énergie par les humains modifie en profondeur les sociétés de la galaxie, les cultes antiopéens ont su s'adapter et accueillir ces nouveautés de façon très organique.



2. Lieux de culte

Les cultes antiopéens sont généralement assez personnels et pratiqués dans le foyer ou en public, avec les Chamans. Il existe cependant quelques autels, statues et lieux de rassemblement dans la nature autour desquels s'organisent les fêtes à connotations religieuses.
Le palais royal lui même est doté d'une aile consacrée aux cultes, avec une grande salle décorée de statues imposantes à l'effigie des Six, les divinités majeures de la culture Antiopéenne. L'endroit accueille d'ailleurs le sacre de chaque nouvelle Reine-Soleil par la Grande Chamane, ainsi que quelques fêtes religieuses pour lesquelles le public est trié sur le volet.

Le second lieu de culte notable est l'Arbre Temple. Il est le coeur de Uatazira, présent dès la fondation de la ville. C'est même en découvrant cet arbre dominant la jungle, exhalant une grande énergie, que les Antiopéens décidèrent d'y fonder la première colonie.
Au pied de l'Arbre-Temple se trouve le coeur de la vie religieuse d'Antiopée, de nombreuses petites structures occupées par les Chamans qui accueillent les habitants de la planète Verte venus prier ou présenter leurs nouveaux-nés. C'est à cet endroit que s'organisent les fêtes religieuses pour le peuple.
Sous les racines de l'arbre et entre ses branches vivent certaines prêtresses dévouées à leur culte, ainsi que quelques antiopéens laissés à la rue, qui y trouvent un refuge à chaque instant.




3. Figures d’autorité

La première figure d'autorité des cultes Antiopéen reste la Reine-Soleil. Elle ne représente en vérité qu'une divinité, la Mère, mais est la seule "incarnation divine" existante, ce qui fait d'elle automatiquement la cheffe des cultes dans leur globalité. A ce titre, elle est la représentante des Dieux parmi les humains, et transmet leur parole et leur volonté.

Vient ensuite la Grande Chamane, qui n'est autre que la représentante des chamans au sein du Conseil de la Reine et du gouvernement. Elle est celle qui coordonne l'activité des cultes, la communication entre la Reine et les Chamans, et conseille la Reine sur ses apparitions en tant que divinité incarnée.

Enfin, les figures d'autorités les plus proches des Antiopéens sont les Chamans. Ce sont majoritairement des femmes, bien que la tradition soit devenue moins rigide à ce sujet plus récemment, ce qui n'empêche pas d'avoir une majorité écrasante de chamanes féminines.
Les Chamanes ne sont généralement pas affiliées à un seul Dieu, et sont des référentes concernant tous les cultes. On peut toutefois constater des cultes dominants selon les régions et les cercles chamaniques. Il reste que la Mère est une divinité majeure dont le culte est maîtrisé par toutes. Cela vient également du fait que la maîtrise de l'énergie est associée à la Mère et que l'influence Lunarienne lors de la transmission technologique après l'exode a mis en valeur cet aspect là des religions antiopéennes.
Les Chamanes sont présentes dans toutes les communautés et ont une aura similaire à celles de Sages. Elles sont respectées, servent de conseillères et d'éducatrices pour les plus jeunes lorsqu'ils sont orphelins ou que leur famille ne peut prendre en charge leur éducation. La position de Chaman était très en vue par le passé et reste à ce jour une ambition qui fait la fierté de la famille des adolescents qui sont choisis pour la poursuivre.




4. Devenir Chaman

Devenir Chaman n'a pas énormément changé avec le temps, et ça n'est pas bien différent de devenir l'apprenti de quelqu'un sur Antiopée. Seulement, un facteur entre en ligne de compte et est déterminant dans le choix d'un ou une chaman pour accepter un ou une apprenti : le lien à l'énergie et au Soleil.
Les chamans accordent une grande importance à ce prérequis et estiment que si à 14 ans - l'âge auquel les adolescents peuvent prétendre à l'apprentissage - les prétendants n'ont pas de bon lien à l'énergie, ils ne l'apprendront pas assez vite et bien par la suite.
Passée cette épreuve, les apprentis restent généralement attachés aux chamans durant quelques années, environ cinq ans, et obtiennent le titre officiel à vingt ans, après une année de mise à l'épreuve, celle de leurs dix-neuf ans. Durant cette année, les Chamans devront prouver leur valeur en aidant leur communauté et agiront comme de véritables chamans officiels et nommés, tout en étant surveillés en permanence par les anciens.
Une fois cette année terminée et avec l'aval de leur formateur et des figures d'autorité de leur communauté, les chamans pourront être nommés officiellement.




5. Fêtes et pratiques

L'une des fêtes les plus importantes du culte est la fête du Jubilé, une fête annuelle en date du couronnement de la Reine-Soleil actuelle. On y célèbre à la fois la Reine-Soleil et son couronnement, et la Mère de Tout. Lors de cette fête, on célèbre aussi la nouvelle génération, encourage la mise en apprentissage des jeunes et on annonce la fin de l'apprentissage des nouveaux chamans.

Vient ensuite la fête de la nouvelle année, appelée aussi le Grand Renouveau. Elle arrive à la fin de la saison sèche et au début de la saison de la pré-mousson. Lors de cette fête, on célèbre la nouvelle vie et tous les dieux du panthéon. S'organisent à cette occasion de grandes parades partant de chaque extrémité de la ville pour rejoindre l'Arbre-Temple, chaque parade représentant l'une des six divinités principales. C'est à cette occasion que le plus d'Antiopéens viennent consulter les Chamanes pour obtenir la bénédiction du Dieu dont ils attendent la plus grande aide dans l'année qui suivra. Les festivités durent généralement jusqu'à 48h, comptant 24h la veille du passage de la nouvelle année, et les 24 remières heures de l'année qui débute.

La troisième fête la plus importante est la fête des moissons, qui célèbre la période le début de la saison des moissons et de la fertilité. La figure la plus mise en valeur est généralement celle de la Sage-Femme qui représente l'eau bénéfique et la fertilité. Pour cette fête, de grands marchés prennent place autour de l'Arbre-Temple durant plusieurs jours, au début et à la fin de la saison des moissons. Les échanges y sont nombreux et on partage beaucoup autour de la nature et de la cuisine.

Enfin, la quatrième fête la plus importante est celle de la pleine lune. Celle-ci est plus régulière puisqu'elle n'a pas lieu une fois l'an, mais est aussi plutôt suivie. Chaque soir de pleine lune, des spectacles s'organisent un peu partout dans la capitale et les villages, pour célébrer les Arts et les artisans. C'est aussi une célébration liée à la médecine et aux soins, une sorte de renouveau qui encourage la prise de nouvelles résolutions et le soin de soi.



6. Divinités

La Mère
Déesse principale et première apparition divine, la Mère est née de l'énergie elle même, celle qui constitue toute chose. Elle est la première chose vivante qui a ensuite donné naissance aux autres dieux et déesses qui l'ont aidée à créer l'univers dans sa globalité. Elle est celle qui les a éduqués et leur a attribué un rôle. Son principal symbole est le soleil, la source de toutes les énergies et son culte y est intimement lié. La Reine-Soleil est liée à la Mère et est sa fille, son incarnation divine parmi les humains.

Le Créateur
Lié à l'artisanat, à la fabrication d'objets matériels en général, le Créateur a aidé à la création du monde en fabriquant, taillant, tissant de ses mains la matière pure de l'énergie pour concevoir chaque chose. Les êtres vivants sont nés de ses tissages et de ses modelages, de même pour la flore et la faune. Il est également le protecteur des artisans et des artistes, le dieu de la matière et de la fabrication.

Le Juge
Dieu psychopompe chargé du cycle de la renaissance après la mort, le Juge est celui qui aide le passage des morts dans l'état d'énergie et décide de la prochaine vie du corps mort. Ce dieu est craint, à la fois parce qu'il est un dieu farceur mais aussi parce qu'il est le dernier juge de tout être. Les humains jugés comme "mauvais" ou n'ayant pas eu droit à des funérailles selon les rites antiopéens sont condamnés par le Juge à errer dans le domaine des vivants à jamais. L'on considère que ce sont leurs farces qui sont à l'origine des coups du sort dans la vie des vivants.

La Sage-Femme
Déesse liée à l'eau douce et à la fertilité. Elle est chargée de la protection des femmes enceintes et des enfants, on lui attribue également le domaine de l'amour et des festivités des vivants. C'est celle qui accompagne dans la vie et qui aide les êtres à chaque période de transition dans leur existence. Elle est aussi associée aux cours d'eau douce, à l'eau bénéfique, à la pleine lune, à l'hygiène et aux soins.

Le Guerrier
Dieu autrefois considéré comme un dieu protecteur face au mal, le Guerrier est, avec le temps et les guerres, devenu un dieu moqué pour son aspect destructeur. Sa vision a évolué et il est aujourd'hui considéré comme la face même du mal, les actes de barbarie, le sang et la mort. Il est aussi associé aux océans et aux catastrophes naturelles dans leur globalité. L'on considère que les monstres, en particulier les espèces hostiles des océans antiopéens, sont ses créations, ses "enfants".

La Conteuse
La conteuse est la gardienne de la connaissance et du savoir, la déesse omnisciente qui représente la tradition orale du savoir Antiopéen autant que l'écrit et les arts. Quand bien même la Conteuse est la fille de la Mère de Tout, elle est représentée d'âge changeant, parfois jeune, parfois âgée. Elle est aussi liée à l'héritage culturel et au spectacle.