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Nuawa
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En -68 P.A, les anciens Terriens débarquaient sur la nouvelle Terra après des siècles d'errance dans l'espace. De cet événement s'est organisé, avec le temps, un nouvel ordre galactiques. Un exode, des tensions, l'évolution et l'indépendance. Ainsi se sont tissées les relations entre les planètes Terra, Luna, Antiopée et Dust. Comment apposerez vous votre marque dans cet univers prêt à changer du tout au tout ?La galaxie est pleine de mystères. Terra, Luna, Antiopée ou Dust, chaque planète éveille la curiosité des explorateurs prêts à tout pour marquer l'Histoire et percer les secrets de l'univers. Alors que la stabilité présumée entre les factions est mise à l'épreuve par l'arrivée d'un peuple inconnu, quelle aventure tenterez-vous de vivre ? Face à l'immensité de l'univers, les Hommes se prennent à rêver d'exploration. Terrians, Lunariens, Antiopéens et Dustiens, chaque peuples aspirent à en percer les secrets. Dans cette galaxie aux possibilités infinies, chaque individu peut changer le cours de l'histoire et voir sa vie prendre des airs de récits d'aventures. Dans de monde ouvert aux occasions multiples, qui serez-vous ?
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    Jeu du chat et de la souris
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    Antiopée, la planète des merveilles. Yesenia avait une admiration pour cette planète, sa culture, ses mœurs, en somme tout. Une idéalisation au plus au point, due aux histoires que lui racontait sa grand-mère, et ce cadre de vie où elle a été élevée. Pour autant, elle ne reniait pas son coté Terrian, bien au contraire, elle aurait du mal à vivre sans cette odeur si particulière qu'ont les villes, qui vous colle à la peau, qui vous donne l'impression de grandeur à travers les billboards et cacophonies. Vivre hors du réservoir, c'était comme vivre sans poumons pour le lieutenant de police. Sa première fois, ici, elle ne l'avait pas imaginée comme ça.
    Elle pensait plutôt à une lune de miel avec Kovacs, découvrir ce monde qu'elle idéalise tant pour des vacances. Une expérience qu'elle aurait payé à la sueur de son front en faisant des heures supplémentaires pour payer la chambre, les excursions, le voyage – surtout le voyage –. Au final, quand il avait rompu tout ces idées c'étaient envolée, pour laisser place au deuil et à la reconstruction.
    Yesenia n'arrivait toujours pas y croire, c'était comme être un petit nuage de coton, doux et moelleux, mais collant. Elle était là non pas par choix, mais par obligation. Un échange de policier entre Antiopée et Terra, pour soit-disant en apprendre plus sur les méthodes de chacune des polices. Cela rentrait aussi dans les accords entre les nations pour établir et garder une paix durable dans la galaxie. Le choix de Kawahara était on ne peu plus simple, la liste de ses policiers à envoyer à l'autre bout de la galaxie était restreinte et trier sur le volet. Yesenia y faisait partie, elle n'était pas née de la dernière pluie, et se doutait que ce n'était pas ses talents d'inspectrice qui avait mit son nom en pôle position. L'un des critères principaux pour être envoyé à Antiopée c'était de parler la langue des natifs – ce qui ne nous le cachons pas aide pour ce genre de situation – et de ne pas être assignée à des missions de hautes instances. Le lieutenant savait que Kawahara voulait se débarrasser d'elle – tout du moins pour un temps – et de ne plus avoir cet électron libre qui attirer les emmerdes comme un adolescent qui attire les boutons.

    Trois jours que Yesenia était arrivée sur la planète, le temps de prendre ces marques, le dépaysement était total – comme elle s'y attendait – mais sous l'excitation des premiers émois, elle ne voyait que le bien dans ce moment coloré et feuillu. La capitaine d'Antiopée l'avait mit en duo avec le lieutenant Abeni Yar'Aulakh, une femme d'une grand loyauté – ce dont on ne pouvait pas qualifié Yesenia -  et qui possédait un beau palmarès d'affaire résolut.
    Ce matin là elles avaient étés convoquées pour un 10-74 accompagné d'un 10-91, soit ce qui se traduisait par un vol d'animaux robotique. Yesenia était surprise, mais bon, elle voyait aisément l'utilité du vol, récupérer les matériaux et le cœur d'énergie était vital pour éviter de se retrouver avec des pièces sur le marché noir. Sans parler des IA qui étaient installés dans ces petites machines et qui servaient souvent de précurseur pour d'autres éléments, comme l'armement. En somme une mission qui s'annonce simple et peu sensible.

    Les deux policières étaient arrivés sur le lieu du crime – qui se situait dans les laboratoires de l'enclave – il y avait déjà les petites mains qui avaient été contacté au départ. Ils prenaient les empruntes, récupéraient les caméras de surveillance et avaient recueillit les premiers témoignages. Yesenia préférait laisser Yar'Aulakh établir le premier contact avec les témoins, son homologue semblait être moins réceptive à l'échange – à moins que ce soit une fausse idée –. A la place elle discutait avec la police scientifique pour voir s'il avait obtenue de premières informations.
    « — Lieutenant Llullaillao, police de Terra, elle montrait sa carte aux scientifiques, qui étaient surpris par sa provenance et son accent presque parfait. Vous avez trouver des indices ?
    B-b-bonjour... on sentait que le scientifique voulait essayé de parler en Terrian avant d'abandonner. Il toussotait un instant et reprit de plus belle sur un ton professionnel. Pour l'instant on n'a pas relevé d'empreinte digitale, et sur les caméras de surveillance on n'a rien retrouvé, c'est comme si la victime avait disparut par enchantement.
    Rien ne disparaît par enchantement.
    Oui, mais je suis formel la caméra n'a pas été trafiquer, il n'y a pas de boucle d'image pendant l'incident, rien qui prouver que l'on a modifier les images, il montrait encore et encore les images sur son écran holographique. Toutes les caméras qui présentaient les différents angles de vue la pièce montrait la même chose, l'animal qui était sur la table de travail et puis plus rien, la table était vide.
    Je vois... Vous permettez ? demandait-elle en tendant la main pour récupérer le dispositif. »
    Sans un mot de plus il le lui remettait le lecteur holographique et Yesenia rejoignait son homologue pour lui faire part des informations et commencer l'enquête de police.
    Les textes en italiques sont de l'Antiopéen.
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    Jeu du chat et de la souris
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    Il n'avait pas fallu bien longtemps avant que quelqu'un soit dépassé, à l'Enclave. En tout cas, pas bien longtemps pour qu'on appelle Nuawa, en panique. Alphaeus perdait facilement son calme mais cachait très bien sa panique. Il n'avait de toute évidence personne à appeler à la rescousse dans une telle situation. Le ton larmoyant et le visage tordu par la peur, l'holophone avait parfaitement bien retranscrit sa détresse qui brisait le coeur de Nuawa. A ce stade, il valait mieux qu'elle remette ses petits projets à plus tard.

    La chirurgienne était sur le point de conclure un accord avec un drôle de type, un Terrian qui parlait assez mal l'Antiopéen, pour partir dans l'espace. Elle devait l'accompagner quelques temps et lui servir de médecin de bord en contrepartie de quoi il la débarquerait sur Dust, ou sur Luna, selon ce qui se présenterait en premier. Finalement, tout ce petit projet tombait à l'eau. Vu le spécimen, ce n'était probablement pas une si mauvaise nouvelle.

    Nuawa avait repris la direction de l'Enclave, une nouvelle fois. Si elle avait voulu déconner, elle aurait sans doute fait la constatation qu'elle y passait presque plus de temps depuis qu'elle avait pris son congé que lorsqu'elle y travaillait tous les jours. L'avantage de cette situation, c'était bien que Nuawa n'avait pas eu le temps d'oublier comment se rendre rapidement où elle  voulait dans le complexe. Elle n'avait salué personne et avait foncé directement vers le laboratoire de robotique. Un endroit où elle avait passé le plus clair de son temps, enfant. Dans le couloir, elle le vit, au loin. Son père. Son visage semblait impassible mais lorsqu'elle s'approcha, l'antiopéo-lunarienne put constater que ses mains tremblaient. Il ne la remarqua même pas et sursauta lorsqu'elle lui donna une accolade pour signifier sa présence et lui apporter un peu de réconfort. Alphaeus ne fonctionnait pas vraiment colle ça, ce genre de contacts lui venaient surtout de sa famille antiopéenne, mais il ne coûtait rien de tenter quelque chose. Elle ne l'avait jamais vu ainsi.

    "Respire. Deux secondes." Nuawa restait une médecin, après tout. Elle fouilla dans sa sacoche pour en sortir une petite bouteille. Une décoction de plantes de sa création, un calmant efficace à base de produits antiopéens. "Bois-ça. Vite !" Nuawa n'était absolument pas autoritaire et son ton n'était pas fait pour apaiser ni convaincre, mais le roboticien s'exécuta. Lorsqu'il eut avalé la moitié du contenu de la bouteille, il lâcha tout de même un nom. "Ahsoka." "C'est elle qui s'est fait voler ? Son Ahgu ?" Un joli projet dont elle avait pu voir un début de prototype juste avant de partir. Vu l'attachement qu'elle avait vis à vis de ses animaux robotiques, elle devait être détruite. Nuawa soupira. Elle ne pouvait que comprendre son sentiment, chacun de ses projets était un peu comme un enfant. La chirurgienne baissa les yeux vers Emile, à son bras, et soupira une nouvelle fois. Elle était de plus en plus remontée. Jetant un coup d'oeil dans la pièce à la porte grande ouverte, elle chercha des yeux Ahsoka, qu'elle salua ensuite d'un signe de main.

    Un court instant, Nuawa hésita. Elle observa son père, les doigts crispés sur la petite bouteille presque vide, puis Ahsoka, perdue au milieu d'un tas de policiers qui s'affairaient. Nuawa n'avait rien à faire ici, hormis du soutien moral. Mais elle se sentait probablement bien plus concernée que la plupart des gens qui peuplaient la pièce. Peu importait alors l'éventuelle interdiction d'entrer. Elle sortit son badge, qui n'avait étonnemment pas quitté sa sacoche, l'accrocha à sa taille, et entra dans la pièce sans un regard aux agents de police. Elle fonça directement vers Ahsoka, une nouvelle petite bouteille en main. "Hey. Al' m'a dit ce qui s'était passé." Largement extrapolé à partir d'un prénom lâché entre deux gorgées de calmant et un message alarmant bredouillé à l'holophone, mais soit. "Ca va ? Tu respires bien ? Tiens." Elle lui fourra entre les mains la bouteille de liquide verdâtre. La couleur n'était pas ragoûtante mais il avait fait ses preuves. "T'en fais ce que tu veux, mais ça pourrait servir." [/color]Lui murmura-t-elle en lui faisait un petit clin d'oeil. Les policiers semblaient très concentrés sur leur tâche, c'était probablement louable. Mais y avait-il seulement une personne pour se soucier de l'état de ces pauvres scientifiques tout secoués ?
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    JEU DU CHAT ET DE LA SOURIS
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    La première réaction d’Abeni lorsque la capitaine Hirkoa lui avait tendu son dossier ne pouvait être qualifiée que de venue directement du cœur :

    - Vous vous foutez de moi, c’est ça ?

    La phrase, pourtant lâchée d’un ton laconique, ne cachait pas son mépris pour cet échange dont elle avait brièvement entendu parler – et avait aussitôt pensé à la pauvre fille qui se retrouverait la cible de toutes les piques du département, à devoir jouer les baby-sitters pour un Terrian. Probablement, avait-elle songé, que lui ramener discrètement un petit quelque chose pour lui remonter serait nécessaire. Elle n’avait à aucun moment ne serait-ce qu’imaginé que ce serait elle qui aurait besoin d’un remontant. Pourtant, Hirkoa ne réagissait pas, continuant de la fixer invariablement, les coudes posés sur son bureau. Abeni remonta à l’attaque, le ton cette fois acide.

    - Vous ne pouvez pas me mettre avec cette … ça.
    - Bien sûr que je le peux : je suis votre cheffe, Lieutenant Yar’Aulakh.

    Abeni accusa le coup. Évidement que Hirkoa était sa supérieure, elle s’en souvenait parfaitement après plusieurs mois de repos forcé et un service fidèle sous son commandement depuis que Hirkoa s’était haussée à la capitainerie. Elle n’avait d’ailleurs eût à s’opposer à ses ordres que dans de très rares occasions, motivée par des cas de force majeure ; mais le partenariat pour lequel elle l’avait convoquée dans son bureau – ce qui était en soit déjà de mauvaise augure – avant de tourner l’écran vers elle ? c’était trop pour Abeni.

    - Cela fait plusieurs mois, Yar’Aulakh. Il fallait bien que je vous retrouve une nouvelle partenaire.
    L’interressée serra les dents, peinant à rester impassible. Diti ne méritait pas d’être comparée à une Terriane. Et encore moins que leur cheffe sous-entende de la remplacer par une Terriane.
    - Je ne parle pas Terrian, jeta-t-elle brusquement.
    - Je sais, répliqua la capitaine avec l’ombre d’un sourire moqueur. Et je sais aussi que votre possible promotion demanderait que vous le sachiez. Tout comme elle vous demanderait une meilleure connaissance des cultures étrangères, et une plus grande tolérance à leur égard. Voyez cela comme un entraînement ainsi qu’une remise en selle.

    Abeni, toujours raide devant le bureau de bois incrusté de pièces cybernétiques, ne répondit pas, sentant qu’elle n’aurait pas le dernier mot de cet échange sans commettre un impair qui blesserait sa carrière autant que ses relations avec sa supérieure, qui pourtant devait bien sentir les doutes traversant l’esprit de l’officière devant elle.

    - Vous n’êtes pas un peu vieille pour faire de tels caprices ? Finit-elle par railler avec un sourire carnassier. Ce ne sera que l’affaire de quelques semaines tout au plus.
    - Ais-je vraiment le choix, céda Abeni après un soupir.
    - Aucun. La décision est déjà prise. C’est soit ça, soit de la paperasse et une tâche à un dossier par ailleurs pratiquement impeccable.

    Abeni avait baissé la tête, acceptant le dossier avec une façon d’excuse plus croassée qu’articulée, et était sorti du bureau la tête haute, affectant le fait d’avoir obtenu un dossier complètement normal, n’impliquant aucun élément blessant son orgueil. Quelques jours plus tard, elle l’avait rencontrée. Yesenia Llullaillaco. Une étrange femme à la peau blafarde, son aînée de quelques années, bâtardée d’Antiopéenne et de Terrian, qui parlait bien mieux l’Antiopéen qu’elle ne parlait Terrian. Il s’en était d’ailleurs fallu de peu qu’elle ne l’insulte en face avant de comprendre qu’elle n’aurait pas le loisir des messes-basses avec ses collègues. Elle en avait pris son parti, et avait même arrêté assez rapidement ses efforts en Terrian – qui se traduisaient par des phrases agrammaticales et parfois même averbales qui la frustraient plus qu’ils ne convoyaient réellement ses pensées – se contentant de converser avec sa ‘‘partenaire’’ en Antiopéen. Quoique partenaire et converser étaient déjà de grands mots. Abeni se poussait au strict minimum pour que l’effort rende bien sur le papier, administratif de son dossier ou numérique des sites d’information qui couvraient l’événement, mais personne n’était dupe.

    Sa motivation était pourtant revenue lorsque l’affaire était tombée. Un vol à l’enclave lunarienne, le lieu où une bonne partie des efforts luna-antiopéens vers l’avenir étaient fait, que ce soit dans le domaine de prothèses pour grands blessés, d’études des différentes découvertes sur la planète, mais aussi, et surtout, l’étude des prototypes robotiques utilisés lors du combat marquant l’intronisation des Reines-Soleil, dont la conception était élevée au rang de secret d’état. Quelques soient les sentiments de chacun vis à vis de l’enclave ou des ses habitants, l’affaire devenait donc potentiellement de première importance, ne serait-ce qu’en marquant une faille cruciale dans un système que les lunariens pourtant disaient infaillible. Ce qui avait relégué loin dans ses priorités la moindre mésentente personnelle.

    Elles arrivèrent donc ensemble sur les lieux, Abeni s’avançant immédiatement d’un pas impérieux vers l’une des fouines chargées des premières dépositions et relevés d’indices, accrochant son insigne ornée d’un soleil et d’un corvos stylisé sur son cœur à l’aide d’une épingle.
    - Bonjour. Lieutenant Abeni Yar’Aulakh. Le topo ?
    - Disparition d’un prototype d’Ahgu robotique, lâcha succinctement la sous-brigadière après un regard critique sur le badge, confirmant les craintes d’Abeni qui plissa les sourcils. Les premières constatations ne laissent supposer aucune effraction. Ni même un travail de l’intérieur. On a rien du tout.
    - Aucune entrée dans le laboratoire ?
    - C’est encore en analyse. La roboticienne responsable de l’Ahgu est là-dedans.
    L’agent lui jeta un regard, devinant la question qui allait venir à un moment ou à un autre.
    - Elle n’a jamais travaillé au projet royal.
    - C’est déjà ça. Merci beaucoup, bon courage avec la suite.

    Abeni jeta un regard vers la Terriane qui interrogeait déjà les autres agents. Elle n’aimait pas trop qu’elle ait à mettre le nez dans une affaire potentiellement aussi sensible pour les gouvernements Antiopéens et Lunariens, mais maintenant qu’elle était là, autant en profiter. Même si elle devrait probablement repasser derrière elle par acquis de conscience ensuite. Elle décida quand à elle de moissonner l’herbe tant que le soleil brillait et se dirigea à l’intérieur du laboratoire où se trouvait la roboticienne, une assez belle femme ornée de gros bijoux dorés d’un style bien antiopéen qui devait dépasser Abeni d’une bonne tête une fois relevée. Son visage était marqué par le stress causé par le vol d’un projet qui devait lui tenir à cœur – sentiment qu’Abeni pouvait comprendre même si le sujet de son intérêt en lui-même la dépassait un peu – que par l’agitation autour d’elle. Elle jeta un rapide coup d’œil au laboratoire, avant de se sentir presque bousculée par une jeune femme qui se pressa contre elle, l’entourant d’attention, avant de lui glisser une bouteille où roulait un liquide verdâtre dans la main. Abeni fit note mentalement de les interroger plus tard sur le contenu de la bouteille ; si son contenu pouvait avoir comme effet d’émousser les sens de la roboticienne, cela serait aurait pu offrir une ouverture à un potentiel voleur. Elle s’annonça d’un petit raclement de gorge et s’avança avec douceur vers la victime.

    - Bonjour, je suis le lieutenant Abeni Yar’Aulakh, de la police de Uatazira. Pourriez-vous m’expliquer plus précisément ce qui s’est passé, Madame … ?

    Tout le dialogue est en antiopéen, tout changement (et massacre) de langage sera signalé par la ponctuation dans ma signature.


    Train up a child in the way she should go, and when she is old she will not depart from it.

    Codage personnels langues si besoin de précisions
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    Jeu du chat et de la souris
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    C’est avec un visage neutre que tu as reçu la nouvelle. Un flegme qui ne t’est pas naturel et qui a sans doute plus inquiété le pauvre scientifique qui était venu te trouver qu’autre chose. Tu l’as fixé en silence pendant un bref instant, le temps que ton esprit se fasse à la nouvelle, puis tu t’es précipitée vers le laboratoire où ton Ahgu se trouvait normalement. Sur le chemin tu ne t’es arrêtée pour personne, n’ayant aucun temps à consacrer à quelqu’un d’autre alors qu’un tel drame vient de se produire. Dire que tu es furieuse - malgré l’impassibilité de ton visage - serait sans doute un euphémisme vu comment tu bouillais de l’intérieur. Ton premier instinct te crie de partir à la recherche de Ahgu n°3 - qui à bien y penser, mérite sans doute un meilleur nom - mais tu te fais rapidement rappeler à l’ordre alors que tu prends la direction de la sortie : « Ahsoka ! Qu’est-ce que tu fais ? » Tu te retournes vers l’un de scientifiques de l’enclave, un… à vrai dire le nom ne te vient même pas. « Je vais chercher mon robot. » Ta voix est tranchante et tu ne sembles pas inviter à la réponse, ce qui n’empêche malheureusement pas ton collègue de chercher à te ramener à l’ordre. « Il faut prévenir les autorités et Alphaeus. » Les deux options te font tiquer. Devoir gérer des policiers - ou quiconque sera envoyé - qui ne comprennent rien aux subtilités de la robotiques ne te dit rien qui vaille, mais avouer à ton mentor que tu t’es fait dérober ta plus récente création. Tu soupires, sachant pourtant que tu n’en as pas vraiment le choix. Même si tu t’y refuses, quelqu’un le fera pour toi.

    Tout se met alors en branle à une vitesse phénoménale. En tant que créatrice - et propriétaire - du robot, on te demande de rester sur place le temps que les autorités se ramènent sur place. Tu considères que la chose est une perte de temps, mais encore une fois, le choix ne t’est pas offert. Tu croises donc les bras, pestant contre chaque instant perdu que tu aurais pu consacrer à la recherche de ton Ahgu robotique. Tu attends, parfois serrant la main autour de ton bras, parfois en jouant avec un de tes bracelets pour te calmer. Avec les instants qui s’écoulent, ta fureur commence à faire place à une profonde détresse. Détresse que tu tentes fort mal d’enfouir au plus profond de ta personne. Ton Ahgu était, après tout, dépourvu de mécanisme de défense ou d’armement si ce n’est que son comportement. Il était donc à la merci de quiconque l’avait dérobé, sans doute terrifié. Sauf que ce n’est pas exactement le moment de ressentir une telle chose, alors tu essaies de ne pas y penser, encore moins quand les policiers font enfin leur arrivée.

    Largement dépassée par une agitation que tu considères bien inutile, tu les laisses s’affairer en silence, restant en retrait autant que possible. L’envie de partir se fait sentir à nouveau, mais tu sais d’ores déjà qu’on te refusera sans doute la chose. La soudaine arrivée de Nuawa vient capter ton attention et l’éloigne des policiers. Tu tentes vaguement de forcer un sourire sur tes lèvres, sans grand succès. Tu n’es pas surprise d’entendre qu’Alphaeus l’a contacté suite au drame, même si tu trouves regrettable que ses projets aient été retardé pour cette histoire. Non pas que tu n’apprécies pas le support moral qu’elle représente, bien au contraire. « Ça va… » À en croire le léger tremblement de ta voix, il semblerait que ce ne soit pas le cas, mais tu refuses de l’admettre. Alors tu ne t’y attardes pas : « Merci. » Tu regardes du coin de l’oeil la substance contenue dans la bouteille. Drôle de couleur, peu ragoutante, mais tu fais suffisamment confiance à Nuawa pour en boire une gorgée sans plus de question.
    Une sage décision considérant qu’une policière de se rapproche de vous après s’être annoncée d’un raclement de gorge. Tu l’écoutes en tâchant de calmer toute émotion trop forte. « Ahsoka. » Le formalisme, très peu pour toi. Puis ce n’est pas comme si tu pourrais être un suspect. Tu te racles la gorge pour y enlever toute trace de détresse. « Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé. Je l’ai laissé dans le laboratoire, peu de gens y ont accès. » Et normalement aucune de ces personnes n’aurait intérêt à dérober ton prototype. Du moins tu ne vois aucune de raison de le faire, même pas encore terminé il se comportait pratiquement comme un Ahgu sauvage ce qui le rend peu tolérable pour la majorité des gens. « Je ne sais pas quoi dire de plus, je peux partir ? J’ai un robot à récupérer. » Ta voix craque par moment, démontrant l’attachement que tu as pour l’animal robotique « De toute façon tout le monde sait ici à quel point c’est confidentiel. » Tu désignes l’autre policière d’un signe de tête, celle qui ne venait définitivement pas d’Antiopée. Ce n’est pas une soudaine montée nationaliste de ta part, non tu cherches seulement à créer une ouverture pour partir, idéalement en entrainant Nuawa avec toi et en semant un peu de discorde si possible.  
    rien à signaler, sauf que c'est évidemment en antiopéen.
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    Les images sur le lecteur holographique tournait en boucle dans les mains de Yesenia. Elle bougeait ces doigts pour faire des retours en arrières, des avancés rapides, des zooms et tout autre activités. Elle remarquait le changement de comportement de l'animal robotique, il bougeait comme s'il avait en face de lui une présence – à l'identique de l’instinct animal – mais il n'y avait personne. Quelqu'un avait donc trouver un moyen de se rendre invisible. Il ne restait plus qu'à découvrir le mobile et le suspect.

    Yesenia rejoignait sa temporaire coéquipière. Observant les deux témoins ou suspectes qui se trouvaient là, elle détaillait les deux scientifiques antiopéenne – elle ne pouvait pas tellement se trompée en voyant leur tenue et leur teint basané – l'une était sous les effets de la panique, l'autre moins. La panique et les émotions fortes étaient compliqués pour tirer des informations fiables.
    Elle écoutait d'une oreille discrète les conversations, avant d'intervenir à son tour. Elle relevait un pan de sa veste pour montrer son insigne accroché à son pantalon, afin de la montrer à tous.
    « — Lieutenant Llullaillaco, police de Terra. Yesenia abaissait sa veste et mettez en marche le système d'enregistrement pour prendre en note la déposition de chacun – après tout le papier et le crayon était quelque chose de totalement dépassé – elle commençait l'enregistrement par la date et les officiers en charge de l'affaire.
    Madame Jadhav, vous travaillez pour l'enclave en tant que roboticienne. Pouvez-vous le confirmer pour l'enquête ? tout était toujours une question de procédure chez les policiers, tout pour se laver les mains en cas de bavure. »
    En voyant le scepticisme qui régnait dans la pièce, Yesenia essayait de prendre des pincettes et si elle venait à jurer à nouveau, elle se forcerait à le faire en terrian. Comme l'image inversé d'une photographie.

    L'oeil indiscret, elle regardait la bouteille au contenu peu ragoutant, boisson ou stimulant, elle ne le savait pas – et elle ne se risquerait pas à la goûter –. La lieutenant de police étrangère tendait le lecteur holographique où l'on voyait le robot qui avait disparut.
    « — Est-ce bien sur le projet que vous travaillez ? Un Aghu sans augmentation. un animal qui faisait parti d'un projet confidentielle d'après ce qu'elle avait cru comprendre. Encore des bâtons dans les roues pour travailler correctement à cause de ses origines. Comme si elle avait besoin de cela.
    Quant à vous, vous êtes ? Yesenia tournait la tête en direction de l'autre scientifique. »
    Attendant la réponse, elle remettait le lecteur holographique à son coéquipière, lui faisant comprendre du regard qu'elle devait regarder la vidéo, afin qu'elle puisse voir ce qui c'était passé.

    Yesenia passait la tête par dessus son épaule et regardait ce qui ce passait dans la pièce, de voir s'il n'y avait pas un objet étrange qui n'avait pas sa place dans le laboratoire.
    « — Nous aurions besoin que vous nous donniez les tenants et aboutissants du projet. Ainsi que la liste des personnes qui ont accès au laboratoire. »
    Sujet certainement sensible, mais il fallait bien faire des sacrifices. Elle n'affichait pas de sourire, ni de contrariété, juste impassible. Après tout, elle se doutait que Yar'Aulakh ne serait certainement pas du genre à pirater les serveurs de l'enclave pour obtenir les informations que les témoins ne voulaient pas fournir.
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    Le regard de Nuawa parcourait les nouvelles interlocutrices qui s'adressaient à Ahsoka. Elle n'aimait pas les policiers, trop protocolaires, un manche dans le fondement la plupart du temps, un manque d'humain. Elle n'avait malheureusement pas assez de calmants pour tout le monde et elle doutait que la médecine puisse faire quoi que ce soit pour eux. La chirurgienne n'était cependant pas femme à trop se laisser emballer par les jugements hâtifs. Elle resta néanmoins aux côtés d'Ahsoka, une main sur celle de la roboticienne pour lui signifier son soutien sans piper mot, pour une fois. Nuawa n'était certes pas une grande fan de la police ou de leurs méthodes souvent trop froides et brusques, mais l'heure n'était pas à l'insubordination.

    L'une d'elle, manifestement, était de la police de Terra. Toute ouverte d'esprit qu'elle souhaitait être, Nuawa ne put s'empêcher de se demander de quoi ils pouvaient bien se mêler. Envoyer une jeune femme d'ascendance Antiopéenne, à en croire son nom, était d'encore plus mauvais goût que fourrer son nez dans les affaires des autres. Pas surprenant que l'autre flic, Abeni quelque chose - elle retenait mieux les prénoms que les noms - ait l'air particulièrement guindée. Ou alors c'était naturel.

    Comme d'habitude, le visage de Nuawa trahissait ses impressions malgré son silence. Il n'y avait vraiment pas besoin d'être un génie pour comprendre qu'elle était tantôt agacée par tout ce bordel, tantôt exaspérée de ne pas comprendre le pourquoi dudit bordel. "Nuawa Valaersen. Je bosse ici, je suis médecin, mon père est le chef de département de robotique, le type en pleine crise d'angoisse, là bas ?" Répondit-elle au lieutenant lorsque l'attention fut sur elle. "Pourquoi ?" La question semblait bête, lancée ainsi. Il y avait une forme d'angoisse dans l'agressivité feinte de ses mots. Mais c'était à n'y rien comprendre, et voir les choses partir dans cette direction juste après son départ, après des années sans remous dans l'Enclave, il y avait de quoi angoisser.

    "Pardonnez ma curiosité, mais on est dans une Enclave qui appartient aux Lunariens, sur le territoire Antiopéen, deux autorités qui n'ont rien à voir avec Terra. On doit s'inquiéter de quelque chose ?" Le ton ne se voulait pas spécialement provocant, il trahissait sa simple curiosité, honnête. Des questions qui brûlaient sans doute les lèvres de la plupart des scientifiques du coin, et sans nul doute, de son père. Mais il était bien trop craintif pour ouvrir la bouche comme elle le faisait. Mieux valait prendre les balles à sa place. "Comprenez que malgré votre bonne volonté évidente, on s'inquiète un peu." Ajouta-t-elle, un grand sourire ornant son visage. Elle en faisait sans doute un peu trop dans l'amabilité. Mais Nuawa réalisait que, têtue comme elle était, elle tirait un peu trop sur la corde. Elle n'avait déjà pas grand chose à faire là, voilà en plus qu'elle se permettait des largeurs que son chef de département de père ne se permettrait pas.

    La jeune médecin jeta un oeil à la bouteille que tenait Ahsoka et l'encouragea à boire d'un signe de tête. Elle avait bien vu que la décoction avait attiré les regards. C'était souvent le cas. Amusée dans une situation qui ne le demandait pas, elle se demandait bien ce qu'elles pouvaient imaginer à son propos. Sa main lâcha celle de la roboticienne mais Nuawa ne bougea pas d'un pouce. Il fallait bien que quelqu'un d'amical prenne la place de son père pour suivre l'affaire. Dans sa position, tout était encore trop risqué pour lui.

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    La victime semblait à première vue calme, peut-être même un peu trop, mais Abeni était bien placée pour savoir que la réaction première de certaines personnes face à un traumatisme était de feindre un flegme à toute épreuve. Elle l’écouta débiter un premier discours, d’une voix tendue, prête à s’enfuir à tout instant, semblant chercher une issue le plus rapidement possible.

    - Calmez-vous, plus vite vous répondrez à nos questions, plus vite vous pourrez repartir, répondit Abeni d’une voix posée avec un geste de la main, prête à la rattraper si elle s’agitait. Pourriez-vous me dire précisément qui aurait pu avoir accès à votre laboratoire ?

    Plus vite ils auraient cette information, plus vite une première liste de suspects pourrait être levée, et croisées avec les dossiers de la police d’Antiopée et de Luna, que ce soient les informations personnelles ou les inclinaisons politiques diverses, l’hypothèse de l’espionnage ne pouvant pas pour le moment être complètement écartée – même si le vol semblait un peu maladroit de la part d’une espionne. Elle n’eût malheureusement pas le temps d’obtenir la moindre réponse, sa pseudo-collègue revenant à la charge avec la délicatesse d’un Corvos, prenant ses aises et les rennes d’une enquête qui ne lui revenait pas. Abeni se retint d’exprimer tout avis sur le fait qu’elle frôlait l’entrave à l’enquête, ou qu’elle allait braquer des témoins qui pourraient choisir délibérément de ne rien dire à l’étrangère, laissant cependant son dégoût s’exprimer dans un bref plissement d’yeux, se forçant à reprendre rapidement une expression neutre avant que le désaccord des deux agentes ne devienne apparent. Soit. Ce serait donc une méthode de rabatteuse pour la Terriane qui allait lui affoler ses témoins avec ses méthodes de Terriane, tandis qu’elle ramasserait les sensibilités froissées derrière. Abeni n’avait aucun problème avec ça.

    La première réaction que devait venir était évidement la question en soit parfaitement pertinente de la plus jeune, visiblement métisse Lunarienne, inquiète pour la sécurité des informations qu’elles échangeraient.

    - Il s’agit d’un échange avec Terra. La lieutenante Llullaillaco m’accompagne mais je serai en charge de l’enquête et m’assurerai personnellement qu’aucune information ne fuite. Je ne tiens pas plus que vous à cela, fit-elle en se fendant d’un sourire de compassion, jouant la carte de l’empathie en laissant un doute évident sur le fait de se demander ce que « cela » signifiait réellement.

    - Si vous pouviez pour autant répondre à ses questions, cela nous permettrai d’avoir une bonne base de recherche. Pourriez-vous d’ailleurs nous décrire plus en détail votre robot, s’il vous plaît ?

    Tout le dialogue est en antiopéen, tout changement (et massacre) de langage sera signalé par la ponctuation dans ma signature.


    Train up a child in the way she should go, and when she is old she will not depart from it.

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    Tu ne caches pas ton énervement devant la policière qui te demande de te calmer en indiquant qu’il te faudrait répondre à leurs questions avant de pouvoir repartir. Tu fais claquer ta langue sur ton palais, sans pour autant t’énerver davantage. Sans doute peut-on remercier soit la présence de Nuawa ou la boisson que tu as vaguement gouté d’une gorgée. Ce n’est que partie remise, les policières réussiront sans doute tôt ou tard à te faire sortir de tes gonds considérant les enjeux de la situation - qui à tes yeux, sont loin d’un potentiel risque d’espionnage. À la question qu’on t’adresse, tu roules les yeux. « Le mieux ce serait de garder ce genre de question pour la sécurité. » Mais soit, on te l’a posé à toi. Tu supposes que tu peux faire avec et offrir un semblant de réponse malgré qu’au fond, tu es loin d’être au fait. « Les roboticiens y ont accès, il y a les assistants, certaines personnes selon des autorisations plus particulières et visiblement les policiers, même les Terrians. » Ce dernier commentaire leur est adressé avec une mauvaise foi évidente. Inquiète pour ta création, tu n’es pas d’humeur à perdre ton temps avec eux, encore moins plus le temps passe.

    Parlant du loup, la représentante de Terra se ramène avec une présentation. Llullaillaco, aurait-elle des origines antiopéennes ? Sans doute avec un nom pareil, non pas que ce soit le moment d’y penser. Tu tiques à nouveau lorsqu’elle s’adresse à toi par ton nom de famille, suivie d’une question parfaitement inutile, mais à laquelle, il fallait visiblement que tu répondre. Du moins avec une petite précision supplémentaire : « Ahsoka. » Hors de question de devoir te faire appeler Madame Jadhav jusqu’à la fin de cette perte de temps. « Mais c’est bien ça. » Tu jettes un regard vers la policière antiopéenne, à la recherche d’une explication quant à cette présence étrangère, une nouvelle tentative de semer un peu de discorde entre les deux pour pouvoir te pousser. Les questions se suivent alors sans que tu ne fasses aucun effort pour y répondre, en partie parce que tu n’apprécies pas ses façons de faire. Tu observes la scène reproduite sur le lecture holographique avec un intérêt évident, n’ayant pas pris la peine de vérifier les caméras de surveillance. Puisque l’attention de la Terriane se porte vers Nuawa tu te permets de la détailler d’un oeil critique, laissant le soin à ta cadette de répondre si l’envie lui prenait. C’est ce qu’elle fait et même plus en soulignant l’étrangeté de la présente situation. Un point souligné qui se voit répondre par Abeni. Un échange avec Terra, tu leur serais un peu plus hostile que tu trouverais le hasard assez douteux, mais soit. Autant lui laisser le bénéfice du doute, même si ce n’est pas l’assurance de l’autre policière qui te rassure réellement. Rien contre elles en particulier, seulement, tu doutes qu’elles aient les connaissances nécessaires.

    On te demande tout de même de répondre aux questions posées, celles-là même que tu as ignorées avec ta mauvaise foi évidente. Une gorgée de la concoctions bizarre  « Comme j’ai dit à votre collègue, la question de la liste devrait être adressée à la sécurité. » Qu’ils arrêtent de t’embêter avec ça. Si tu aurais pu pointer quelqu’un qui n’avait pas lieu d’être sur les caméras, il semblerait que ce ne soit pas une possibilité cette fois. Alors autant faire ce qu’elles te demandent et espérer qu’elles te libèrent. « C’est bien un Ahgu robotique : quatre pattes, quatre ailes et des plaques blanches en guise de peau. » Une description sommaire, un brin inutile considérant qu’elles ont accès à des images de ta création. « Il en a le caractère, même sans les armes. Il n’aime pas les humains, je doute qu’il aurait suivi qui que ce soit sans se débattre. » Ce qui rend les choses complexes au minimum. Tu soupires légèrement essayant de trouver les informations qui pourraient les aider un minimum - quand bien même tu restes convaincue d’être la plus capable de retrouver ta création. « Il fonctionne par lui-même. C’est un Ahgu que vous devez chercher pas un robot. » Ce que tu dis est potentiellement vrai, à la nuance près que s’il y avait une erreur dans ta programmation ça pourrait être très différent. Tu restes pourtant confiante en tes capacités, à voir si les policières se montreraient utiles.  
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    Dans l'un des coins de la pièce, se trouvait l'homme qu'avait désignait madame Valaersen. S'il est vrai qu'interroger le chef de service aurait été un plus – voir même obligatoire – ni Abeni, ni Yesenia n'arriverait à tirer le moindre mot ou la moindre information tangible et utile de sa part. Pire, elle avait l'impression que si elle lui parlait sa crise d'angoisse se relancerait au premier mot qu'elle pourrait prononcer. Le pourquoi faisait hausser un sourcil à la terrianne.
    « — La paperasse. elle l'aurait pu dire de façon plus protocolaire, mais au final c'était ce qui résumait au mieux les faits – en plus c'était parti tout naturellement –. »
    Si elle aurait bien répondu aux propos de la chirurgienne, sa coéquipière, l'avait fait à sa place. Ce n'était pas parce qu'elle était une étrangère – même si elle ne voulait pas se sentir ainsi – qu'elle ne comprenait pas les sous-entendus, sauf qu'elle sentait parfaitement que le lieutenant Yar'Aulakh voulait qu'elle se barre.
    Yesenia ne se laisserait pas faire, elle avait une mission à faire et elle la ferait, même si ça ne lui plait pas, tout simplement car elle aime son métier. Qu'elle se sent fière de coffrer des connards et de les mettre sous les barreaux, de laisser des mères et des gamins dormir en paix dans leur lits nuits après nuits. Et ce n'était pas parce qu'une femme bourrée de préjugés et qui bouffait des protocoles aux petits déjeuners lui servait de figure d'autorité qu'elle allait se marcher sur les pieds. Il en était hors de question. Le fait d'être sur une autre planète n'allait pas lui enlever son langage coloré comme la galaxie.
    « — Elle a un problème ou quoi la contractuelle ? à l'opposé de sur Terra, elle n'insultait pas en antiopéen, mais en terrian – pour ne pas se faire comprendre, même si à force, on comprenait ce qu'elle disait quand on vivait jour après jour à ces côtés –. »
    La langue de Yesenia claquait contre son palais.

    Son exaspération augmentait en voyant que même la témoin et victime se mettait à ronchonner sur la présence d'une terrianne sur les lieux du crime – et de la police aussi, mais l'enclave ne pouvait pas régler ces problèmes sans que le représentant de la reine soleil soit au courant, personne n'est au dessus des lois –. A force, Yesenia finissait par croire que Antiopée était un regroupement d'une population raciste incapable d'avancé, et si c'était le cas cela lui brisait le cœur et ses espoirs.
    « — C'est une blague ou une conspiration à force ? soupirait-elle en terrianne. »
    Elle levait les yeux au ciel, mais continuait de se concentrer sur la mission pour ne pas avoir à supporter les propos à demi-raciste et montrer à Kawahara qu'elle bossait.
    « — Aucun système d'attaque ? Mais est-ce qu'il possède des systèmes de défenses, comme par exemple un système de camouflage ? si le robot en possédait une, alors il faudrait peut-être reconsidéré le type d'enquête – de vol passant à disparition –.
    Selon vous son comportement que l'on voit sur les caméras de surveillance traduise-t-il une réaction face à une présence étrangère ? »
    Si les animaux avaient un sixième sens et que l'Aghu robotique agissait à l'identique, alors peut-être qu'il avait réagit à une présence étrangère, même s'il ne pouvait pas la voir. La vue était subjectif, certains animaux en étaient dépourvu, sans être aveugle et c'est en pensant à ceci que Yesenia eu une idée.

    « — Excusez nous. »
    La lieutenant de police terrianne prenait en aparté son homologue antiopéenne. Elle voulait lui parler en privée pour avoir son point de vue, et son idée sur ce qui c'était passé. Car les deux femmes ne semblaient pas être coupable. Et leur alibi serait facilement vérifiable – ce n'était pas pour autant que les autres policiers les laisserait quitter les lieux –.
    « — Tu en penses quoi ? Un vol ou bien quelque chose d'autre ? »
    Yesenia mettait à mi-hauteur de buste le lecteur de caméra vidéo holographique, et elle invitait la policière à regarder autant qu'elle le voulait et à donner son hypothèse.
    « — Je crois que l'on à affaire à un système de camouflage complexe et je serais même prête à parier que s'il y avait des capteurs ou des caméras à infra-rouge dans la pièce, ils n'auraient pas détecter un changement de chaleur dans la pièce. L'enclave travaille-t-elle sur des projets de ce type ? »
    On ne sait jamais, si ça se trouve un autre département faisait des tests sans en avoir informé quelqu'un et que ceci était une farce, ou bien qu'il y avait plus d'un vol, ou pire une action de traîtrise. Des idées et des hypothèses ils en avaient beaucoup.
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    Voir la scène qui se déroulait devant ses yeux, la flic Antiopéenne qui se débattait pour obtenir un peu de docilité de la part d'une Ahsoka manifestement exaspérée, arracha un petit sourire à Nuawa. Elle supposait fortement que tout cela prenait des proportions bien trop grandes pour ce que c'était. Mais voir l'autre flic s'exprimer en terrian alors qu'elle était entourée de lunariens et d'antiopéens la crispait. On pouvait difficilement imaginer autre chose que des insultes. Et Nuawa ne comprenait pas un traître mot de cette langue, alors elle ne supposait que cela.

    La chirurgienne les laissa continuer leur petit manège un moment, mais il leur manquait une donnée de base, importante, que des gens ne travaillant pas à l'enclave et ne connaissant pas la population du coin ne pouvait pas vraiment envisager. La flic antiopéenne était dans son protocole, la terrianne - on ne pouvait pas vraiment la blâmer pour ça - dans sa vision étrangère des choses.

    Peut-être que toutes ces questions pointues sur les méthodes de traçage du robot volé étaient une bonne piste, sans doute. Mais il y avait vraiment des approches plus simples sur la question. Si Nuawa était patiente elle aurait attendu qu'on lui demande son avis. Mais ce n'était pas le cas. Alors que la flic terrianne prenait en aparté l'antiopéenne et s'entretenait de chose très sérieuses avec elle - à en croire leurs expressions - la chirurgienne s'approcha sans faire de manières.

    "Dites, pardon de vous déranger, ça a l'air très très sérieux tout ça…" Commença-t-elle en désignant les deux jeunes femmes et le lecteur holographique d'un mouvement vague de la main. " Mais j'aurais deux trois petites choses à ajouter." Un sourire, pour ponctuer l'intervention teintée de rudesse dans les manières. "Tout d'abord, j'ai rien contre les terrians. Vraiment rien. Juste, comprenez que ce soit un peu inquiétant de se dire que ce qui se trame ici pourrait être d'une ampleur interplanétaire alors que, sincèrement, je pense que c'est trois fois rien." Pause dramatique. Elle voulait vraiment faire comprendre qu'il fallait souffler un coup avant de se lancer dans une enquête aussi poussée.

    "Voyez, je parlais tout à l'heure de juridiction lunarienne sur un territoire antiopéen. Vous imaginez bien qu'ici tout n'est pas rose, que les gens ne s'entendent pas comme des frères depuis toujours." Un euphémisme. Et une information qu'elle tenait de première main, en tant que métisse. "Sans blague. Les quartiers des scientifiques qui vivent ici sont séparés en fonction des origines. Les formations aussi. Il n'y a que les titulaires qui travaillent ensemble, et c'est pas toujours facile." Nouvelle pause. Elle espérait que, là, elles voyaient où elle voulait en venir. "Vous en voyez beaucoup vous, des antiopéennes dans la liste des employés titulaires du laboratoire ?"

    Elle s'arrêta une nouvelle fois, croisant les bras tout en poussant un long soupir. "Des histoires de sabotages de scientifiques jaloux il y en a eu des tas, et depuis des années. Je peux vous parier ce que vous voulez qu'un apprenti roboticien lunarien a fait le coup. Probablement qu'Ahsoka saura vous donner un nom ou deux. Et très sincèrement, il suffit de gueuler un peu fort pour qu'ils craquent. Suffit de regarder leur chef" Son petit exposé terminé par une pique tout à fait gratuite envers son père qui mourait d'angoisse un peu plus loin, elle conclut. "Enfin, vous en faites ce que vous voulez. Mais m'est avis que votre suspect mérite pas tout ça." Une nouveau geste vague de la main pour désigner tout ce qui se déroulait dans la pièce. Et sur ces bons mots, elle retourna aux cotés d'Ahsoka. L'enclave avait ses secrets, mais pour Nuawa, tout ça coulait tellement de source qu'elle ne comprenait pas ces chambardements pour ce qui n'était que routine pour les Antiopéens de l'enclave.

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