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En -68 P.A, les anciens Terriens débarquaient sur la nouvelle Terra après des siècles d'errance dans l'espace. De cet événement s'est organisé, avec le temps, un nouvel ordre galactiques. Un exode, des tensions, l'évolution et l'indépendance. Ainsi se sont tissées les relations entre les planètes Terra, Luna, Antiopée et Dust. Comment apposerez vous votre marque dans cet univers prêt à changer du tout au tout ?La galaxie est pleine de mystères. Terra, Luna, Antiopée ou Dust, chaque planète éveille la curiosité des explorateurs prêts à tout pour marquer l'Histoire et percer les secrets de l'univers. Alors que la stabilité présumée entre les factions est mise à l'épreuve par l'arrivée d'un peuple inconnu, quelle aventure tenterez-vous de vivre ? Face à l'immensité de l'univers, les Hommes se prennent à rêver d'exploration. Terrians, Lunariens, Antiopéens et Dustiens, chaque peuples aspirent à en percer les secrets. Dans cette galaxie aux possibilités infinies, chaque individu peut changer le cours de l'histoire et voir sa vie prendre des airs de récits d'aventures. Dans de monde ouvert aux occasions multiples, qui serez-vous ?
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    Quarantaine ☾ Avec Meridia Coatlicue.

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    Quarantaine
    Tobias Sørensen et Meridia Coatlicue - Hôpital Public de Lunaria

    C’était un samedi comme un autre.

    Tobias Sørensen s’était réveillé à 5h58, comme chaque matin, et avais pris deux minutes pour se lever et aller à la douche. Son grand-frère, à ses côtés, lui préparait son petit-déjeuner alors qu’il s’apprêtait à partir à son cabinet. Tobias, lui, avait été sous le coup d’un imprévu l’ayant beaucoup perturbé la veille, en marge de la présence d’une Antiopéenne sur le territoire Lunarien présentant des symptômes inquiétants de bactérie antiopéenne sur le sol de Luna. La jeune femme, du nom de Meridia Coatlicue, venait d’arriver à Luna dans le cadre de son premier voyage sur la planète, et avait développé les symptômes de ce qui ne pouvait être qu’un banal rhume, ou une affection particulière incubée sur ses terres d’origine. Pour une raison que le doctorant en médecine ne comprenait pas, c’était à lui que l’on avait fait appel pour déterminer les causes de son germe, et il avait demandé aux infirmières ayant procédé à la mise en quarantaine de la jeune femme d’effectuer une batterie de résultats sanguins, qu’il prit le temps d’examiner tandis qu’il buvait son chocolat chaud, et sa crêpe sucrée au Nutella pour le petit-déjeuner, tout en s’injectant plusieurs unités d’insuline dans le sang.

    Son frère, curieux de le voir travailler si tôt, s’enquit de la situation, en vue de déterminer si l’imprévu que subissait actuellement Tobias ne le perturbait pas trop. Le garçon répondit par la négative, et demanda à Nicolai de le déposer à son travail, comme chaque matin, les jours ouvrés, à 7h30.
    En raison de son autisme, le Lunarien ne prenait jamais les transports en commun. Il sortait toujours avec son casque sur la tête, et lorsqu’il arrivait à l’hôpital, il enfilait une blouse blanche sans retirer ce casque, au mépris, parfois, des mesures d’hygiène. Le « parfois » évoque ici certaines situations dans lesquelles le port du casque peut être problématique, parce que dans la plupart des cas il ne l’est pas, précisément hors des contextes opératoires, qui finalement concernent très peu le domaine d’études de Tobias.

    À ce titre, il fit imprimer certains résultats d’analyses, et souhaita le plus vite possible évacuer ce rendez-vous qui l’attendait avec Meridia, dans la mesure où son travail de recherches en épidémiologie l’intéressait beaucoup plus qu’une Antiopéenne venue de nulle part, intégrant son milieu comme un imprévu à sa routine si parfaite, et présentant peut-être une maladie capable d’éradiquer la moitié de la population de Luna.
    Lorsqu’il entra dans sa chambre de confinement — Lunaria ne lésinait pas sur les moyens pour protéger la santé publique de ses concitoyens —, il dut enfiler une combinaison particulièrement désagréable à sa peau, ce qui le convainquit davantage que cette journée ne servait à rien sinon lui nuire de bout en bout.

    « Meridia Coatlicue, je suis Tobias Sørensen, je travaille avec le Docteur que vous avez vu hier. » Il observa la pièce froide de l’hôpital. Il se demanda si l’Antiopéenne regrettait d’être venue à Luna, et se demandait ce qu’elle pouvait être venue faire ici pour se retrouver au final coincée dans une chambre d’hôpital et traitée comme une pestiférée. Il se laissa penser, comme ça, une bonne minute, ne se rendant pas compte du malaise qu’il y avait eu dans la chambre puisque son silence avait pu être considéré comme particulièrement baroque de la part de son interlocutrice.
    « Je me suis entretenu avec le Dr. Murphy, donc. » Reprit-il soudainement avec sa voix monotone, et pas forcément empathique. « Vos examens laissent penser que vous auriez pu contracter un virus sur votre planète d’origine, Antiopée. Nous cherchons à déterminer la dangerosité de celui-ci, mais aussi sa provenance. À cette fin, plusieurs souches ont été récupérées de vos analyses, et vont être analysées par mes soins. Enfin, j’ai déjà commencé ceci dit, et pour le moment ça n’a pas l’air de venir d’Antiopée. Je m’excuse donc que vous soyez retenus ici contre votre gré. Enfin ceci dit, ce n’est pas de ma faute, je n’ai rien demandé moi non plus. » Rajouta Tobias en se laissant transporter par ses pensées.

    « Du coup je vais vous poser quelques questions. Est-ce que, ben. Vous comprenez ce que je dis ? Si oui, est-ce que vous étiez malades avant votre voyage spatial ? » Le Lunarien ne s’en rendait pas compte, mais la manière dont il posait ses questions ne répondait d’aucune logique sociale. Il n’y avait pas de contexte, c’était prononcé sur un ton monotone, sans aucune emphase, aucune marque de questionnement. Ce n’était pas non plus pertinent, socialement, de subordonner la question de la maladie avant celle de la langue, parce que si tous deux ne se comprenaient pas, cela signifiait que Sørensen parlait dans le vide depuis de longues minutes.

    Il ne se posa pas toutes ses questions, et se contenta, sans aucune raison, de sourire, alors qu’il avait jusqu’ici gardé un visage naître. Il s’était souvenu, en fait, qu’il devait mettre ses patients à l’aise quand il en avait. Cela était devenu si rare, avec le temps…  


    Merci de RP avec moi.
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    Des fois, les choses ne se passent pas vraiment comme on l'avait prévu. Quand elle avait quitté sa planète natale pour la première fois, Meridia était bien loin de s'imaginer que son voyage jusqu'à Luna se terminerait par une mise en quarantaine. Entre ces quatre murs blancs la jeune antiopéenne se demandait depuis combien de temps elle était coincée ici. Elle n'avait pas vraiment de repères temporels pour le déterminer mais à vu de nez cela devait faire au moins une demi-journée depuis son dernier entretien avec le Dr. Murphy. Cet homme ne s'était pas montré des plus sympathique et n'avait pas jugé nécessaire de lui expliquer ce qui se passait. Il avait fallut qu'elle questionne les infirmières de l'hôpital pour apprendre qu'elle se trouvait en quarantaine car un virus originaire d'Antiopée avait pu élire domicile dans son organisme. C'était certes embêtant mais parfaitement compréhensible, un désastre sanitaire pouvait si vite arriver. La jeune femme s'était donc tenue tranquille, attendant patiemment que l'on vienne s'occuper d'elle.

    Elle repensait à ce qui l'avait poussé à envisager ce voyage, quelques semaines seulement après avoir obtenu son titre de chaman. Il y avait plusieurs raisons en fait : la première était de découvrir une nouvelle facette de la galaxie. Depuis qu'elle était née, Meridia n'avait connue que sa planète natale et une fois la fin de ses études arrivée, elle avait eu envie de changer d'air. Antiopée était un monde magnifique mais parfois, on a besoin de voir d'autres choses que ce qu'on connait déjà. La deuxième raison était altruiste, aider les gens autour d'elle représentait un devoir. Mais cela ne devait pas seulement se limiter à son entourage proche. Dans chaque parcelle de l'univers il y avait des gens dans le besoin, encore fallait-il se donner la peine de chercher. Et même si elle ne voulait se l'avouer, il y avait une troisième. Une raison plus personnelle. Luna l'attirait depuis qu'elle était toute petite, c'était la terre de son père. Elle ne souhaitait pas le rencontrer, il avait surement refait sa vie avec une autre femme. Elle voulait simplement observer l'endroit où il vivait.

    Finalement la porte de la pièce s'ouvrit, laissant apparaître un homme dans une combinaison assez impressionnante. apparemment les autorités lunariennes prenaient cette histoire de virus très au sérieux. Il lui expliqua brièvement la situation. Dans sa façon de parler, on pouvait sentir qu'il aurait préféré se trouver ailleurs. Ce garçon n'était clairement pas là par plaisir et semblait même se forcer. Quand il demanda si elle le comprenait, la jeune femme répondit oui en hochant la tête "Je comprend ce que vous dites Dr Sørensen. Enfin du moment que vous ne parlez pas trop vite ça devrait aller. J'ai pas mal étudiée votre langue auprès de mon maître quand j'étais plus jeune bien que ce soit la première fois que je l'utilise normalement. J'espère que ça ne se voit pas trop haha...hum...enfin nous ne sommes pas là pour parler de ça. Laissez moi réffléchir..." Rapidement, récupéra son sérieux et se plongea dans ses pensées, essayant de dénicher quelque chose de particulier.

    Que s'était-il passé avant le voyage ? Rien de bien particulier. Avant de partir pour la station, elle avait tenu à déjeuner une dernière fois en compagnie de son maître. Ils avaient discuté longuement de ce qui allait se passer par la suite pour la nouvelle chaman mais rien de bien particulier à noter. Hormis sa cuisine toujours aussi délicieuse. Ensuite, il l'avait accompagné jusqu'à la navette et l'avait quitté après un long au revoir. Ce n'était pas la première fois qu'ils se quittaient, mais jamais un tel écart ne les avaient séparé. Pendant le décollage, la jeune femme s'était sentie terriblement seule, comme si elle se séparait d'une partie d'elle-même. Pour le reste, le voyage s'était bien passé. La compagnie mettait un point d'honneur à satisfaire ses passagers et ça se ressentait dans les services proposées. Meridia, elle, s'était contentée d'un simple livre et d'une discussion avec une enfant lunarienne d'à peine dix ans qui rentrait chez elle. Le masque traditionnel de l'antiopéenne avait fascinée la petite. Elle avait écoutées les histoires de sa voisine jusqu'à se plonger dans un profond sommeil. Après avoir dégusté un petit repas servi par une hôtesse, Meridia n'avait pas tardé à faire de même jusqu'à la fin du voyage.

    Quand ses yeux s'était rouverts, la navette amorçait sa décente vers la station lunarienne. C'est quand elle s'était levée de son siège que Meridia avait commencé à se sentir nauséeuse. Elle avait d'abord mit cela sur le coup de l'atmosphère, mais une fois arrivée au sol les choses ne s'étaient pas améliorées. Sa tête s'était mise à tourner et son corps lui paraissait tellement lourd. Elle avait bien essayé de marcher jusqu'à un banc mais ne l'avait jamais atteint. Elle se souvenait juste de sa vision devenue d'un seul coup floue et de son corps chutant lourdement au sol. Puis plus rien. A son réveil est s'était retrouvée dans un lit d'hôpital sans comprendre ce qui se passait. Voilà tout ce dont elle se souvenait. Elle décortiqua tout cela en détail au médecin qui lui faisait maintenant face, en espérant qu'il pourrait dénicher une piste.

    "Voilà tout ce dont je me souviens pendant ce voyage. Et je ne pense pas que je sois tombée malade avant de partir. Si vous avez d'autres questions je suis à votre dispositions. Quoique je ne peux pas vraiment aller autre part en fait."
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    Quarantaine
    Tobias Sørensen et Meridia Coatlicue - Hôpital Public de Lunaria

    Ce n'était pas un samedi comme un autre.

    Tobias se concentrait beaucoup pendant que Meridia faisait le récit de son voyage jusqu’à Luna. Il conservait son visage neutre habituel, que l’on pouvait associer à du désintérêt ou du mépris, alors qu’il traduisait simplement une volonté de réflexion assidue.
    Au vu de son récit, une hypothèse commença à se dessiner dans l’esprit du jeune médecin. Le bacille se trouvait dans le repas, et il s’agissait d’une réaction immunitaire classique à une indigestion, d’autant que la présence de nausées a été mise en avant par le patient. Il n’y avait donc pas lieu de s’inquiéter, et il fallait simplement laisser partir cette jeune femme. Le jeune autiste s’en était convaincu, d’autant que la clarté avec laquelle Coatlicue avait parlé ne traduisait aucun état de confusion mental, généralement associé aux virus les plus retors. Le vingtenaire se contenta alors de hocher la tête, et se rapprocha de son interlocutrice pour y noter les signes vitaux, et faire quelques relevés habituels dans le cadre de ses recherches. Elle ne présentait, en définitif, que des symptômes en régression, pour le plus grand soulagement de tous.

    « En définitif, je comprends les inquiétudes de l’équipe médicale, mais les résultats qui m’ont été communiqués, et le récit de votre arrivée à Luna traduisent pour moi une vulgaire contamination classique dans un contexte de repas mal préparé ou mal conservé. » Il s’était retourné, et s’apprêtait à sortir, ne voyant aucune raison de perdre davantage de temps, quand une infirmière arriva, dans une combinaison de protection.
    « Dr. Sørensen, je dois vous informer d’un imprévu. » Le garçon commença alors à racler sa gorge. Ce genre de dialogues commençait vraiment très mal, et il n’imagina pas ce que cette soignante allait lui dire. « La combinaison que vous avez mise n’a pas été nettoyée, et comporte plusieurs défaillances qui ont oublié d’être signalées jusqu’à ce matin. Cette erreur exceptionnelle m’amène à dire que vous devez rester en quarantaine vous aussi. Nous espérons que vous comprenez, nous ne pouvons prendre aucun risque. Nous allons vous déplacer dans une chambre stérile le temps que… ».
    Tobias s’avança alors vers l’infirmière qui se recula immédiatement et qui ferma la porte. Il avait réagi en prenant une grande bouffée d’air, pour se contenir, pour essayer de rester maître de la situation.

    « Stop. Laissez-moi tranquille. Mme Coatlicue n’est pas contagieuse. J’en suis certain. » Fit-il en retirant son masque de protection, ce qui le rendait soudain beaucoup plus concret pour quiconque le regardait. L’infirmière ne voulut rien entendre. Elle affirma qu’elle allait contacter le Dr. Murphy, mais que pour le moment, il était impossible pour Sørensen de quitter la pièce.

    Cet imprévu perturba énormément le garçon. Jusque-là, il avait affiché un visage plein d’indifférences, voire même d’ennui, mais maintenant, il avait commencé à trembler. La situation n’était plus du tout la même, parce qu’une personne sans aucune compétence médicale avait décidé de l’enfermer ici pour des raisons protocolaires, alors même que son avis d’expert en virologie impliquait qu’aucune menace bactériologique ne menaçait Luna. Tout ceci, il pensait l’avoir prononcé distinctement, et clairement à l’infirmière, mais des bégaiements incompréhensibles avaient en fait franchi sa bouche.
    « Que… Il n’y a p-p-p-pas. Danger, non. Je. Sortir. Ce n’est pas comme ça, que ça devait se, passer. Hé ! » Du médecin sûr de lui, et plus ou moins rassurant dans la forme, Tobias affichait maintenant une fragilité qui le rendait incapable de réaliser qu’il se trouvait encore dans la chambre de la patiente.
    L’infirmière, de son côté, lui avait répété d’attendre. Visiblement, elle ne paraissait pas pressée, et se fichait pour le moins de la situation. Sur son ton goguenard, elle avait affirmé : « Dans la mesure où vous êtes incapable de vous calmer, eh bien vous allez rester dans cette pièce. C’est trop dangereux de vous laisser partir. ».

    Pour n’importe qui, cette situation aurait pu être seulement stressante, à tout le moins lassante et fatigante.
    Pour Tobias, cependant, elle avait un caractère extrêmement stressant. Il s’agissait d’un imprévu, d’une situation anxiogène dans laquelle il ressentait un sentiment d’injustice, lié au fait qu’il était sûr d’avoir raison, et qui venait perturber son emploi du temps. Tout le personnel de l’hôpital devait pourtant savoir que ce garçon était autiste, et agir en conséquence chaque fois que nécessaire. Le Dr. Murphy ne l’ignorait pas, alors ce qui se passait ici constituait une dérive liée à l’irresponsabilité d’un personnel soignant, ce qui ne manquait pas de piquant dans un hôpital.

    Ainsi, alors que Tobias Sørensen se trouvait en face de la porte, il ne sut plus quoi faire pour se contenir. Des larmes commençaient à couler de ses yeux, sans qu’il ne dise rien. Il répétait en boucle le même mot, incompréhensible au demeurant, et resta planté devant l’entrée sans savoir quoi faire.
    Il voulait expulser ce truc qu’il ressentait, il était sur le point de se frapper la tête contre le mur, à défaut de savoir comment esquiver cette frustration, laquelle le rendait si incapable d’appréhender son environnement proche.

    Pauvre Meridia, laquelle faisait face à tout cela, sans connaître ce que l’autisme pouvait bien provoquer comme réaction négatives face aux imprévus…  


    Merci de RP avec moi, 2.
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    Une simple contamination alimentaire. Pourquoi n'y avait-elle pas pensé plus tôt ? Les symptômes était pourtant tellement évidents. Etourdissements, nausées, tout devenait clair à présent. Les plats collectifs n'avaient jamais eu la réputation d'être des festins, mais de là à rendre malade c'était autre chose. C'était quand même un peu ridicule, tout ce dérangement à cause d'un repas mal cuisiné. La prochaine fois, elle se cuisinerait un petit quelque chose et l'emporterait dans l'avion, ce sera meilleur et plus sûr. Au lieu de penser à elle et à la faute commise par la compagnie qui pouvait le payer très cher, Meridia se demandait si seulement elle était la seule à avoir été contaminé. La petite et sa mère aussi avaient elles aussi été servies. Même si elle était la seule chez qui les symptômes s'étaient montrés visibles, ça ne voulait pas dire que les autres n'étaient pas malades. Il fallait espérer que l'hôpital avait su prendre les dispositions nécessaires pour éviter cela. Mais vu le dispositif mit en place pour un malaise, c'était fort probable, ils ne voulaient pas prendre le risque de subir une pandémie sur Luna.

    Elle pouvait un peu soupirer, soulagée de savoir qu'elle n'avait pas provoquée une crise sanitaire. Depuis la veille c'était bien la seule qui trottait dans son esprit, alors savoir qu'il n'y avait aucun risque de contamination lui retirait un poids des épaules. Elle ne se serait jamais pardonnée si des gens étaient tombés malades par sa faute. Dans certains coins reculés d'Antiopée, les épidémies ne sont pas si rares. Au cours de ses voyages sur sa planète, la jeune chaman avait vu des villages entiers ravagés par des maladies. Personne n'était épargné, enfants comme personnes âgées. La seule chose qu'on pouvait faire était de limiter les dégâts par n'importe quel moyen. Mais il n'y avait pas à s'inquiéter, les choses ici étaient différentes.

    Ce moment d'apaisement fut coupé par l'arrivée d'une infirmière en tenue de protection elle aussi. La nouvelle venue s'entretint brièvement avec le Dr. Sørensen, lui expliquant qu'il pouvait avoir été contaminé lui aussi. Il ne fallut que quelques secondes pour que les choses dégénèrent brutalement. Meridia et le docteur se trouvaient tous les deux enfermés dans la petite pièce. Elle se tenait toujours assise sur son lit tendis que lui restait face à la porte, totalement désœuvré. S'il lui parut d'abord étrange, il fut rapidement évitant que le garçon avait un problème. Très empathique, l'antiopéenne n'eut aucun mal à ressentir son mal-être. Il restait simplement là sans dire le moindre mot, comme figé. La situation était certes stressante, mais là c'était peut-être un peu trop. C'est quand des pleurs commencèrent à se faire entendre que Meridia décida d'intervenir. Elle ne pouvait pas ne rien faire en voyant quelqu'un si mal qu'il en arrive à pleurer.

    La jeune femme se plaça à côté de lui, s'adossant au mur et l'observa un peu. Son visage n'était plus caché derrière un masque désormais. Sous ses airs insensibles et froid, Sørensen ressemblait à un enfant, aussi bien pour sa taille que pour son gabarit. Son visage était maintenant couvert de larmes. Une manière pour lui d'extérioriser ses émotions ? Ne pouvait-il pas le faire autrement ? Elle ne pouvait en être certaine. Vu son état la première chose était de ne surtout pas le brusquer. Elle prit une longue inspiration puis prononça de sa voix la plus douce possible "Quelque chose ne va pas ?" Puis elle retourna s'assoir au niveau du lit et retira son masque. Ses yeux bleus cyans observaient d'un regard paisible le pauvre Sørensen, essayant de le mettre un peu en confiance. "Tu n'es pas obligé de me le dire. On peut parler de quelque chose de totalement différent si tu préfères."
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