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En -68 P.A, les anciens Terriens débarquaient sur la nouvelle Terra après des siècles d'errance dans l'espace. De cet événement s'est organisé, avec le temps, un nouvel ordre galactiques. Un exode, des tensions, l'évolution et l'indépendance. Ainsi se sont tissées les relations entre les planètes Terra, Luna, Antiopée et Dust. Comment apposerez vous votre marque dans cet univers prêt à changer du tout au tout ?La galaxie est pleine de mystères. Terra, Luna, Antiopée ou Dust, chaque planète éveille la curiosité des explorateurs prêts à tout pour marquer l'Histoire et percer les secrets de l'univers. Alors que la stabilité présumée entre les factions est mise à l'épreuve par l'arrivée d'un peuple inconnu, quelle aventure tenterez-vous de vivre ? Face à l'immensité de l'univers, les Hommes se prennent à rêver d'exploration. Terrians, Lunariens, Antiopéens et Dustiens, chaque peuples aspirent à en percer les secrets. Dans cette galaxie aux possibilités infinies, chaque individu peut changer le cours de l'histoire et voir sa vie prendre des airs de récits d'aventures. Dans de monde ouvert aux occasions multiples, qui serez-vous ?
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    Chieur à jamais
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    Aux phalanges brisées.

    Drôle d’blaze pour un bar hein ? Sauf que la métaphore est pas vraiment un hasard pour l’coup. Ouais parce qu’avant, ça s’appelait « Chez Bruce ». Pas très classe, on s’entend. Mais l’origine du nouveau nom s’expliquait très facilement en plus d’être un sujet d’anecdotes pour les habitués qui s’amusaient parfois à échanger avec quelques têtes d’passage. Bruce l’proprio, un ancien mercenaire reconverti, hésitait pas à bousiller la gueule d’ses clients qu’avaient l’audace d’pas sortir les feuilles quand il l’fallait. Ils ressortaient tous avec une tronche amochée et surtout des phalanges brisées pour on s’sait quelle raison. Des restes d’son ancien taf, sans doute. L’constat répétitif poussa un jour un des meilleurs clients d’Bruce à appeler l’coin d’la sorte. Pis d’autres s’y mirent aussi sur l’ton d’la rigolade.

    Jusqu’à c’que Bruce l’adopte lui-même parce qu’il trouvait l’image marrante et parce qu’elle parlait à tout l’monde.

    Une histoire conne comme on en trouve partout sur Dust. Sauf que voilà, j’étais pas là pour ça, moi.

    J’étais jamais là pour ça, d’ailleurs.

    Parce que ouais, s’il y’a bien une raison (hormis l’alcool) pour laquelle j’aimais venir dans l’coin, c’était pour mater les serveuses. Elles étaient trop bonnes. Trop bien gaulées. Truc de ouf ! Si j’avais pas déjà une target, j’crois bien que j’aurai prise l’une d’elles comme meuf. ‘Fin… J’pensais comme ça, mais j’étais du genre à m’ressaisir après. Des poufs comme ça, c’était des problèmes en permanence. En épouser une reviendrait à m’foutre une balle dans l’pied. Une pensée qui m’fit rire alors que j’passai une paluche sur la miche de l’une d’elle qui passait vers les chiottes du bar desquelles j’sortais après m’être bien vidé la vessie. Cette dernière voulut m’baffer mais elle s’ravisa quand elle vit ma gueule. Eh ouais ! Elle avait pas intérêt ! J’étais pas un type plus ou moins connu qu’on emmerdait pas !

    J’me mis alors à la suivre jusqu’à une porte d’service derrière laquelle elle se sauva. La salope ! Elle faisait bien en vrai ! Mais pas grave. C’était partie remise, que j’m’étais dit en souriant. Puis j’me retournai vers l’bar en lui-même. La bouteille que j’avais été vide. L’occasion d’en reprendre une autre. Après une p’tite demande au barman (Bruce était pas du coin c’soir), j’me tournai alors vers la grande pièce qui était un peu plus peuplée. Mes yeux s’promenèrent un peu partout jusqu’à c’qu’ils s’braquèrent vers une silhouette qui m’parlait. J’plissai alors les yeux pour mieux distinguer la personne jusqu’à c’qu’un sourire dégueulasse n’barre ma sale tronche d’enfoiré. Là-dessus, j’récupérai ma nouvelle bouteille d’bière avant d’me diriger vers la mam’zelle que j’avais reconnu avec amusement et beaucoup d’envie.

    M’frayer un chemin jusqu’à sa table fut pas difficile.

    - « Y’a pas à dire Mya, t’es toujours aussi bien foutue, bordel ! »

    - « Et toi tu sais comment parler aux femmes… »
    Qu’elle répondit en soupirant.

    D’quoi m’faire éclater d’rire avant que j’pose mon cul sur un siège à ses côtés. Est-ce que j’me suis arrêté à ça ? Bien sûr que non. J’avais tapoté l’une d’mes cuisses avant que la dénommée Mya, résignée n’redresse pour venir quelques secondes plus tard poser son derche sur ladite cuisse. Et quel cul, bordel ! La meuf m’faisait rêver à chaque fois ! Mya, c’était l’espèce d’pute qui oscillait entre la catin d’bas-étage, d’trottoir et la callgirl par excellence. On savait pas trop où la caser sachant qu’elle pouvait tapiner dans un coin dégueulasse comme dans un hôtel huppé et classe. Mais tous étaient unanimes sur un fait ou même plutôt deux : En plus d’être bonne, la salope savait y faire au pieu. Une baiseuse qu’avait plus rien à apprendre, sérieux. L’genre à vous faire pleurer d’joie après quelques coups, carrément.

    - « J’sais que t’as pas d’plan, donc c’est comment ? On s’met bien ce soir, nan ? T’inquiète pas pour la thune, j’te ferais pas l’coup fumeux d’la dernière fois ! »

    Là-dessus, ma paluche vint écraser l’une d’ses miches sous un sourire dégueu.

    Ma soirée était gagnée !
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    Dust. Sept millions d’habitants. Et plus encore qui arrivaient chaque jour. Peu de touristes, voire aucun. Car la ville ne donnait rien à voir. Mais elle prenait. Des vies. Des souvenirs. Elle avalait et ne rendait jamais. Dust. La Cité qui ne dormait jamais. Au sein de la Cité des Sables, l’on pouvait y rencontrer des gens de tous les horizons. Ceux nés dans les Hautes Sphères, cherchant un nouveau frisson à leur vie. Ceux nés dans les recoins oubliés de leur planète natale, se cherchant une nouvelle vie. Puis il y avait encore d’autres, quelques-uns, qui grandissaient ici-même, qui n’avaient jamais connu que cette Ville où le Pouvoir n’existait pas. Des Dustiens qui ne connaissaient Antiopée, Terra et Luna que de noms. Etrange sentiment que de rêver alors de les connaître. Ces mondes qu’ils n’ont jamais connus et qu’ils désirent découvrir. Juste pour se voir une idée. Certaines vieilles Chamanes ont parfois suggéré que qui connaissait l’Ordre recherchait le Chaos, mais que dans ce dernier, d’autres recherchaient justement l’Ordre. Sentiment qu’il méditait tandis qu’il jetait le mégot. Soupir. La tête relevée vers les étoiles, il levait brièvement sa main vers ces étoiles qui lui manquaient tant.

    Une autre heure. Suivie d’encore une autre. Déambulation nocturne. Une Pionnière là-bas. Une autre par là. Et encore une ici. Mélange de tout. De rien. Tandis qu’il avançait et s’enfonçait toujours plus dans les profondeurs poussiéreuses de la Cité, il passait finalement une porte qu’il connaissait trop bien. Sûrement l’endroit où il trouverait le plus sûrement un camarade. Une connaissance avec qui il pouvait beaucoup partager. Mario. Sûrement l’un des seuls Lunariens qui ne l’était absolument pas. Car si l’autre venait de ce coin souvent pourri, il ne ressemblait en rien au reste de sa population. Antagoniste de ces clichés, celui qui était sûrement capable de tenir une soirée aux nombreux mélanges était parfois, souvent la nuit lorsqu’il était trop éméché, comme un frère pour l’Antiopéen.

    Deux Géants. Deux créatures hors du commun. Dépassant tous les deux les deux mètres, il était peut-être l’un de ces rares pour qui il ne devait pas baisser la tête. C’est ainsi que, frappant de son pied dans la porte de l’entrée des Phalanges Brisées, dont l’histoire n’est plus à faire dorénavant, le Géant noir hurlait déjà à la recherche de celui qu’il pouvait parfois appeler comme un « Ami ».

    _ _ Marioooooooooooooooooooooo !! », lâchait-il déjà, à la recherche de ce dernier de son regard. « Mariiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiooooooooooooooooooooooooooooohohohoh. », hurlait-il encore alors que, le trouvant finalement, il s’approchait de ce dernier.

    _ _ Alors. Dis-moi, mec, c’est la quantième de la semaine ? Et de la journée ? Et fais pas le timide sur tes calculs, j’sais comment t’es. T’es toujours chargé pour un round peu importe quand ça tombe. », disait-il le plus naturellement du monde alors qu’il s’agenouillait tandis qu’il hurlait vers celui qui tenait le bar ce soir. « Elle est où la bouteille ? Allez, mets ça sur mon compte. Et mets nous trois verres. » Déjà ivre, l’Antiopéen se fichait bien des apparences. Et que quiconque lui fasse la remarque, il sortirait son Blaster pour lui faire comprendre qui était l’Homme dans cette situation. « J’ai vu Nyxou récemment, tu sais. Il a toujours un problème pour sourire, l’air de rien. Et c’est comme ça depuis que je le connais, celui-là. J’vais croire qu’il a peur de se blesser au visage. »
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    - « Désolée Mario, mais j’refuse d’m’afficher avec toi quand tu causes à un alcolo aussi moche ! Ciao ! »

    J’ai rien bité. Nan, j’avais rien capté au pourquoi du comment… Mais toujours est-il que y’avait un dégénéré qui s’était posé d’vant moi avant d’gueuler j’sais plus quoi c’qui eut pour effet d’incommoder voire même d’faire flipper Mya qui s’barra vite fait en m’laissant sur ma faim. Et c’était pas d’la rigolade, parce que y’avait qu’à voir comment j’étais triqué pour l’comprendre. C’est donc avec un certain désarroi que j’vis la putain s’éloigner d’ma position, l’tout sous une démarche chaloupée qui mettait en relief l’galbe d’sa croupe digne d’une vraie callipyge. Mes doigts bougeaient toujours dans tous les sens, mais ils palpaient plus que du vide. En deux temps trois mouvements, ma proie s’était barrée et  j’avais rien pu dire. Rien pu faire. Comme un pauvre puceau qui voyait l’occasion de devenir un homme lui échapper. Du reste, ma bouche grande ouverte dénotait du chagrin que j’éprouvai à c’moment précis. Comment ?! Pourquoi ?! Pas mal d’questions fusaient dans ma caboche sans qu’une réponse décente n’vienne apaiser l’horrible meurtrissure que subissait mon cœur. C’était pas du tout un chagrin d’amour, non… C’était un chagrin d’cul. Comment ça, ça existe pas ?!

    - « Mya… »

    Ma voix fut piteuse, pathétique même et mon visage déformé par la tristesse rendait l’tableau encore plus morne. Le trouble qui m’habitait toucha même tous les témoins d’la scène qui compatirent à ma mésaventure. Même qu’un mec leva son verre à ma santé avant d’le vider cul sec parce qu’il voyait bien que j’ratais non pas l’occasion d’une vie –faut pas déconner non plus-, mais bel et bien une nuit d’enfer. Torride. Mya était très appréciée dans les environs. Très appréciée mais peu convoitée. Beaucoup avaient peu d’pas être à la hauteur, tant sexuellement que financièrement. A moi tout seul, j’représentais il y a quelques secondes une bonne partie d’la gente masculine du coin. Mais en un instant, tout fut gâché. Complètement. Carrément. Et la faute revenait à c’fumier qu’était gaillardement assis devant moi et qu’arrêtait pas d’ouvrir sa boite d’sardine pour débiter on n’sait quelle connerie. C’est d’ailleurs à sa dernière phrase que j’tournai enfin mon visage vers sa sale tronche. Et d’un seul coup, mon visage s’froissa pour laisser place à une colère sans nom, ponctué par des mirettes plus rouges que jamais. Injectés d’sang.

    - « T’es fier d’toi hein ?! Putain d’sauvage d’mes deux ! »

    Sur cette phrase froide et méprisante, j’me redressai tranquillement pour mieux lui faire face, avant de diriger ma bouteille vers lui pour renverser l’contenu sur sa gueule, sans m’préoccuper du fait que la bière que j’avais prise coutait quand même bonbon. J’arrosai copieusement la face d’pet d’ce sale black, avant d’faire quelque chose d’encore plus dangereux et d’plus inattendu : Briser la bouteille vide sur son crane d’sorte à plus ou moins faire exploser sa tronche. L’sang qui gicla prouva que j’y étais pas allé d’mains mortes, même si on parlait d’un colosse de deux mètres et antiopien d’origine. Ces bêtes étaient plutôt résistantes, c’que j’oubliais pas, on s’entend. L’geste marqua un silence d’mort dans l’bar. L’temps s’était comme arrêté devant cet accès d’violence à la fois compréhensible et exagérée pour les personnes présentes. Puis, comme si d’rien était, j’finis par poser mon derche sur mon siège avant d’fouiller mes poches pour en ressortir une clope et l’briquet qui allait avec. Je l’allumais tranquillement avant d’profiter aussitôt d’la première taffe tout en m’avachissant dans mon siège. Après la baise, y’avait pas meilleure sensation…

    - « Si t’es encore venu raconter ta vie ou des bêtises, mieux vaut pour toi que tu t’barres parce que tu viens d’me foutre en rogne et j’ai pas très envie d’te causer ni d’voir ta sale tête dans les parages ! »
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    Il était déjà ivre. Shawn, malgré sa large stature, tel un véritable colosse au milieu d’une foule minuscule, ne tenait pas l’alcool. Peut-être était-ce finalement ses origines antiopéennes qui lui jouaient là le plus mauvais tour. Carrure imposante mais une résistance bien ridicule. Définitivement, il était vite pris dans les méandres pervers de l’alcool et la drogue. Métabolisme antiopéen, sûrement. Pourtant, alors que l’autre déversait sa bière sur lui, dans ses cheveux et sur son visage, il ne put s’empêcher de lécher ses propres lèvres, sourire aux lèvres, ne démordant pas avec son caractère bon enfant malgré le comportement parfois pénible de son interlocuteur. Mario restait un Lunarien dans l’âme, bien qu’il lui en restât finalement bien peu après l’avoir tant vendue pour Dust. Poussant un court soupir, il ne put s’empêcher à l’autre sur un ton bien plus amusé qu’agacé.

    _ _ Ouf. Dépenser une si bonne bière sur ma gueule, t’as vraiment des thunes à balancer par n’importe quel trou, Rio ? » Finalement, se redressant de toute sa hauteur, manquant d’ailleurs de basculer en arrière alors que l’alcool lui jouait plus d’un tour sur son équilibre vacillant, l’Antiopéen montrait là qui, des deux, restait le plus grand. S’étirant au passage, il se posa finalement sur une des nombreuses chaises, en piteux état, manquant de s’écraser sous son propre poids.

    _ _ C’est moi ou t’es en train de faire ta pleureuse pour une putain, comme t’es là ? », lâchait-il dans un soupir. « Et moi qui pensais que tu n’étais pas une fiotte, tu te ramollis de plus en plus. » Un sourire. Evocateur. Son regard s’était posé sur la croupe de la jeune femme en question. Certes jolie. Mais son cul était passé par tellement d’endroits que l’Antiopéen n’en voulait pas. Certains évoquaient là un instinct de survie. Il ne désirait pas être atteint d’un nombre de maladies, mélange inconnu de celles qui devaient déjà exister. Puis passer derrière le Lunarien ne l’intéressait pas. Frisson juste à cette pensée infâme. « T’as besoin d’un mouchoir pour essuyer tes larmes ? »

    Le Lunarien était parfois étrange. Selon un vieux dicton, il avait l’ensemble de son cerveau placé à son entrejambe et il pensait surtout à satisfaire ce besoin primaire qu’était d’obtenir du plaisir en couchant avec tout ce qui possédait une paire de fesses et une poitrine. En somme, chaque femme était une cible potentielle du désir débordant de l’homme. Shawn le connaissait ainsi. Penser à lui, d’abord. Penser à se satisfaire, par n’importe quel moyen. Heureusement, lorsque l’autre ne pensait pas qu’à sa queue, il pouvait se montrer un véritable ami pour l’Antiopéen. De temps en temps, en tout cas. Parfois, en somme.

    _ _ T’es tellement le pire au monde. Mais si t’as besoin de te vider, tu veux que je t’en paie une ? Histoire que tu te relâches car tu m'as l'air salement tendu du caleçon, l'air de rien ! » Frappant du poing sur la table, qui manqua presque de se renverser, il hurlait vers le serveur. « Cela en est où, putain ? T’attends que toutes les planètes de l’Univers soient alignées ? »
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    - « Vraiment hein… ? »

    Ma voix fut pratiquement silencieuse. Quasiment un murmure. Ma colère apparente s’était envolée, mais au profit d’une froideur sans nom. Mon visage était lisse, d’marbre, austère et mes pupilles dilatées n’étaient pas différents d’ceux d’un monstre tentaculaire qui n’pensait plus qu’à une seule chose en vérité : Bouffer l’truc qui s’trouvait devant lui ! Tous ceux qui regardaient la scène captèrent automatiquement c’qui venait d’se passer dans mon esprit d’gros taré ! J’venais d’supprimer toutes pensées superflues pour m’concentrer uniquement sur l’antiopéen. Vide total. Comme un automate, j’n’avais plus qu’une seule chose à faire : Casser la gueule à ce sale renoi qui était venu chercher la merde profonde ! Il allait apprécier à sa manière…

    - « T’as p’être raison. J’suis l’pire. Une pleureuse, ouais… »

    Est qu’un soupçon d’son s’extirpa d’mes lèvres ? Très bonne question encore une fois. Toujours est-il que j’avais remué ma bouche toujours en fixant l’gars devant moi et rien autre chose. Autour d’nous, ça murmurait beaucoup. Certaines personnes préférèrent s’barrer fissa parce qu’ils sentaient d’loin la tempête arriver. D’autres étaient au contraire, très excités. La perspective d’une prochaine baston dans l’sanctuaire d’Bruce, leur paraissait alléchante parce qu’il fallait une sacrée paire d’couilles pour déclencher une rixe ici quand on connaissait l’patron des lieux et son courroux. D’ailleurs, l’barman d’service fit vite d’contacter son boss, tandis que les serveuses, tremblantes, hésitaient à s’approcher d’nous pour servir l’ivrogne qu’avait commandé.

    - « Mais t’sais quoi mon pote ? »

    Cette fois-ci, ma voix fut claire, audible même pour tous vu l’silence mortuaire qui régnait dans l’bar. Suite à ma question, j’m’autorisai une dernière taffe d’mon cigare, comme s’il s’agissait d’un dernier réflexe humain d’ma part, avant que toute rationalité n’s’évanouisse définitivement. D’quoi laisser l’temps aux derniers attablés d’se lever pour dégager l’endroit qui allait bientôt s’transformer en un ring et un vrai. « Tu. » J’me levai tranquillement en grattant mon crane comme si j’étais vraiment gêné par c’qui allait suivre « Vas. » J’crachai même mon cigare qui fila façon missile vers sa gueule. S’il esquivait pas ou l’écartait pas, l’bout embrasé d’mon cigare allait lui bruler la peau. Mais pendant c’temps, moi, j’m’étais saisi lentement d’une chaise…

    - « MORFLER !!! »



    CRAAAAAAC !!!



    L’coup était parti à la vitesse d’la lumière ! Sans attendre, j’lui avais flanqué un coup dévastateur avec la chaise en bois qui avait explosé avec fracas ! Est-ce qu’il l’avait reçu en pleine gueule ? Est-ce qu’il l’avait contré avec brio ? Va savoir. Mais toujours est-il que j’avais enchainé avec un coup d’patte supposé lui aplatir l’pif et l’faire voler. Mais j’étais tellement dans un état second que j’avais même plus suivi c’que j’faisais. Même pour moi, c’était trop fast ! Trop speed ! Comme si j’avais l’impression d’être possédé ! Mais mon offensive était loin d’être terminé parce que j’avais saisi tout c’qui était à ma portée avant d’le balancer dans sa direction carrément ! Tables, chaises, bouteilles ! Tout y passait sous les cris soudains d’une foule totalement en délire !

    Et puis, une fois à court d’munitions, j’finis par choper une bouteille que j’fracassai au sol…

    Histoire d’avoir un objet tranchant capable d’bien l’planter.

    - « T’ES MORT SHAWN ! T’ES MORT ! »

    Et l’pire dans tout ça ? C’est que c’était pas la première fois qu’on s’tapait. Et tous l’savait.

    Qui aime bien châtie bien qu’on dit.

    D’quoi m’pousser à foncer aveuglément vers lui, tesson à la main, prêt à l’saigner !
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    Mario était finalement égal à lui-même. Egoïste. Sanguin. Colérique. Violent. Dustien dans l’âme, le Lunarien n’avait rien de ses ancêtres, sûrement perdu dans l’alcool et la débauche. Il était même parfois étonnant de se rendre compte que ce dernier survivait encore dans le Sable rougeâtre qu’il laissait traîner. Car à trop frustrer certaines personnes, il risquait souvent de se frotter aux plus mauvaises d’entre elles. Mais Mario était comme Irina par bien des aspects. Un prédateur. Un dominant. Il tuait. Il écrasait. Tel un Terrian, il faisait souvent fi d’autrui pour satisfaire son unique besoin personnel. Dans son monde, bien souvent, il n’existait que sa propre personne. Les autres s’effaçaient. Disparaissaient. Sauf lorsqu’on lui tenait tête comme le faisait si souvent l’Antiopéen.

    Alors, aux Phalanges Brisées, les deux Colosses se lancèrent dans une rixe. C’est ainsi qu’avec le sourire, le Géant noir évita le reste du mégot, avant de se protéger le visage de son avant-bras. Un coup venu de droite, la chaise s’écrasa sur son bras droit. Suivi d’un coup de pied bloqué par le bras gauche. Tout le monde avait formé un cercle autour des deux. Comme une arène. Celle de la rue. Celle de Dust. Où le Sable se teintait si souvent du rouge des mâchoires brisées par les combattants. Tels deux antiques gladiateurs, les deux hommes n’en avaient pas fini. Lèvre ouverte, tâches de sang marquant dorénavant le vieux parquet de Bruce, l’Antiopéen se relevait sans peine pour coller d’abord une gauche en pleine face. Suivi d’un coup de genou dans l’estomac. Puis, encore une fois, vainement, de soulever l’autre pour le faire passer par une fenêtre. Trop lourd. Trop grand. Il le coucha seulement au sol, le souffle un peu haletant, tandis qu’il dégainait son Blaster sur la tempe du Lunarien.

    _ _ T’es vraiment la pire des meufs, tu sais ça ? Tu ne veux pas plutôt que je te fasse un trou à la place ? » Cassant une bouteille en deux, il colla la partie coupante à hauteur des testicules de l’autre. Un soupir, tandis qu’il désapprouvait toujours autant l’attitude du Lunarien. Heureusement, il arrivait encore à bien l’aimer le reste du temps. Quand ça arrivait. Parfois. Pas souvent. Mais quand même. Crachant un peu de sang sur le visage de l’autre, car il s’est mordu la langue au passage, il se relevait finalement, rangeant au passage son arme avant que le gérant n’arrive. Tendant sa main pour relever l’autre, il reprit la parole.

    _ _ J’crois surtout que tu vas crever avant moi, t’sais, Rio ? » Il le disait sans mal. L’autre avait ce comportement qui risquait de le tuer un peu plus tous les jours. Dustien dans l’âme, il finirait un jour dans l’un des caniveaux. Ou peut-être serait-il abattu comme une merde au milieu du Désert. En effet, l’Antiopéen avait entendu parler d’un groupe qui, doucement, se faisait connaître pour ses exécutions de sang-froid à la sortie de Dust, laissant une traînée de cadavres.
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    - « P’être bien. T’vas pleurer si j’crève avant toi hein ? Manquerait plus que tu l’fasses pour d’vrai ! C’serait qui la gonzesse maintenant ?! »

    Fait chier ! J’étais toujours aussi faible ! Toujours aussi faible face à des cogneurs purs et durs. Lui, l’vioque… Une bande d’bâtards qu’avaient pas d’mal à m’foutre au sol comme l’premier gamin venu. D’quoi m’foutre encore plus en rogne ! Sérieux ! J’aurai dû apprendre plus à taper qu’à faire d’sales coups foireux aux gens. Ça m’aurait p’être mieux servi, surtout contre ce sauvage qu’avait raconté sa vie et qui m’tendait maintenant sa paluche d’sale crasseux comme si c’était normal. Putain d’condescendant d’mes deux ! Il croyait p’être que j’méritais pas plus d’coups ? Que j’pouvais pas m’remettre d’un passage à tabac ?! Cette sorte d’pitié m’filait la gerbe et c’est dans ces moments précis que j’me disais que les terrians avaient bien fait d’éradiquer la plupart d’ses ancêtres. Mauvais joueur ? Et pas qu’un peu ! En attendant, j’chopai sa main pour m’redresser sous la déception des spectateurs qu’auraient voulu voir une castagne plus longue. J’aurai même pu plaindre les gars, sauf que lorsqu’un nouvel arrivant s’pointa…

    Et pas n’importe lequel…

    - « Courage mon gars ! Tu t’feras défoncer pour deux ! »

    Sans attendre, j’flanquai un violent coup d’pied dans l’bide d’l’antiopéen d’sorte à l’repousser vers ledit nouvel arrivant qui n’était autre que l’proprio des lieux : Bruce lui-même ! L’fameux briseur d’phalanges ! Et sous c’coup foireux que l’rasta avait pas dû voir venir, j’m’étais barré en prenant l’chemin inverse. Ouais. L’chemin des toilettes qui menait également vers les vestiaires. J’avais violemment bousculé l’barman d’service sur mon chemin et les serveuses avaient vite fait d’s’écarter d’mon chemin pour pas subir l’même sort. Pis, en quelques secondes seulement, j’arrivai dans la salle que j’fermai à double tour derrière moi –quelle idée de laisser la clé dans la serrure ?!- avant d’continuer mon chemin jusqu’à une autre porte, qui comme j’le pensais, donnait sur l’arrière-cour une fois que j’l’ouvris. M’avait juste suffit d’emprunter la ruelle malfamée pour déboucher ensuite dans une avenue étonnement bondée qui m’permit d’me fondre aisément dans la masse. Encore une fois, j’venais d’apprendre à l’antiopéen l’sens d’la vie dustienne.

    Une vie faite d’coups bas, d’coups fumeux et d’puteries en tous genres…


    ***


    Combien d’temps j’avais couru ? J’savais pas. J’savais plus. Même que j’avais volé une sorte d’moto -L’proprio pissait contre un mur et avait même pas été foutu d’arrêter l’engin- avant d’m’éloigner d’la zone, histoire d’pas être pris ou poursuivi ! Suffirait d’ailleurs que j’fasse un bon mois avant d’revenir chez Bruce parce qu’il était pas du genre rancunier. Lui, c’était justement à chaud qu’il réagissait, mais suffisait d’lui ramener d’la clientèle et d’la bonne et c’était bon ! En attendant, c’était l’black qui risquait sérieusement d’vouloir ma peau, mais j’m’en fichais. Et puis, j’étais certain qu’il m’retrouverait pas avant un moment. Suffisait là encore que j’fasse profil bas et c’était dans la poche. En attendant, ma fuite s’était achevée dans un lupanar plutôt bien foutu. A défaut d’baiser Mya, j’allais m’faire une autre pute. N’importe quelle ferait l’affaire tant qu’elle avait un gros boule. Et puisqu’on m’connaissait bien dans la maison, la maquerelle m’envoya sous bonne escorte dans une salle VIP en attendant qu’une d’ses filles s’apprête avec la chambre qui allait avec.

    Cigare et verre d’vin à la main, bien posé dans un divan douillet, j’étais bien et rien n’pouvait venir troubler ma tranquillité.

    Rien…

    Enfin, normalement.
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    Re: Chieur à jamais ; Ft. le rastaMessage par Contenu sponsorisé