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En -68 P.A, les anciens Terriens débarquaient sur la nouvelle Terra après des siècles d'errance dans l'espace. De cet événement s'est organisé, avec le temps, un nouvel ordre galactiques. Un exode, des tensions, l'évolution et l'indépendance. Ainsi se sont tissées les relations entre les planètes Terra, Luna, Antiopée et Dust. Comment apposerez vous votre marque dans cet univers prêt à changer du tout au tout ?La galaxie est pleine de mystères. Terra, Luna, Antiopée ou Dust, chaque planète éveille la curiosité des explorateurs prêts à tout pour marquer l'Histoire et percer les secrets de l'univers. Alors que la stabilité présumée entre les factions est mise à l'épreuve par l'arrivée d'un peuple inconnu, quelle aventure tenterez-vous de vivre ? Face à l'immensité de l'univers, les Hommes se prennent à rêver d'exploration. Terrians, Lunariens, Antiopéens et Dustiens, chaque peuples aspirent à en percer les secrets. Dans cette galaxie aux possibilités infinies, chaque individu peut changer le cours de l'histoire et voir sa vie prendre des airs de récits d'aventures. Dans de monde ouvert aux occasions multiples, qui serez-vous ?
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    ce qui appartient à césar ft. mario (flashback - nsfw )

    Teddy Barrows
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    ... probablement appréhender l'homme pour récupérer le matériel .... importance capitale .... manque de temps ... pas vraiment le droit à l'échec...

    la transmission se stoppe soudainement, laissant place à un silence lourd. teddy fait craquer les jointures de ses pouces - un geste mille fois répétés, rassurant. elle vient mordre son ongle avec insistance, son esprit s'agitant dans un brouhaha de pensées inconfortables. c'est seulement la seconde fois qu'elle est affectée à ce genre de missions.
    et pour une seconde fois, les supérieurs ont mis la barre assez haute. cependant, elle obéira.
    alors elle se relève du fauteuil dans lequel elle était enfoncée - il grince - et enfile un manteau avant de sortir de sa chambre. pas vraiment le temps de se féliciter de la réussite de sa précédente action. elle reste sur dust finalement. quel enfer souffle-t-elle entre ses lèvres sèches. l'air d'ici à le don de rendre la peau de son corps aussi sèche que du papier de verre. et son anxiété aussi redoutable qu'un prédateur tapi dans l'ombre.
    s'intimant quelques mots réconfortant, elle finit par sortir de l'hôtel où elle a été logé pour la durée de sa mission. le poids de l'arme qu'elle porte sous son pull est rassurant.

    ~

    il lui faudra plusieurs jours de recherches avant de véritablement saisir la personnalité et les rares habitudes de sa cible. un homme, stature imposante, cicatrices, passif douteux, exactions douteuses. il ne ressemble de près ou de loin à rien de ce qu'elle a pu connaître et fréquenter et pourtant, il lui faut aller le trouver et récupérer ce qui appartient de droit à l'armée de terra. c'est capitale n'avait cesser de lui répéter son supérieur.

    ses connaissances pèsent lourds dans sa tête mais elles lui permettent au moins de pouvoir espionner avec une grande efficacité n'importe qui sur cette planète - ou une autre. machinerie implacable lancée à la poursuite d'un homme qui ne se doute d'absolument rien.

    teddy jette un coup d’œil au décompte, et quoi qu'elle doive faire, c'est aujourd'hui qu'il lui faudra agir.
    un bref compte-rendu plus tard, la jeune femme accroche chiron à son dos, un taser à sa ceinture et elle resserre sur elle la combinaison autonome qui lui sert d'ange gardien.
    en sachant vers quoi elle se dirige, elle prend le minimum de risque pour sa personne. son cou craque.

    et maintenant, face au bâtiment, elle s'arme de patience. pour atteindre le prénommé mario, il lui faut d'abord se défaire d'un maximum de ses ... sbires ? elle opte silencieusement pour ce mot avant de se glisser derrière un homme visiblement en train de monter la garde. à l'académie, elle n'a pas vraiment suivi de cours concernant l'infiltration et tout ce genre de chose et parfois, face à l'ampleur de sa tâche, elle s'étouffe. puis une fois en action, son cerveau reptilien reprend le dessus et tout ne devient que calcul. un, deux, trois, quatre. assommés pour la plupart. elle fait propre tant qu'elle le peut, c'est plus poli.
    il lui faut une bonne vingtaine de minutes pour atteindre la pièce où se trouve sa cible. c'est ce qu'indique son gps en tous cas.
    la porte ouverte, il n'est évidemment pas seule et elle tire partie de l'effet de surprise pour taser le gros bras, qui s’effondre lourdement sur le sol - assommé pour un bon moment. elle souffle un "excusez-moi" sans le vouloir puis reporte son attention sur l'homme restant. la porte se referme.

    monsieur d'onofrio, vous avez en votre possessions des objets appartenant à l'armée de terra. je viens vous demander de les restituer sans opposer de résistance. si vous obtempérer, il ne vous sera fait aucun mal.

    son ton poli dénote au milieu de la situation. son allure dénote. son entièreté n'a pas l'air d'être à sa place et pourtant, elle fait preuve d'un aplomd inébranlable. ses doigts craquent. encore.


    Mario D'Onofrio
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    Ce qui appartient à Cesar
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    - « Alors c’toi la fameuse Nicole ?! Sérieux t’fais pas dans la dentelle, bwéhéhéhé ! »

    Et comme si d’rien était, j’avais commencé à m’bidonner comme un bossu. Un gros bouffon ! La situation aurait pu m’faire flipper, mais c’était pas l’cas et pour cause : J’avais reçu un message d’un d’mes meilleures clients qui m’avait promis d’me faire venir une catin en bon mac qu’il était. Ladite catin était censée s’appeler Nicole. « Une folle » qu’il avait mentionnée dans l’message. C’qui m’faisait clairement penser que la meuf devant moi était la concernée. Celle-là même que j’attendais depuis un bon moment. Mon fou rire finit par s’évanouir mais un gros sourire dégueulasse barrait ma gueule d’sale con. Devant une telle créature, c’était compliqué d’rester serein. Parce que d’ce que j’voyais, y’avait moyen d’se mettre bien. J’tirai alors une dernière bouffée du gros cigare embrasé que j’avais en main, avant d’le foutre sur un cendrier qui trainait sur la table basse devant moi. Table également recouverte d’pas mal d’choses d’ailleurs : De l’herbe, des capotes, quelques p’tits gadgets çà et là et surtout du fric. Beaucoup d’liasses…

    - « J’ai enculé pas mal d’putes, mais wow quoi ! Une telle mise en scène… T’avais pas b’soin d’le taser l’pauvre. Finalement, c’est Matt qu’avait raison : T’es vraiment une folle ma p’tite Nicole… Mais j’aime ça ! Ça sort des sentiers battus, huhuhu ! »

    Là encore, j’me marrai pendant un p’tit moment, avant d’me redresser. L’geste eut pour effet d’faire glisser mon manteau à fourrure sur l’divan sur lequel j’étais précédemment installé, dévoilant ainsi mon torse bien sculpté, carrément nu et barré d’plusieurs estafilades. Ouais, parce que j’avais rien porté à part une espèce de jeans délavé maintenue par une ceinture made in Terra. J’fis alors craquer mon cou, avant d’faire l’tour d’la table basse pour m’approcher tranquillement d’la jeune femme. J’faisais bien deux ou trois têtes d’plus qu’elle, mais y’avait pas mort d’homme ni besoin d’flipper. D’toute, vu comment elle avait pas froid aux yeux, y’avait pas moyen qu’elle prenne peur vu qu’elle avait neutralisé un type plus mastoc que moi encore. La seule chose qui pouvait potentiellement l’alarmer, c’était clairement mon froc déformé par une trique massive que j’prenais pas la peine d’cacher. Ouais parce que j’bandais sec comme un gros porc. Déjà, oui. M’en fallait peu pour m’faire réagir et la blonde était sur la bonne voie pour…

    - « Sympa la combinaison… Ça fout en relief l’matos comme il faut. T’as vraiment bon gout et t’remercieras Matt parce que j’apprécie clairement c’que j’ai sous les yeux, là… Des putes comme toi, j’en ai jamais vu ! »

    Ma démarche lente et mes paroles devaient mettre la puce à l’oreille d’la blonde : J’pigeais rien à ses desseins et j’la prenais clairement pour quelqu’un d’autre. Mon approche était presque sans danger. Mais alors que j’étais presqu’arrivé à son périmètre intime, j’profitai d’mon envergure et d’mes prouesses athlétiques pour bondir sur elle et la plaquer violemment contre la porte qu’elle avait refermé derrière elle. L’choc fut brutal et l’bruit sourd, mais j’étais certain qu’elle tiendrait la marée. Elle devait être costaude. Mon corps s’lova carrément contre l’sien et mon torse écrasa complètement sa poitrine lourde et fournie ; tandis que mes paluches larges et calleuses glissèrent sur ses flancs non pas pour choper ses armes ou j’sais quel autre jouet mais bel et bien pour agripper c’qui m’arracha instantanément un « PUTAIN ! » éloquent. Bordel d’merde ! On avait pas idée d’avoir un cul pareil ! C’était énorme, du velours et j’devais avouer que j’avais jamais eu en mains un truc comme ça ! D’quoi m’exciter encore plus…

    Et même m’pousser à caresser maladivement sa croupe saillante et bien rebondie…

    - « La vilaine p’tite Terriane veut des infos hein ? Pas d’problèmes ! Tonton Mario veut bien l’aider. Mais à la seule condition qu’elle fasse bien son boulot comme y faut, d’accord… ? »

    Et tandis que j’me frottais contre son corps libidineux, j’penchai ma gueule vers elle dans l’but d’lui arracher un baiser.
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    bien sur, elle s'était attendu d'une certaine manière à ce que la situation ne tourne pas exactement comme elle l'aurait voulu - face à un individu de cette espèce ( pour ne pas dire face à un dustien ), teddy était prête à l'éventualité d'un accroc. ce à quoi elle ne s'était pas attendu, c'était d'entendre son second prénom, légué par sa mère et à priori inconnu du reste du monde. personne ne l'appelait ainsi, personne ne l'appelait même par son premier prénom. la dernière fois qu'elle l'avait entendu, elle devait avoir onze ans et à la suite de ça, la petite fille avait subit les remontrances maternelles pendant plusieurs minutes d'affilée. teresa nicole barrows ! elle l'entendait encore. et les paroles de l'homme sonnaient dans ses oreilles comme un charabia incompréhensible. il lui aurait été plus aisé d'essayer de comprendre le fonctionnement de n'importe quelle machine plutôt que de saisir la nature des propos tenus.

    sonnée, surprise, ou tout ce que vous voulez, elle se ressaisit légèrement trop tard pour éviter de sentir s'écraser contre elle le corps épais de son interlocuteur. un frisson de dégoût lui arracha un rictus. et le temps lui sembla distordu quelques brefs instants pendant lesquels son assaillant entreprit de la toucher. il glissa ses mains sur sa taille et teddy cru - à tort - qu'il allait saisir chiron ou le taser pour l'en délester. mais la suite s'avéra encore plus incongru.
    c'est alors qu'elle réalisa qu'il la prenait probablement pour une autre et que le prénom n'était qu'une coïncidence. une coïncidence qui lui avait valu de faire l'erreur de se laisser approcher. elle se savait novice, mais à ce point ...

    lâchez-moi dit-elle brusquement.

    agacée et honteuse, le temps pourtant n'était pas à la molestation de soi. il lui fallait se dégager de l'emprise.
    elle délogea son bras comme elle pu et manquant d'allonge, choisit de frapper un premier coup dans la pomme d'adam puis de viser le plexus solaire. il fallait qu'il s'éloigne pour qu'elle puisse reprendre de l'appui sur ses pieds et gagner en force dans ses coups. la situation était délirante, son souffle saccadé par l'inconfort. elle se forçait à ne penser qu'à son prochain pour ne pas remarquer la pression contre son entrejambe.
    quel enfer. vraiment.  


    Mario D'Onofrio
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    - « SALE CHIENNE !!! »

    Cette fois-ci, y’avait d’la rage et pas qu’un peu ! La gosse avait un peu trop poussé sa chance ! Et bordel qu’elle était costaude ! Agripper mes couilles pour les écraser lui avait pas suffi qu’elle m’avait foutu des coups qui m’avaient fait voler à travers toute la pièce. Résultat ? J’me suis salement écrasé sur la table un peu plus loin, renversant tout c’qui était dessus et ce d’façon très lamentable. L’coup du tibia avait était sévère, mais c’était surtout son poing qu’avait presqu’écrasé mon pif. Y’avait qu’à voir l’filet d’sang qui s’écoulait d’une narine pour s’rendre compte qu’elle y avait pas été d’mains mortes. Mais comme d’habitude, j’me suis relevé rapidement. Si j’étais pas très bon pour taper (J’avais d’la force, mais très peu d’technicité), ma capacité à prouver était énorme. Pis, pour un grand gaillard comme moi, fallait bien. C’était pas une p’tite pute qui supportait pas d’se faire petite qu’allait m’dominer, ça non !

    - « J’TE JURE QUE J’VAIS TE FUM- »

    BIP ! BIP ! BIP !

    - « HEIN ?! »


    C'qui m'servait d'téléphone sonna. Mais il s’coupa très vite pour laisser place à mon répondeur. Et là, c’fut l’drame !

    - « Mario ? C’est Matt ! Je suis désolé, mais la pauvre Nicole a eu un accrochage avec sa voiture. Mes gars ont dû l’amener à l’hosto du coin parce que voilà quoi, c’est notre meilleure pute et elle rapporte gros à chaque fois ! Je vais m’arranger pour t’envoyer une autre, mais ça va un peu tarder. M’en veux pas poto, c’est l’histoire d’une heure ou deux… »

    J’avais plus trop écouté l’reste du message dès lors que j’entendis que la fameuse « Nicole » était à l’hosto. Nan, j’pouvais plus écouter. La surprise, elle était trop grande. Et pour la première fois d’la soirée, c’était moi l’choqué dans l’histoire. Ma colère s’était envolée pour laisser place à l’incrédulité la plus totale. Sérieux, c’était quoi l’bail ? J’me redressai donc lentement en matant la meuf en face d’moi que j’venais d’fesser comme la dernière des putes. D’ailleurs, l’tableau d’son cul devait être marrant à mater : Une miche toute rouge et la seconde complètement blafarde. Contraste saisissant d’un instant grivois comme jamais. M’enfin, là n’était pas l’plus important. L’plus important, c’est que là tout d’suite, j’m’étais complètement foiré. La meuf qu’était devant moi était pas une sadique adepte d’jeux d’rôle pour pimenter les parties d’jambes en l’air. Mais plutôt une nana qu’en avait gros sur la patate.

    Et qu’était pas là pour rigoler.

    - « Bordel d’merde… Mais t’es vraiment d'l'armée de Terra toi ?! »

    Sur cette question sérieuse, j’claquai des doigts. Les écrans accrochés à un mur s’illuminèrent et donnèrent un visu net de l’extérieur d’ma planque. Des caméras d’surveillance quoi. Et là, surprise !  Tous mes types étaient au sol. Sur l’cul pendant quelques secondes parce que j’m’attendais clairement pas à un tel revirement, j’finis par reculer avant d’me laisser tomber comme une masse sur l’sofa. Et là : « BWAHAHAHAHA ! PUTAIN ! J’AI PRISE UNE SOLDATE TERRIANE POUR UNE PUTE ! » Et l’fou rire, il dura un moment. Un bon moment même. On pourrait croire que j’avais pété un câble, mais la situation était tellement inattendue et ridicule qu’elle pouvait que m’faire rire. M’fallut une bonne minute pour m’arrêter d’me marrer comme une baleine. J’en avais même les larmes aux yeux et des crampes au ventre. Bien longtemps qu’on m’avait pas amusé autant. Franchement, cette situation méritait d’être dans les annales !

    - « Donc hé, t’étais sérieuse dans c’que j’prenais pour un délire hein ? Et dire que j’viens d’flanquer une fessée à une soldate de Terra. Ça explique tes armes, les infos que t’avais sur moi et tes moments d’latence quand j’te pelotais l’cul et quand j’foutais des baffes d’ssus… » Qu’avais-je dis en passant une main vers mes narines pour nettoyer le filet d’sang qui s’y écoulait. « Et maintenant quoi ? Tu veux que j’te restitue tout ça ? Bah, figure toi que j’ai déjà tout refourgué, ouais. Tout s’vend vite à Dust tu sais. Mais j’ai pas vendu l’tout à la même personne. Cinq personnes ont tout raflé. Enfin non… M’reste la puce dans laquelle y’a pleins d’infos… Perso, j’ai la flemme d’tout lire, ça m’dépasse ces secrets militaires. Mais y’a un bonhomme à qui j’ai vendu l’grand cœur que j’ai récupéré qu’insiste pour avoir la puce… » J’eus un petit rictus avant d’prendre mes aises sur l’sofa tel un pacha… Manquait plus qu’un cigare et un verre d’alcool.

    - « T’pourras pas retrouver mes clients toutes seules ou alors y t’faudra des mois. T’pourras pas non plus trouver la puce parce qu’elle n’est pas ici sans compter que j’informatise pas mes données comme les grandes entreprises. Pareil pour m’soutirer des infos, t’as pas les compétences pour. Ça s’voit que t’es novice : Tu cognes dur, mais ça s’arrête là. J’te vois pas du tout en tortionnaire ; parce que ouais, j’en ai vu plein qui m’ont assez fait douiller comme tu peux l’voir sur mon corps. Pas mal d’cicatrices hein ? C’est un peu des blessures d’guerre, ma fierté quoi ! ‘Fin bon… Là n’est pas l’plus important. L’plus important, c’est que t’es coincée. J’suis sûr que tu peux pas effectuer un retour en zone sans bons résultats. Chez vous ça rigole pas, y parait. Ton seul espoir, c’est moi. Mais comme tu viens d’voir, même si tu m’coupes les couilles, t’auras quedal. Menacer d’mort sert à rien et m’taper à répétition non plus. »

    Un sourire mauvais barra mes lèvres comme un odieux connard.

    - « T’as pas d’autres choix que d’négocier, Nicole ? Hein Nicole ? J’vais t’appeler comme ça, c’est plus marrant ! »

    Et bien sur, elle s’doutait bien d’ce que j’voudrais.
    Teddy Barrows
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    son cou craque dans un bruit familier. et quand bien même son cœur tambourine toujours dans son cou, agité par les récents événements, teddy retrouve rapidement une contenance.
    solide à nouveau sur ses pieds, elle regarde froidement sa cible, les mains relevées, prête à frapper à nouveau si cela s'avérait nécessaire. hors de question qu'elle le laisse s'approcher d'un demi-centimètre d'elle ; sa combinaison ne fonctionne plus évidemment.

    il enrage, crie - grotesque - et elle s'apprête à le dégager une nouvelle fois quand le téléphone sonne. une voix retentit dans la pièce, grésillante, délivrant un message des plus instructif. ses pupilles vont rapidement du combiné à l'homme en face d'elle. voilà donc le fin mot de ce quiproquo sordide.

    teddy n'en est pas soulagée pour autant, bien loin de là. chaque fibre de son être est désormais pleinement disposée à venir à terme de cette mission - celle-ci et toutes les autres à venir.
    chaque éclat de rire gras sonne comme des ongles sur un tableau noir dans ses oreilles. ses bras maintenant croisés sur sa poitrine, elle ne pouvait s'empêcher de déplorer l'état dans lequel se trouvait sa combi. et le courant d'air qu'avait créé l'ouverture béante était désagréable au possible. savez vous ce que l'on raconte sur la fierté des terrians ?

    ainsi écoutait-elle attentivement chaque mot que crachait la bouche abîmée de me d'onofrio. assis dans son sofa, enfoncé comme pouvait l'être un roi sur son trône, il déblatérait tant pour elle que pour lui-même, expliquant la situation actuelle, arguant une suite de choix et de faits qui n'étaient pas encore arrivés.

    il était plus intelligent qu'il en avait l'air, mais aussi retors que prévu. un véritable et parfait spécimen de ce que dust pouvait produire de plus pourri. l'anarchie avait un goût de sable pour teddy. un goût qui collait à cette planète - à cette faction.  elle fit les quelques pas qui la séparait de son arme et la ramassa avant de la ranger exactement là où elle était avant.

    vous êtes plus malin que ce que vous avez l'air monsieur d'onofrio.

    c'était un fait qu'elle régurgita froidement.

    effectivement je n'ai pas de compétences particulières en torture. mes compétences se trouvent plutôt, voyez-vous, dans la conception d'IA et dans le langage informatique. dans la programmation. le piratage aussi. je parle aux machines mieux qu'aux hommes. je suis douée pour ça.

    elle marqua un temps de pause.

    aviez-vous remarqué que vous portiez un tracker ? j'ai un doute là dessus, étant donné que vous l'avez ingéré. il est minuscule vraiment, un bijou de technologie qui garde en mémoire vos déplacements pendant toute la durée de son activation.  

    elle calcula quelque chose assez rapidement dans son esprit.

    j'aurais largement assez de données pour créer un programme qui me permettrait de croiser toutes les données de vos déplacements, les informations que j'ai sur vous et deux ou trois autres choses pour trouver à la fois vos acheteurs et l'endroit où se trouve la puce. mais je dépasserais les limites de ce qui m'a été accordé comme temps.

    elle leva son doigt en l'air tout en continuant de le fixer droit dans les yeux.

    comme vous l'avez si bien dit, chez nous on ne rigole pas et nous avons à prendre en compte ce facteur temps, qui joue contre moi....

    elle le pointa de ce même doigt

    et contre vous.
    imaginons un instant que j'ai eu la brillante idée de me créer une sorte de sauf-conduit pour des situations de ce genre. que le tracker que vous avez avalé ait une fonction secondaire très intéressante. disons qu'il puisse vous tuer.  et que la mort surviendrait - c'est encore une hypothèse - d'ici quelques heures, au moment où je devrais avoir rendu compte de la fin de cette mission. le timer est précis. disons aussi qu'il n'y ait que moi qui puisse décider de vous en débarrasser et par conséquent de vous sauver la vie.

    elle marqua à nouveau une pause. qu'elle dise la vérité ou que les faits soient entremêlés de mensonges, son visage était si froid et inexpressif qu'il était compliqué de discerner quoi que ce soit d'autre qu'une implacable volonté.

    il est bien évidement hors de question que vous ne posiez à nouveau ne serait-ce que le petit doigt sur moi. il est évident de même que vous allez mourir si vous gardez le tracker dans votre organisme. pas besoin d'espérer l'évacuer par des voies naturelles, il s'accroche à la paroi intestinale. je ne vous le retirerais pas, à moins que vous consentiez à m'aider dans le temps qui nous est imparti. donc j'en viens à un point crucial de cette négociation  : voulez-vous prendre le risque de vérifier si mon hypothèse s'avère être juste ou fausse monsieur d'onofrio ?

    et c'est seulement à cet instant qu'un bref sourire passa sur ses lèvres.
    il était bien plus intelligent qu'il en avait l'air.
    mais elle-même possédait son propre quota d'intelligence.

     


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    - « Et alors ? Qu’est-ce que ça change ma p’tite Nicole ? »

    Contrairement à c’que la blonde aurait pu croire, j’avais pas paniqué une seule seconde. La surprise avait certes marqué ma gueule pendant un moment, mais j’avais fini par sourire comme un chien en pendant ma langue comme pour m’foutre d’elle. D’elle et d’la mort. C’qui était important ici n’était pas la véracité d’ses dires, mais bel et bien d’mon état d’esprit face à une telle nouvelle. La perspective d’risquer ma vie sous un nouveau coup d’poker m’excitait franchement et j’n’avais aucune once d’peur ou quoique ce soit dans l’genre ! Retors ? J’l’étais jusqu’à l’os. Jusqu’au bout aussi. On avait pas idée d’menacer un dustien d’la sorte, sérieux. Preuve qu’elle manquait encore d’expérience.

    - « T’es bouchée ou t’le fais exprès ? Qu’est-ce que j’viens d’te dire tout à l’heure ? Les menaces d’mort, j’m’en bas les couilles ! J’vis sous la hantise d’me faire buter depuis plus d’quatorze ans, ma p’tite Nicole. Quatorze piges à penser qu’on pourrait m’buter d’n’importe quelle façon et n’importe quand. Et finalement, t’finis par t’habituer par cette façon d’vivre. Tu deviens insensible à c’genre d’trucs. Ça devient carrément l’sel d’ta vie et moi, une vie paisible m’ferait gravement chier ! Vivre à fond, c’est mon credo, gamine ! Et puis, c’est aussi ma rétribution pour avoir embrassé cette vie de débauche. J’m’attends à crever comme un chien et une fin comme ça m’va totalement ! Totalement t’entends ?! »

    Là-dessus, j’me mis à ricaner comme un con. Froid aux yeux ? Nan, c’était pas moi. En vérité, y’avait qu’une seule personne capable d’me faire flipper sévère, mais pour l’reste, j’m’en fichais royalement. Dust, c’était la vie ! Y’avait pas un autre monde aussi « pur » que celui-ci paradoxalement. C’était p’être une jungle avec pas mal d’tarés d’mon genre, mais c’était bien parce que les gens étaient « vrais » que la planète m’enchantait. Faire l’choix d’vivre sur une planète aussi hostile à la vie était déjà un choix dément d’base. A partir d’ce petit constat, on pouvait supposer une multitude d’choses. J’me complaisais dans cette peau d’marginal qui faisait d’sales petits coups çà et là pour l’pognon et l’fun.

    - « Et même si j’t’aidais, j’doute que tu m’laisses la vie sauve. Avec la fessée que t’viens d’subir, t’me laisserais volontiers crever ! Y’a qu’à voir comment tu m’regardes pour l’comprendre. J’te dégoute tellement que m’tuer reviendrait pour toi à avoir accompli une bonne action pour l’humanité toute entière. Qui plus est, j’suis certain qu’on a dû t’donner l’ordre d’me supprimer vite fait si tu réussis ta mission. Parce que oui, faut pas laisser d’traces derrière soi, c’bien connu ! Si j’t’aide et que tu t’casses sans m’buter, j’pourrais dresser ton profil aux acheteurs à qui tu reprendras les objets que tu cherches ou même à leurs proches si jamais tu les butes en plus d’les dépouiller. Logique non ma p’tite Nicooole ?! »

    Démêler l’vrai du faux ? J’m’en fichais. Mais j’prenais plaisir à énoncer la logique d’la situation dans laquelle nous étions inextricablement englués. C’était ça que d’composer et d’vivre h24 avec les rebuts d’l’univers. On finissait par devenir incroyablement lucide et mâlin. Dans mon cas, parier devenait un jeu tellement plaisant que j’en avais la trique, encore. Oui, vivre à fond, jusqu’au bout, c’était l’pied !  Si j’devais crever dans quelques temps, ce serait clairement pas sans la faire chier au maximum ! Guilleret comme un gosse et plus que jamais dans mon élément, j’me penchai vers l’sol pour fouiller l’tout et retrouver mon gros cigare. M’fallut quelques secondes pour trouver l’briquet qui allait avec.

    - « D’ailleurs, si tu peux créer un programme et récupérer tranquillement mes fameuses données, pourquoi t’es là à perdre ton temps à m'convaincre ? Vu que t’as l'air d'être une bonne roboticienne, j’suis sûr que c'est plus pratique malgré tout l'temps que ça va prendre, voyons ! M’dis pas que t’es obligée d’attendre ma mort pour m’dépecer et retirer l’tracker parce que j’te croirais pas. M’dis pas non plus que t’as eu pitié pour ma vie et que la négociation et une éventuelle collaboration t’parait être l’issue la plus sûre parce que j’te croirais pas non plus ! Si t’as théoriquement d’quoi continuer ton enquête, ta présence ici s’explique même pas. Une meuf aussi hautaine et précieuse que toi choisirait clairement pas d'composer avec l’fumier que j’suis. Ça tombe sous l'sens à mes yeux, bwéhéhéhé ! »

    J’m’autorisai une nouvelle taffe, puis j’repris parole.

    - « Si t’as mes déplacements et tout c’qui va avec, ça veut dire que je l’ai ingéré depuis perpète en fait ! Tu peux donc pas m’dire que t’viens d’me le faire avaler sinon t’auras rien à l’heure actuelle, huhuhu ! Tiens, d’ailleurs ! Maintenant que j’y pense ! J’ai p’être vendu les objets avant d’ingérer l’objet, non ? Donc tout c’que j’ai fait et que t’as enregistré pourrait t’mener à d’fausses pistes, hé. Serait-ce éventuellement la raison pour laquelle t’es là ? Tut tut tut ! Même là encore, j’y crois pas une seconde ! Mais t’es baisée ma pauvre Nicole ! Si c’est un coup d’bluff, t’as mal CAL-CU-LÉ ! Mais comme j’t’ai dit, j’m’en fous. C’est mon marché ou rien. Et si t’acceptes pas, autant que t’actives ton fameux tracker tout d’suite ! »

    Un sourire mauvais déforma mes traits déjà enlaidis par l’excitation que m’procurait c’moment. Jouissif !

    - « Par contre, j’profiterai volontiers d’ton corps à chaque objet retrouvé. Ouais. Un objet d’abord. Ton gros cul ensuite. A chaque fois. Jusqu’à c’que tu complètes définitivement ta liste. Mais si t’estimes que ton amour propre vaut mille fois mieux qu’un échec ou ton devoir d’soldate, t’as qu’à t’barrer et m’laisser mourir comme un chien. Parce que tu dois avoir des alternatives, non ? Ah, oui ! Ton tracker ! P’être qu’il t’aidera à mettre l’grappin sur c’que tu cherches. La robotique est tellement merveilleuse ! Plus fiable qu’un déchet d’mon genre en tout cas ! Là-dessus, j’peux qu’être d’accord. J’suis moi-même un ingénieur spatial d’origine donc j’peux que t’comprendre parfaitement ma chère, bwéhéhéhé ! »

    J’finis par m’lever avant d’m’approcher tranquillement d’elle.

    - « Trève d’bavardage, Nicole. On discute plus. T’es pour mon offre ou pas ? »

    L’dernier mot lui revenait.

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    un instant elle eut envie de lui répondre qu'elle le faisait exprès. évidemment. elle avait besoin qu'il parle, encore, pour pouvoir réfléchir à la suite des événements et quoi de mieux pour lancer quelqu'un d'aussi persuadé de sa capacité à tout gérer que de jouer le jeu de la négociation. elle faisait l'idiote. et pendant qu'il se lançait dans une grande litanie en faisant preuve de sa grande maîtrise de la situation, elle profitait des quelques moments d'inattention et ramassait ses affaires - le taser dans le lot. elle nota pour elle-même de lui faire manger ses dents avant la fin pour l'avoir appelé "nicole" tant de fois ce soir. bien sur, il avait raison sur une grand epartie de ce qu'il disait - mais sa fâcheuse tendance à décortiquer à haute voix la situation lui faisait perdre du temps. un temps précieux comme elle l'avait dit quelques minutes plutôt. précieux pour lui.
    évidemment qu'elle était novice, évidemment qu'il lui manquait encore un peu de bouteille pour pouvoir appréhender ce genre de situations sans faire trop d'erreurs. mais elle les notait humblement dans un coin de son esprit pour ne jamais s'y reprendre.
    mario était pour elle un galop d'essai et ce que lui ne savait pas c'est qu'elle ne venait pas à lui pour toute la marchandise, seul l'intéressait en vérité la puce contenant les données sensibles.

    elle se garda bien de lui dire qu'elle ne faisait jamais d'erreur de calcul et mima une grimace de dégoût tout à fait crédible lorsqu'il évoqua les termes de son marché. son ouverture, il venait de la lui servir sur un plateau. et elle continuait de le toiser avec un mépris affiché. et même lorsqu'il se leva pour venir à elle, elle continuait de le fixer droit dans les yeux, les lèvres pincées, et l'air courroucé.

    ingénieur spatial. l'information engloutie avec le reste.
    finalement ses yeux allèrent de son interlocuteur à la masse de l'homme toujours évanoui au sol. elle leva les yeux au ciel et prit son temps pour répondre.
    cela lui coûta un effort qui par la suite n'eut que très peu d'équivalent.

       
    très bien. mon devoir passe avant tout, tant mieux pour vous.  

    elle grimaça en prononçant ces mots, bien consciente de ce qu'elle venait d'accepter. mais si tout fonctionnait à peu près comme elle le pensait, il ne réussirait jamais à aller au bout de cette histoire.

     
     la puce d'abord.  

    le plus simple puisque c'était lui qui l'avait encore; il le penserait probablement en ces termes, si évidemment il avait dit la vérité.
    la perspective qu'il ait menti à ce propos n'échappait pas à teddy. elle serra le poing. il prendrait ça pour une nouvelle manifestation de dégoût. elle se retenait juste de lui défoncer le crâne - encore une fois.


     


    Mario D'Onofrio
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    - « Ta spontanéité m’fait dire que c’est l’plus important dans le lot. ‘Fin, en même temps, vu la liste des objets que j’ai revendu et vu l’prix qu’un d’mes clients veut mettre sur la puce, c’est peu étonnant. Du coup, c’est décidé ! Ça passera en dernier ! »

    Y’avait même pas b’soin d’être un génie pour l’comprendre : La puce était l’élément central d’ses recherches. Les autres objets pouvaient s’racheter facilement au marché noir pour peu qu’on ait des contacts et les bons : Un grand cœur qui avait subi des modifications à la sauce terriane, un lot d’trois cartes au trésor qui semblaient être authentiques (pour l’prix que j’en ai retiré) et une I.A. majeure qui devait être la création même d’la blonde devant moi. J’eus un sourire qu’en disait long, une énième fois. J’me lassais vraiment pas d’celle-là même que j’considérais comme une bénédiction ; et j’sentais qu’il y avait moyen d’bien s’amuser avec elle durant tout l’temps où elle serait « mienne ».

    - « Considère ça aussi comme une punition pour ton coup d’bluff d’tout à l’heure. Pis, vu qu’il s’agit d’mon marché, tu vas devoir faire avec… Le devoir avant tout, non ? »

    J’ai failli me mettre à rigoler comme un teubé, mais j’étais pas trop chaud pour m’prendre un poing encore une fois. Résistant p’être, mais pas maso, clairement ! En attendant, l’gros porc qui m’servait d’garde d’corps émergeait doucement derrière la jeune femme. Il lui fallut un p’tit moment pour reprendre ses esprits et se resituer dans l’espace-temps, puis il s’mit à gueuler quand il revit la meuf qui s’trouvait face à moi. En colère, l’homme était prêt à bondir sur elle pour s’venger d’ce qu’elle lui avait fait tout à l’heure, sauf que j’levai l’une d’mes paluches pour lui faire signe d’se calmer net. « Nicole » était à présent l’une d’mes clientes, même si ses paiements seraient peu conventionnels…

    ‘Fin… J’racontais d’la merde : C’était pas c’qui s’faisait pas couramment à Dust…

    D’quoi m’pousser à fouiller mes poches.

    - « Tiens. J’te contacterai avec ça dans 24h maximum pour organiser notre premier coup. Pour t’montrer ma bonne foi, on va s’attaquer à c’lui qui détient l’I.A. Une d’tes créations, non ? Vu que c’sont des poids lourds, vaut mieux qu’on fasse ça à ma façon. Tu t’en tiras pas en les infiltrant et j’ai pas envie que tu crèves sans que tu m’payes quoi. T’en fais pas, ça va pas être un piège, j’tiens trop à l’idée d’me farcir ton cul tout seul ! »

    J’venais d’foutre (presque d’force) dans l’une d’ses mains un dispositif d’communication, histoire qu’on soit en contact, avant d’lui tourner l’dos pour aller m’asseoir à nouveau. D’ailleurs, une fois sur mon siège, j’pus voir l’regard lubrique avec lequel mon garde de corps matait l'derche d’la blonde. Il y avait une lueur interrogative (Pourquoi son séant était nu et pourquoi l’une d’ses fesses était-elle aussi rouge ?!) et une autre intéressé, parce qu’un galbe comme ça, ça s’appréciait forcément. Pour une soldate, il faut dire qu’elle était bien foutue et qu’elle sortait des clichés des filles moches ou musclées à souhait. Ouais, cette gamine, c’était d’la bonne chair et d’qualité !

    En attendant, j’lui fis signe qu’elle pouvait disposer.

    - « On s’revoit certainement d’main soir. Ledam mon garde te raccompagnera ! Faudrait pas que tous mes gars que t’as foutu K.O dehors essayent d’te tomber dessus. L’effet d’surprise, ça marche pas deux fois… »

    Sur mes dires, l’gros porc rouvrit la porte. La discussion était close.

    D’ailleurs, ça allait être marrant d’la mater à travers les caméras d’surveillance en train d’ressortir avec son cul (presque) nu devant tous mes hommes…
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