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En -68 P.A, les anciens Terriens débarquaient sur la nouvelle Terra après des siècles d'errance dans l'espace. De cet événement s'est organisé, avec le temps, un nouvel ordre galactiques. Un exode, des tensions, l'évolution et l'indépendance. Ainsi se sont tissées les relations entre les planètes Terra, Luna, Antiopée et Dust. Comment apposerez vous votre marque dans cet univers prêt à changer du tout au tout ?La galaxie est pleine de mystères. Terra, Luna, Antiopée ou Dust, chaque planète éveille la curiosité des explorateurs prêts à tout pour marquer l'Histoire et percer les secrets de l'univers. Alors que la stabilité présumée entre les factions est mise à l'épreuve par l'arrivée d'un peuple inconnu, quelle aventure tenterez-vous de vivre ? Face à l'immensité de l'univers, les Hommes se prennent à rêver d'exploration. Terrians, Lunariens, Antiopéens et Dustiens, chaque peuples aspirent à en percer les secrets. Dans cette galaxie aux possibilités infinies, chaque individu peut changer le cours de l'histoire et voir sa vie prendre des airs de récits d'aventures. Dans de monde ouvert aux occasions multiples, qui serez-vous ?
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    ♮ Insouciance ou excès de confiance ? ft. Galahad

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    ♮ Insouciance ou excès de confiance ? ft. GalahadMessage par Invité le Ven 26 Oct - 18:34

    Depuis l'invention de l'écriture, il existe une sorte de monde parallèle où le secret et la ruse règnent sans partage.
    Cette seconde dimension s'appelle la cryptanalyse.

    Hangar numéro quinze ;
    Deux heures du matin ;



    ♮ L'écriture est un moyen de communication qui se base sur une calligraphie propre à chaque culture... Murmurais-je lentement. Je dirigeais sereinement ma dextre en direction du panneau de contrôle d'un afficheur holographique. Mes doigts pianotaient sur le clavier numérique pendant plusieurs secondes, ces dernières s'assimilaient plutôt à des minutes. De longues minutes. ♮ Malgré l'existence des barrières linguistiques, il est possible pour un polyglotte de saisir immédiatement le sens des mots qu'il suit des yeux. Ainsi, un problème de transparence se pose : comment transmettre des informations en toute sécurité ? Cette interrogation dérangeait particulièrement les belligérants, et, le cryptage, en toute logique, est rapidement ressorti comme une réponse adéquate. Les lumières centrales s'éteignirent à la fin de ma phrase, plongeant donc l'infrastructure dans le noir total. Un projecteur holographique prit soudainement le relais. Ce dernier ébauchait une myriade de figures bleuâtres qui virevoltait dans la pièce dès lors victime d'une pénombre. ♮ Cependant, aucune clef de cryptage est infaillible. D'ailleurs, les machines décryptent n'importe quel message avec une facilité déconcertante... Je fis craquer les vertèbres de mon rachis cervical puis soupirai. Une première fois, une seconde fois puis une troisième fois.

    Honnêtement, je frôlais la défaite. Rien n'est plus performant qu'un processeur, je savais très bien que je m'engageais dans une guerre dont je perdais déjà les batailles. Pourtant désireux d'emporter ce baroud d'honneur, j'opinais mon pessimisme. ♮ À quoi je joue, putain ? Mes doigts dansèrent à nouveau sur le clavier numérique ; les hologrammes projetés changeaient progressivement de forme. Ils passaient d'une écriture bien trop simpliste à des images bien plus travaillées. Contrairement aux apparences, je ne me servais pas d'un quelconque programme pour réaliser ces nouveaux alphabets, ces ensembles de signes graphiques résultaient directement de mon imagination. J'observais minutieusement chaque donnée projetée par holographie. Tantôt j'appuyais sur un bouton dans le but de supprimer un dessin, tantôt ma senestre effleurait le stylet de ma tablette graphique. ♮ Dois-je viser la perfection ? Les automates adorent l'idéal. Ce ne serait pas faciliter le décryptage de produire une esquisse parfaite et identique ? Questionnais-je. ♮ Utiliser un pattern associé à une lettre puis rajouter des imperfections à chaque utilisation...voilà un bon moyen de rallonger la durée du décryptage.

    Vraisemblablement satisfait, je me dirigeais sereinement vers un second bureau situé à quelques mètres de ma position. Ni une ni deux, j'agrippai une bouteille d'eau puis me désaltérai dans la foulée. Bien que je tournais le dos à l'entrée de l'entrepôt, un sentiment localisable au plus profond de mon être m'indiquait qu'une présence familière ne tarderait pas à arriver. Puisque la personne que j'ai préalablement convoquée a souvent un temps d'avance, le fait qu'elle m'observait en silence ne m'étonnait même pas. C'est pour cela que, sans même me retourner, je l'interrogeai naïvement. ♮ Et toi, qu'en penses-tu ?
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    C’était sans doute héréditaire, mais nous étions tous chez les Söderberg, des petits dormeurs pathologiques. Inutile pour nous de dormir beaucoup pour être bien reposés et opérationnel. Il n’était donc pas très surprenant de constater l’heure du rendez-vous auquel Lyokha m’avait convié. Il ne m’avait pas dit grand-chose sur ce dont il voulait parler. Toutefois, ce n’était pas bien surprenant non plus. Nous préférions rester discrets sur nos activités qui n’en étaient qu’à leurs prémices. Sachant que je travaillais au temple durant la journée, et que j’occupe mon temps libre à la poursuite de mes études, et recherches, ce créneau horaire était vraiment le meilleur pour nous. À cette heure, c’est le froid qui règne à Luna, mais les vêtements intelligents savent nous tenir très haut chaud, sans se faire vraiment encombrant. Je transportais avec moi la simple mallette de mon ordinateur holographique, direction, le spatioport de Lunaria, dans l’entrepôt numéro quinze, celui que Lyokha avait acheté pour notre cause. L’aménagement était quasiment terminé. Nous avions chacun espace de travail dédié.

    Assez silencieux à mon arrivé, je vis que mon frère s’affairait ; plongé dans ses pensées, il n’avait je crois même pas fait attention au fait que je sois arrivé. Je déposai la Malette de mon ordinateur holographique sur mon bureau, dans l’endroit réservé, juste après avoir déverrouillé la sécurité de celle-ci. Dès lors, elle s’ouvrit s’imbriquant parfaitement dans la bureautique fixe. Je posai alors mon postérieur sur mon bureau, et observai mon grand-frère silencieusement pour le laisser aller au bout de sa réflexion. J’étais intrigué par son travail. Il était vraisemblablement en train de créer sous mes yeux des symboles inédits. Il parlait de sécurité dans la transmission des données. Toujours dans le but de sécuriser notre travail. Non. C’était bien plus que cela. Il ne fallait rien mettre de côté dans notre projet. Ainsi, rien que le code source une fois terminé, et l’infrastructure même du système, devrait être protégé de la façon la plus absolue possible. Un seul individu mal intentionné pourrait sinon, détruire le projet, si ce n’est, le retourner contre la civilisation, le transformant en une sorte d’Armageddon. Je saisi une feuille sur mon bureau, et commençait à la plier, en continuant à écouter mon grand-frère. Le papier de cendre était quelque chose de peu utilisé, mais dont j’aimais vraiment le contact.

    J’aimais vraiment le regarder travailler ainsi dans l’ombre. Non pas que j’appréciais ne rien faire alors qu’on bossait à ma place. Mais c’était simplement plaisant de voir quelqu’un plonger dans ses pensées, et en plein fonctionnement intellectuel, et imaginatif. D’ailleurs, l’ainé semblait y être depuis pas mal de temps. Les formes auxquelles il arrivait, avaient vraiment de la gueule comme on dit. Elles me semblaient presque abouties au final. Me faisant toujours dos, il se leva pour récupérer la bouteille d’eau sur le bureau à côté. Mon bureau étant à l’opposé non loin de l’entrée, il n’avait toujours pas dû faire attention à moi, qui continuais machinalement mon pliage en l’observant. Soudain un mouvement trahit ses pensées. Il devait avoir senti ma présence au final, et ne tarda pas à m’interroger. Qu’est-ce que j’en pensais ? Plein de choses en fait. Je crois que je commençais à comprendre pourquoi il m’avait fait venir.

    — C’est vraiment pas mal, commençais-je simplement en finissant mon origami.

    Je traversais alors une partie du lieu pour le rejoindre. Je lui tendis d’une main le pliage de papier que je venais de réaliser. Puis, de l’autre lui pris la bouteille des mains. J’en ôtais le bouchon à mon tour.

    — C’est pour cela que tu voulais que l’on se voie ? Je sens qu’on va passer une courte nuit, lançais-je avec un rictus avant de reprendre. J’ignore à quoi tu as déjà pensé. Mais ce que j’ai vu là est à mon goût un très bon début. Tu comptes encoder chacune de nos lettres avec ses symboles ? Encore une fois, j’ignore pour le moment si tu y as pensé, mais en te voyant, je me suis dit, peut-être qu’il faudrait encore plus de symbole. Nous pourrions ainsi encoder certaine syllabe, alors que parfois, nous les écrirons normalement. Ça ne complexifiera pas énormément la chose pour nous. Mais pour ceux qui se pencheront sur le déchiffrage, ce ne sera que plus incompréhensible, surtout si nous ne définissons pas de règle particulière. Les traducteurs universelles seront peinés. Un humain devra réellement s'y pencher et si nous donnons un caractère aléatoire...

    Je bus quelques gorgées, puis referma la bouteille.

    — Néanmoins, te connaissant, tu as déjà une petite idée derrière la tête sur ce que tu veux que je réfléchisse. Et comme on est connecté, j’ai déjà mes petites idées moi aussi. Dis-je en faisant en signe de tête en direction de l’origami.

    Oui, ce bout de papier n’était pas qu’une distraction, mais tout un symbole de ce à quoi j’étais en train de penser.
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    De gestes lents, je saisissais précautionneusement l'origami. Tout en découvrant ce pliage complexe sous tous les angles, j'écoutais attentivement les paroles de mon frère. Toujours avec soin, je déposais soigneusement le papier de cendre sur le bureau. Une nouvelle fois, mes doigts effleuraient les multiples touches virtuelles du clavier numérique. Dès lors, les données qui circulaient dans le vidéoprojecteur. Elles changèrent selon mes envies, selon mes ordres. Lors du temps de parole de Galahad, une nouvelle image recouvrait l'écran de projection blanchâtre. Néanmoins, je pianotais encore et encore. Une autre reproduction visuelle se concevait sur le tableau central. ♮ J'ai déjà pensé à différer l'écriture pour des syllabes, une suite identique de lettres, voyelle, consonne.. Un nouvel élément s'ajouta aux données déjà visibles. ♮ Ligne horizontale, changement de taille, permutation... Ô grand jamais un programme ne déchiffrera ce langage. Un être vivant devra obligatoirement s'y pencher de façon sérieuse et minutieuse. Si on complexifiait une nouvelle fois l'ensemble avec les origamis, je ne donnais pas beaucoup de chance aux décrypteurs. ♮ La faiblesse d'un cryptage est sa redondance. Habituellement, une lettre correspond à un symbole ; il n'y a pas deux solutions, mais qu'une seule. À l'heure actuelle, je nous recense dix possibilités d'écriture du caractère « a ».  

    La confection en papier de Galahad m'émerveillait. La méthode qu'il me présentait était sûrement une première mondiale, même intergalactique si je puis dire. Cependant, le vis ne s'enfonçait pas assez loin dans l'absurdité. Heureusement, il me restait quelques cartes dans mon jeu. ♮ Galahad, pour le bien du cryptage, je devais m'appuyer sur un élément que nous et nous seuls partageons. J'ai évidemment pensé à l'ADN ainsi que toutes les autres conneries qui en découlaient. Repris-je sur un ton plus agressif. ♮ Malheureusement, le savoir de notre nation est trop avancé pour pouvoir s'en servir. En revanche... Je plaquai mes deux paumes simultanément sur mon casque. D'un coup franc, je l'enlevai dans le seul de but de dévoiler mon faciès. Je pointai ensuite de l'index le symbole obsidienne ancré de mon épiderme jusqu'à mon hypoderme. ♮ Nos tatouages se complémentent et sont normalement seuls en leur genre. Je pense pouvoir trouver une sorte de clef lorsqu'ils sont associés... enfin, leur trouver une seconde utilité.

    Éclair de génie ou rêve impossible, ce travail n'allait pas être évident. ♮ Après réflexion, ce ne sera peut-être pas pour le cryptage de l'alphabet. Ça ira là ou ça ira en fonction des résultats. Rajoutais-je, perplexe. Honnêtement, je ne savais pas trop quoi en penser. C'est pour cela que j'observais mon frangin. Bonne idée ? Nulle ? Intéressante ? Voilà pourquoi je le sollicitais.
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