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Nuawa
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En -68 P.A, les anciens Terriens débarquaient sur la nouvelle Terra après des siècles d'errance dans l'espace. De cet événement s'est organisé, avec le temps, un nouvel ordre galactiques. Un exode, des tensions, l'évolution et l'indépendance. Ainsi se sont tissées les relations entre les planètes Terra, Luna, Antiopée et Dust. Comment apposerez vous votre marque dans cet univers prêt à changer du tout au tout ?La galaxie est pleine de mystères. Terra, Luna, Antiopée ou Dust, chaque planète éveille la curiosité des explorateurs prêts à tout pour marquer l'Histoire et percer les secrets de l'univers. Alors que la stabilité présumée entre les factions est mise à l'épreuve par l'arrivée d'un peuple inconnu, quelle aventure tenterez-vous de vivre ? Face à l'immensité de l'univers, les Hommes se prennent à rêver d'exploration. Terrians, Lunariens, Antiopéens et Dustiens, chaque peuples aspirent à en percer les secrets. Dans cette galaxie aux possibilités infinies, chaque individu peut changer le cours de l'histoire et voir sa vie prendre des airs de récits d'aventures. Dans de monde ouvert aux occasions multiples, qui serez-vous ?
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    Transit | ft. Yaara Shaushka

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    Transit | ft. Yaara ShaushkaMessage par Shawn Green le Jeu 1 Nov - 11:26
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    Nowhere. Sables. Poussières. Vents violents. La capuche sur la tête pour se protéger de l’astre de la lumière. Ses bottes s’enfonçaient, s’écrasant un peu plus après chaque pas alors qu’il avance vers la tente rougeâtre. Un soupir dans son propre pull. Il était toujours difficile de se rendre jusque-là. Elle rendait toujours la tâche plus compliquée alors qu’elle pouvait aussi bien venir dans la Cité. Comme si elle se refusait à cette civilisation violente. Comme si, surtout, elle fuyait. Son passé. Mais aussi ce monde. Il ne l’avait jamais exactement comprise, cette vieille un peu folle. L’était-elle déjà avant d’entamer son voyage sur la Planète ensablée ? Ou était-ce la chaleur constante qui lui avait cramé l’ensemble de la cervelle ? Levant un pan de la tente, alors qu’il avait salué quelques-uns de ceux qu’il nommait les « Disciples », il baissait la tête, plissant des yeux pour s’adapter à la semi-obscurité des lieux.

    _ _ Mère Shaushka ? », laissait-il alors tombé dans leur langue natale. Il n’avait pas parlé trop faire, de peur de la brusquer et de l’entendre radoter plusieurs minutes sur le fait qu’il était inutile d’hurler dans le Désert, qu’elle l’aurait sûrement entendu depuis Antiopée.

    Il avait gardé le silence ensuite, à moitié plié pour avoir la tête sous la tente. Il avait attendu plusieurs secondes. Jusqu’à une longue minute. Dehors, ils s’activaient tandis que, soudainement, le vent avait battu les draps synthétiques de la tente, l’arrachant presque de ses maigres fondations. Il se retenait de souffler car la vieille femme semblait dotée d’une audition surprenante, peut-être en lien avec sa formation chamanique. Aussi se taisait-il, patientant malgré son impatience, ne montrant aucun signe de son empressement. Puis quelqu’un vint finalement le chercher, sur quelques brèves paroles demandant de la suivre. Comme toujours, la tente n’était pas adaptée à sa colossale taille. La tête basse, frottant le tissu, il pénétra finalement l’antre de la vieille Chamane. Comme toujours, les encens synthétiques rappelaient finalement la terre natale. Comme si, en quittant les Dunes Dustiennes, il pénétrait dans les Forêts Antiopéennes.

    Il prit une longue bouffée d’air, fermant quelques instants les yeux en s’imaginant à nouveau chez lui. Loin de tout ce sable. Avalant sa propre salive, il les ouvrit à nouveau pour décrire que la vieille se trouvait bel et bien là, lui tournant le dos. « Mère. », lâcha-t-il, par respect envers celle qui était une Ancêtre en ces lieux. La tête encore abaissée, il fit le tour de la vieille femme pour s’asseoir en face d’elle, la regardant et détaillant cette dernière durant plusieurs longues secondes silencieuses. Elle n’était pas exactement là, comme souvent quand il se présentait. Ce pourquoi il la pensait toujours un peu pétée dans sa tête. Peut-être avait-elle trop bu une boisson chamanique, lui grillant quelques fusibles. Heureusement, elle était vieille et petite, elle ne l’effrayait pas trop.

    _ _ J’aimerais savoir, Mère. Est-ce que j’ai retrouvé ma bonne étoile ? » Puis, se ravisant, il comprenait le manque d’informations de sa question. Sûrement allait-elle lui faire encore un reproche car ses questions étaient toujours trop vagues. « Je veux dire. Ces derniers mois ont été difficiles et j’aurais aimé savoir si l’avenir serait plus radieux. Est-ce que je pourrai un jour retourner auprès des étoiles ? »
    Bon RP à toi ! Si je me suis trompé dans l'ambiance, n'hésite pas à me le signaler.
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    La tente rouge allait bientôt s'en aller, les tempêtes du Nowhere s'étaient levé pour une nouvelle saison. Mais pas aujourd'hui. Ses tentures rouges aux couleurs de la vie se fondaient dans le décors des dunes. Et les femmes s'y activait durement toute la journée.
    Avec l'âge, les os de Yaara prédisaient le temps à venir. S'il allait pleuvoir ses genoux grinçaient, et s'il y avait une tempête c'était son dos qui se faisait plus lourd. Aujourd'hui c'était son dos. A l'abris dans sa tente personnelle, qui ne l'étais pas vraiment, Yaara préparé des teintures pour raviver les couleurs de ses peintures corporelles.
    Niché dans les coussins rouge de falun et aux motifs mahogany, géométriques et répétitifs, se trouvait une enfant, Hedera, à peine pubère. Elle était tombée de fatigue pendant qu'elle aidait la vieille femme à préparer les herbes, la sage-femme elle même somnolait devant sa préparation du aux émanations des herbes.

    Les appels incessants la gardaient éveillée, levant la tête, Yaara voyait la silhouette colossale de Shawn.
    « — Par les tétons de la mère, comptes-tu finir de grandir un jour Shawn ? »
    A chaque fois, qu'elle voyait le pilote, la sage-femme se demandait s'il avait été un gros bébé et qu'il avait fait souffrir sa mère pour naître. Yaara venait à poser son pot en terre cuite du creux de ses jambes pour le poser sur le sol.
    « — Arrête donc d'agir comme un hloutaïm qui court après avoir entendu skorplon ou sinon tu vas finir par devenir une étoile. Yaara réajustait les coussins sous son dos. Mon dos me fait savoir qu'il souffle dehors, c'est toujours le cas ? »
    La vieille femme abaissait ses manches et rajustait son châle sur ses épaules. Avec l'âge, elle commençait à devenir frileuse, même en plein milieu du désert.

    De l'index elle pointait un narguilé, ainsi qu'un service à thé posé sur un tableau d'étain qui se trouvaient près de l'enfant endormie. La jeunesse, lui offrait un sommeil lourd, dont Yaara lui enviait parfois.
    « — Qu'est-ce que tu m'as ramenée aujourd'hui mon grand ? le geste de sa main s'activait pour accompagner sa parole. Tiens, apporte le narguilé et le plateau. sourire. »
    Yaara changeait de position pour réchauffer ses muscles endoloris.
    « — D'abord nous partageons un repas et ensuite nous parlerons. De toute façon, tu n'as pas le choix, c'est l'heure du thé. elle s'amusait. »
    L'âge venant, elle prenait son temps et imposait son rythme de vie à ceux qui la côtoyait. C'était sans parler du fait, qu'elle n'allait pas donner une prédiction – que l'on y croit ou non – gratuitement. Yaara devait penser au groupe et quelques crédits ou des fournitures n'étaient jamais refusée.

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    Re: Transit | ft. Yaara ShaushkaMessage par Shawn Green le Jeu 1 Nov - 15:48
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    Il souriait, se déridant finalement alors que la vieille femme lui rappelait combien il était bien plus grand qu’elle. Quasiment un demi mètre les séparait maintenant et il avait souvent l’impression que plus le temps passait, plus elle s’écroulait de son côté. Doucement, son sourire s’était adouci tandis qu’il se redressait un peu plus. Il l’avait écoutée tandis que, doucement, il s’était plié en deux pour aller chercher le nécessaire de la vieille femme. Il avait espéré qu’en arrivant à cette heure, il aurait évité l’ensemble du service et du repas de la Chamane. Il n’y avait malheureusement pas échappé comme le prouvait la dernière décision. Il allait devoir manger avec elle et il savait qu’il partirait pour une éternité. Il regrettait presque sa venue, car elle le piégeait toujours, l’obligeant à rentrer de nuit, selon les étoiles, jusqu’à la ville. Il ne voulait jamais dormir au sein de la Caravane nomade.

    _ _ Il souffle toujours. Je crains que ce soit aussi la période maintenant. Les vents se lèvent et soufflent de plus en plus. J’imagine que les tempêtes vont bientôt suivre. T’es sûre que tu ne veux pas revenir un peu en ville, histoire de protéger tes vieux os ? »

    Se retenant de pousser un soupir, il apportait finalement les deux plats ainsi que le service complet pour le thé. Se posant finalement face à elle, pliant encore un peu son dos pour ne pas trop la surmonter, il croisa les jambes. Peut-être qu’il n’avait d’autres choix que de pousser un soupir cette fois-là, mais il se retint encore un peu. Il le savait déjà en son for intérieur, il allait le regretter. Il allait définitivement regretter d’être venu. Posant son regard sur la jeune fille, un sourire teinté de nostalgie lui rappelait que, lui aussi, un jour, avait été là. Juste un temps, seulement. Proche des Chamans.

    _ _ Tu sais, Mère, je n’ai rien à t’offrir depuis le temps. J’ai perdu l’Intrépide il y a trois mois dans un pari à la con. Et je suis endetté partout. » Il levait la tête vers la tente qui se battait contre le vent. Haussant les épaules, il prit une nouvelle inspiration, sachant que c’est ce qu’elle attendait sûrement d’elle.

    _ _ Qu’est-ce que je peux faire ? » Il souriait légèrement tandis qu’il la regardait à nouveau, reprenant bientôt. « Et moi qui pensais que tu aurais fait une fleur pour un Fils. » Il se mit à rire. Elle ne perdait définitivement pas le nord ni le sens des affaires. Mais elle avait bien raison. Sans cela, il était bien difficile de survivre sur Dust. Dans son premier soupir qu’il n’avait su retenir, il reprenait une dernière fois. « J’ai envie de retourner auprès des étoiles. Ou d’être comme elle … », lâchait-il en désignant la jeune fille. « Encore jeune, plein d’espoir et de rêves. Cela fait deux ans que je suis coincé sur ce caillou plein de sables … Trois mois que je dors dans la rue, ici et là, comme je peux. »
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    Sous les vents, les pans de la tente se mettaient à danser en rythme par les souffles de zéphyrs et des azalées. Yaara les observaient, sous les propos de Shawn. La mauvaise saison s'en venait, le pilote avait raison, il lui faudrait bouger la caravelle pour assurer la survie du troupeau et passé des nuits plus reposantes.
    Elle battait lacement de la main, pour faire voler cette idée de s'installer en ville. Au cœur de cette dernière, elle n'y trouvait pas sa place, préférant s'y rendre que de temps à autre pour y faire des courses et des échanges.
    « — Et tu en es le seul responsable mon grand, arrête donc de jouer quand la scoumoune frappe à ta porte ou tu vas finir par te marier avec le mauvais œil. »
    Yaara récupérait ce que Shawn lui passé, posant le narguilé à ces côtés et le plateau en face d'elle.

    D'une oreille attentive, elle écoutait ses récits et ses mésaventures. Mais l'âge n'avait pas réussit à calmer la flamme qui brûlait en elle. Yaara s'activait toujours à faire quelque chose, n'arrivant à se pauser que lorsque le sommeil lui celer les paupières.
    Ni totalement assise, ni totalement debout, la vieille femme tendait les bras pour récupérer un torchon afin de prendre une calebasse en métal où se gardait des morceaux de combustible rougeoyant lorsque l'on soufflait dessus. Niché dans les charbons chaud se trouvait une théière gardé au chaud.
    « — Qui a dit que j'avais besoin de quelques chose ? Yaara souriait à montrer ses dents. Tu seras bien suffisant pour le payement... »
    Sautant du coq à l'âne, la vieille femme présentait des sachets de fleurs et de tabac à Shawn.
    « — En parlant de fleur. Choisi. elle l'incitait à faire un choix. »
    Selon son choix, Yaara déposerait les herbes et le tabac sur le foyer, recouvert d'un morceau de charbon rouge. Accompagnée de petits bruits de bouche et d'une rapidité extrême, tant l'objet était chaud.

    « — Si tu comptes devenir une boule de gaz, règle tes affaires avant, et va embrasser ta mère. elle soufflait sur ses doigts. Enfin bon, si c'est ton souhait... J'aurais besoin d'un grand et fort gaillard pour faire des réparations. »
    Lors du dernier voyage, l'un des enclos pour parquer les bêtes c'était abîmé. Elle avait besoin de le réparer et l'un des groupes des hommes étaient partis depuis quelques nuits pour rechercher des moutons et chèvres qui c'étaient enfuit.
    « — De l'huile de coude, ça te convient comme prix ? »
    Yaara soufflait sur la calebasse pour raviver la chaleur et réchauffer l'eau de la théière. D'ici peu de temps elle pourrait servir une tasse à chacun.
    « — D'ailleurs en parlant de la jeunesse, il faudrait réveiller Hedera. la vieille femme se questionnait. Dust n'est pas si mal que ça et si tu étais plus prévenant avec ces dames, elles arrêteraient de te mettre à la porte de leur lit. Yaara riait de bon cœur. Au moins tu ne dormirais pas à la rue. »

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    Re: Transit | ft. Yaara ShaushkaMessage par Shawn Green le Jeu 1 Nov - 21:09
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    Il se passait une main dans les cheveux, remettant en place ces derniers qui lui tombaient doucement sur le visage. Finalement, il poussait un nouveau soupir. Comme par hasard. Evidemment qu’elle aurait besoin de lui, cela aurait été étonnant du contraire au final. Il se redressait légèrement, sourire aux lèvres alors qu’il se mettait à rire. « Evidemment que tu as besoin de moi, ça ne change finalement même plus. » Il haussait les épaules. Les temps ne changeaient parfois pas tellement. Les années passaient et il continuait de lui donner ces quelques services en échange des bonnes grâces de la vieille Chamane. Mais il n’y échapperait pas. Ni même ce thé qu’il n’aimait définitivement pas. Un rappel de son passé qu’il préférait oublier. Il n’était pas de cette boisson. Définitivement pas. Préférant de loin un bon alcool, peu importe l’heure de la journée, ou de la nuit, l’Antiopéen ne s’était jamais habitué à ces folies. D’autant que sur Dust, où le Sable dominait l’ensemble de la planète, il était difficile de trouver ces fameuses feuilles. Autant dire qu’elles coûtaient une belle somme pour ceux qui aimaient à se rappeler un peu les Chutes d’Antiopée.

    _ _ Tu sais bien que je déteste le thé, Mère. Choisis la fleur que tu désires. » Se levant finalement pour sortir et aller faire la barrière qui a besoin d’être réparée, n’aimant jamais rester sans rien faire à boire un vulgaire thé, il continuait de parler, un peu plus fort cette fois-ci, pour être certain que la vieille femme puisse l’entendre. « Je vais aller voir pour ta fameuse barrière tant que tu prends ton thé. »

    Et s’arrêtant avant de sortir de la pièce aménagée pour la vieille femme, le drap déjà en main, il se retournait finalement, déjà à moitié accroupi. Prenant une longue inspiration pour commenter ce qu’elle venait de dire. « Tu sais aussi fort bien que cela ne fonctionne pas ainsi, Mère. Si je dors chez une de ces femmes, elles vont s’attacher et je ne serai plus aussi libre. Tout comme tu fuis la civilisation pour être libre, je ne m’attache à personne. Chacun sa façon d’être libre, finalement. » Il se mit à rire légèrement et pointant la jeune femme du menton, il continuait sur le même ton posé. « Mais on dirait que la civilisation ne peut pas s’empêcher de te rattraper. »

    _ _ Puis de la rue, je peux parfois encore les étoiles, tu sais ... »
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    La vieille femme était amusé par les propos de Shawn. Ne cherchant pas à cacher son sourire sur ses lippes fines aux pourtours ridés. Continuant son petit rituel, elle emprisonnait les feuilles de thé avec des petits bouts de bois et de graines fortement parfumés. Elle le laissait se lever sans protester, c'était une chose vaine avec le pilote.
    Seul Shawn pouvait choisir quand il sentait être prêt à se poser, Yaara serait là pour l'attendre s'il le désire et si la déesse ne l'a pas rappelé dans son ventre la terre. La seule raison pour laquelle elle lui demandait de s'asseoir c'était pour éviter d'avoir le tournis à force de lever les yeux au ciel.
    « — Fait donc comme chez toi. Demande au berger, il te dira où se trouve le bois et les outils pour les réparations, elle lui fait un geste de la main. Allez file maintenant. »
    Le pensant parti, Yaara fut surprise d'entendre à nouveau sa voix se faire entendre par-delà son dos. Elle lui offrait un regard au dessus de son épaule.
    « — Tout comme la tombe me rattrape. Nous courrons tous, soit dans le sens du courant ou à contre-sens. Ainsi est la vie... parlait-elle de chose grave, avec une voix douce en revenant à sa préparation. »

    S'activant à ses tâches pendant que l'eau se réchauffait doucement, mais surement, Yaara finissait sa mixture coloré semblable aux poils de chameaux et la laissait sur le côté. Elle se levait avec une facilité déconcertante pour son âge. Yaara faisait quelques pas pour se dégourdir les jambes, malaxant son dos.
    Observant les toiles se baloter au grès du vent, elle s'approchait du petit corps de Hedera et la réveillait doucement en lui baisant le front. La jeune fille d'à peine une dizaine d'année se redressait les yeux collés. Elle lui servait une tasse de thé et une douceur au miel et aux amandes qui lui collait sous les doigts. Pendant qu'elle prenait sa pause parfumé au jasmin, Yaara glissait un tuyau sur le narguillé et commençait à fumer, laissant une odeur étrange et agréable sous la tente et un nuage de fumé sans feu.

    Lorsque sa tasse était vide, Yaara envoyait Hedera dehors avec dans ses mains une feuille qui contenait un petit gâteau à l'attention de Shawn. L'enfant semblait être joyeuse et partait avec un enthousiasme rare. La vieille femme en profitait pour aller chercher dans ses kilos de tapis, de coussins et de tissus une petite boite en métal qui contenait une bouteille d'alcool et un verre à liqueur. Dans une autre main, elle prenait une boite en bois gravé et peinte où se trouvait des petits os et des pierres.
    Yaara retournait à sa place, disposant les objets et servait un verre d'alcool, en attendant le pilote elle glissait l'embout du narguilé entre ses dents. Chacune des inspirations pour attraper la fumée étaient régulière et lente.
    « — Allez tu as bien mérité un verre mon grand, elle pointait l'objet du doigt, je vais aussi répondre à tes questions, si tu veux bien te pauser une seconde. Je n'ai plus l'âge de suivre ton rythme. rire. »
    L'ancienne chamane le laissera lancer les petits os et les pierres, du résultat elle en tira une prédiction. La croire ou non, il s'agira de son choix à lui seul. Puis elle le marquera sur sa chair de symboles pour lui porter chance.

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    Re: Transit | ft. Yaara ShaushkaMessage par Shawn Green le Mar 6 Nov - 14:54
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    La Chamane avait un étrange pouvoir, pourtant tout à fait naturel. Comme tous ceux de son espèce, elle était étrangement dotée d’une capacité rare à détourner chaque conversation. Peut-être était-ce finalement le thé qu’ils buvaient tous par litres, telle la Pionnière qu’il aimait tant descendre. Il ne savait pas quoi penser de la vieille femme qu’il imaginait régulièrement en train de délirer. Sûrement car elle avait trop de temps dans ce désert aux chaleurs à peine supportables. Ou était-ce d’être restée trop longtemps Chamane. Il était difficile d’imaginer autrement que cela le comportement de celle qui devait être une des plus vieilles femmes connues sur Dust. Était-ce là pour autant un compliment ? Sortant finalement de la tente, plissant les yeux sous la lueur aveugle du jour encore trop haut, il baissait lui-même la tête légèrement pour tenter de repérer le vieux berger.

    Se repérant surtout aux appels des bêtes, il s’approcha finalement des hommes qui tentaient de faire le nécessaire pour leur survie. Comme toujours, il ne comprendrait jamais ces derniers. Pour autant, prenant le nécessaire pour le bricolage, posant même un genou dans le sable chaud, il prit une longue inspiration, se concentrant tandis qu’il glissait de temps en temps des clous entre ses lèvres. Un vieux truc que l’homme avait toujours fait. Comme s’il ne pouvait rien ranger dans ses poches. Un geste tant de fois répété, qu’il avait finalement oublié que, alors enfant, il trouvait cela dégueulasse de la part des hommes du Clan. Dorénavant, il le faisait lui-même sans prêter attention. Quelques minutes, il garda le silence, préférant se concentrer sur le travail à faire.

    Il s’étira alors qu’il se relevait finalement, vérifiant de sa propre stature si la vieille structure tiendrait les prochaines tempêtes. Prenant une longue inspiration, satisfait sans pour autant être convaincu par l’efficacité, il jetait encore un coup d’œil au campement, cherchant ce qui pourrait faire tenir l’ensemble. « Faites attention avec les bêtes. Vous auriez mieux fait de les laisser sur Terra. Elles n’ont pas leur place ici. », lâchait finalement un Antiopéen au caractère rembruni. Il avait toujours trouvé l’import et l’export des causes étranges et surtout dévastatrices. Conduire une telle espèce sur une autre planète était toujours une mauvaise idée. Mais se tournant finalement, il se rendait à nouveau vers la tente pourpre, se glissant dans les draps de la Chamane pour obtenir les explications recherchées. La fortune. Sa chance. Le retour à la normale. Sa normale. L’Espace. Loin de ce sable. De cette chaleur.

    _ _ Je n’aime pas rester sans rien faire, Mère. Si l’âge te rend de plus en plus sédentaire, tu devrais envisager de te poser définitivement. Tu le sais aussi bien que moi. », laissait-il encore tomber. Non pas qu’il aurait préféré qu’elle se retrouve au sein de la Cité. Mais elle devait réaliser aussi que le Nowhere n’était pas un lieu facile. Surtout qu’elle était responsable de tout un groupe d’êtres humains qui attendaient d’elle de survivre malgré ces températures excessives. Se rendait-elle compte du poids qu’elle portait ?

    _ _ J’aurais aimé que tu me dises si, finalement, je retournerai dans un vaisseau. Si je pourrai encore voir les étoiles. Quitte à rester là-bas. » Il pousse un soupir. « Tout ce sable me rentre dans les oreilles pour me rendre complètement dingue. »
    Attention que toutes les espèces que nous connaissons sur Terre, et que tu pourrais user le nom à l'avenir, doivent provenir de Terra, importées par nos Terrians à leur arrivée.
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    La tente chantait sous les rafales de vent, le bruit du tissu épais qui se frotte contre d'autre draps avait un bruit caractéristique qui depuis plus de vingt-cinq ans accompagnait le sommeil de la vieille femme. Elle souriait en se disant que ce soir encore elle dormirait sous le doux bruit du désert chaud.
    A nouveau Shawn rentrait dans la tente, et comme à chaque fois en voyant sa taille de géants, elle avait envie de lui dire de se baisser et d'avancer avec prudence. Elle faisait aller des bras et grimaçait en voyant sa tête frôler le haut de structure. Yaara commençait à être plus à l'aise lorsqu'il s'asseyait à sa hauteur.
    « — Baliverne ! Le désert m'avalera tout cru et ça me convient Shawn. elle tapotait de la main le sol, où se trouvait derrière la bâche de protection le sable chaud de Dust. Tu verras en vieillissant, tu comprendras qu'il faut lâcher prise et accepter ce que la vie t'offre. »
    Yaara avait accepté l'idée de mourir sans crainte depuis qu'elle vivait au sein de la tente rouge. C'était en se débarrassant de la modernité pour le stricte nécessaire – sans manquer de rien – qu'elle avait compris que les biens matériels étaient vains, la terre et les préceptes religieux aussi. Les hommes et leurs histoires étaient des cadeaux bien plus riche, capable de grandir l'esprit.

    Sans tacts, mais avec douceur, elle prenait les mains calleuses du pilote et les observaient sous toute les coutures. Chaque ligne sur les paumes de ses mains, chaque nœud à ses articulations, même la forme de ses ongles racontaient une histoire. Les gens oubliaient de lire la vie d'une personne à travers ses mains, se rapportant d'abord au visage, aux vêtements.
    Sauf qu'il était facile de tromper autrui avec une coupe de cheveux, du maquillage et un beaux costumes. Mais les mains elles avaient tant à raconter.
    Yaara hochait de la tête en écoutant les plaintes du pilote aux pieds ancré dans le sol.
    « — Balade toi avec des caches oreilles mon grand, car le sable t'accompagnera jusqu'à ta tombe. »
    Les petits grains avaient le drôle de pouvoir de s’immiscer partout et de vous accompagnez même après avoir quitter la source. Si bien que vivre tant d'année à Dust vous offrez le triple du temps passé à côtoyer cette substance.

    « — Mais vu que tu as bien travaillé, il est tant que j'en fasse de même. »
    Yaara prenait sa mixture et un petit pinceau, relevant les manches de Shawn, elle y inscrivait des incantations et prières antiopéenne sur sa chair, appelant la conteuse, la sage-femme et la mère sur son bras droit. Tandis que sur le gauche elle y inscrivait le nom du créateur, du juge et du guerrier.
    La bédouine formait une cuvette avec ses grandes mains noires, elle y glissait les pierres et petits os, refermée et secouée.
    Le forçant à séparer ses mains, elle observait les objets qui tombaient sur le plateau d'étain. Yaara abandonnait la tact de Shawn pour se concentrer sur ce qu'elle lisait. Elle n'avait pas arrêtée de marmonner ses incantations jusqu'à ce qu'elle stoppe et lui dise ce qu'elle avait vu.
    « — Par trois reprises la chance va te filer sous les doigts. Tu cracheras une fois. Tu rencontreras d'autres étoiles une deuxième fois et si tu ne fais pas attention la troisième risque de te filer sous les doigts. elle s'arrêtait pour tirer une bouffée de tabac et de fleur sur son narguilé. Par le prix de l'eau et du sang tu pourras à nouveau naviguer parmi les étoiles, mais attention à ne pas épouser le mauvais œil. Il se cache derrière un visage que tu connais bien Shawn... »
    Elle finissait à regarder les pierres perdues dans ses pensés, inspirant le tabac et recrachant la fumée.
    Ses prédictions étaient ce qu'elles étaient, des prédictions, changeante et modifiable par l'univers et les hommes, non inscrite dans la pierre. Seul Shawn était libre d'y croire ou non, Yaara avait fait son travail pour lequel, elle avait reçu un complément..

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    Re: Transit | ft. Yaara ShaushkaMessage par Shawn Green le Ven 9 Nov - 20:40
    Transit
    Yaara Shaushka & Shawn Green - Nowhere
    Yaara était douée. La vieille Chamane l’avait été longtemps et elle maîtrisait bien des arts sacrés, parfois oubliés. Des arts ancestraux que l’Antiopéen, malgré le déni de sa propre culture, respectait encore aujourd’hui. Il était Dustien, mais continuait d’avoir de profondes racines ancrées au sein d’Antiopée. Il avait parfois le comportement d’un Terrian, qu’il acceptait encore bien, mais il avait bien plus difficile avec les Lunariens. Était-ce un résidu de sa naissance ou sa propre expérience avait-elle dessiné ce qu’il pensait maintenant ? Les sourcils froncés sur les gestes de la vieille femme, il observait, tantôt de décrypter les marmonnements incompréhensibles de cette dernière. Comme toujours, son discours était imprononçable, indescriptible et semblait surtout venir d’un autre temps. Une époque différente. Lointaine, même, pour l’Antiopéen. Silencieux, respectueux, il la laissait faire, attendant patiemment la fameuse prédiction.

    Et elle tomba. Les sourcils froncés, attentif, il tentait déjà de comprendre le sens caché des mots qu’elle racontait. Et son regard se posa finalement vers ses propres pieds, se perdant dans ses pensées. Dans ses réflexions. Que voulait-elle exactement dire ? « Par trois fois … » Il s’arrêtait déjà à ces premiers mots qui parlaient de ces chances qui filaient. « Trois fois. » Il relevait légèrement son regard pour croiser celle de la vieille femme, lui-même rembruni. « Dis-moi au moins que tu parles de mes chances déjà perdues par le passé ? … » Il prit une longue inspiration, évitant néanmoins de se relever pour ne pas renverser l’ensemble de la tente.

    _ _ Tu parles que je viendrais à me cracher ? A cause de quoi ? J’suis l’un des meilleurs pilotes que tu connais, voire même le seul ! J’ai appris auprès l’un des meilleurs et tu crois que je viendrais à avoir un accident ? … Impossible ! » Pourtant, la vieille femme disait rarement faux. Alors, que devait-il comprendre par ce qu’elle disait exactement ? Enigmatique, la Chamane avait surtout le don de lui offrir plus de questions que de réponses, une capacité unique qui lui donnait toujours mal à la tête lorsqu’il sortait de la tente. « Je comprends pas, Yaara ! Comme toujours … » Et il reprit aussitôt, en posant pour lui-même de nouvelles questions. « Le prix de l’eau et du sang, qu’est-ce que cela veut bien pouvoir dire encore ? » Il savait que le prix du sang serait sûrement la mort. Il le savait. Il devrait tuer. Ou verser son propre sang, et donc souffrir, pour arriver à son désir cher d’atteindre à nouveau les étoiles. Une autre longue inspiration alors que les questions se bousculaient et qu’il réfléchissait déjà à ce que tout cela signifiait.

    _ _ Un visage que je connais bien qui serait le mauvais œil ? … Quelqu’un qui me voudrait du mal ? » Perplexe, il ne voulait pourtant pas y croire. Pourquoi quelqu’un lui voudrait un tel mal ? « Vicky ne me parle plus depuis longtemps ! Je suis à peine entouré de quelques personnes et … Je ne leur fais pas confiance. Non … Tu dois te tromper sur tes ragots, vieille femme. » Prenant lui-même les ustensiles qu’elle utilisait, il voulait surtout qu’elle recommence et lise plus clairement cet avenir incertain. Il devait savoir. Comprendre. « Relance ! »
    J'espère que cela te plaît !
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    Une main qui se frotte les tempes sous les flots de paroles de Shawn. Ils ressemblaient à l'un de ses hommes que l'on lancé sur les mers de leurs terres patries, dans l'idée de rejoindre l'autre continent et de découvrir ce qu'il s'y passé. Un de ses hommes à l'esprit tourmenter par la chaleur et l'absence d'eau et qui entend le champ des sirènes jusqu'à ce jeter dans la gueule d'un monstre marin.
    Il y avait quelque chose de risible et en même temps de fatiguant, la vieille femme délaissait sa pipe pour venir lui donner une pichenette sur le front.
    « — Par les tétons de la mère ! Calme toi et je ne tirais pas deux fois, elle se mettait à commencer à ranger les petits os et les pierres dans sa boite. Si tu commences à paniquer ainsi, tu ne verras pas la pierre que l'on te lance au visage. »
    Elle prenait les objets un par un, observant certains d'un œil circonspect pour y déceler d'étrange griffure ou usure par le temps.

    « — Si tu pilotes aussi confusément que tu parles, c'est un bien pour un mal que l'on t'es retirer ton jouet des mains. »
    Yaara finissait par se frotter le menton, en réfléchissant à lui expliquer le tout de façon à la rassurer et surtout à le calmer. Il y a un temps de silence qui se fait assez long, et pendant sa réflexion son esprit commençait à divaguer.
    Elle s'imaginait comment un Sheroul finirait par réagir s'il tombait sur un tas d'herbes à grignoter dans le cimetière à vaisseau de la planète. Si un humain venait à surprendre, est-ce qu'il resterait sur place à remplir son gésier jusqu'à ce gaver la panse ou bien finirait-il par s'enfuir. Un sourire naissait sur ses lippes ridées.
    « — Ah oui ! J'en étais où ? elle repassait la conversation dans sa tête, Le sang et l'eau... »
    Il s'en suivait d'une longue inspiration.

    Yaara commençait d'abord à bien s'installer sur sa place, avant de commencer son explication. Les coussins bien calés contre son dos, et les jambes ramenés en tailleur, la vieille femme finissait son petit manège par prendre son narguilé. Elle tirait quelques traits de fumées qui s'évadaient de sa bouche sous la forme de rond.
    « — Le sang c'est le sacrifice et l'eau le travail, sa tête dodelinait, mais le sacrifice ne signifie pas pour autant que tu dois verser ton sang. Parfois une larme teinté du rouge de tes sentiments suffit. Le sacrifice est autant spirituel que physique. une pause. Ne l'oublie jamais. »
    Les gens avaient parfois tendance à chercher trop d'explication à ses prédictions, et parfois il ne cherchait pas le petit détail qui changeait tout. Si bien qu'une grande partie, finissait par courir après le sens de ses paroles, plutôt que de les accepter et de continuer à vivre leur vie. Sourire quand il faut sourire et pleurer quand la tristesse sonne le glas du cœur.

    La sage exerçait parfois un travail qui n'était pas celui d'un sage, mais d'une diseuse de bonne aventure. Mais pourtant elle continuait. Il fallait bien se nourrir dans ce monde de brute, les rêves de vivre d'amour et d'eau fraîche, sont ce qu'ils sont. Des chimères.
    « — Quant à la personne qui te veut du mal, elle se trouve ici. elle secouait la tête. Il s'agit de la même personne que tu vois à chaque fois que tu passes devant une glace, où que tu regardes ton reflet dans le fond d'un whisky. »
    Une longue inspiration qui fini par se souffler dans un hoquet.
    « — Je parle de toi, grand dadet. »
    Yaara pointait son vieux doigt flétrit dans sa direction et le laissait réfléchir à ses explications.

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