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En -68 P.A, les anciens Terriens débarquaient sur la nouvelle Terra après des siècles d'errance dans l'espace. De cet événement s'est organisé, avec le temps, un nouvel ordre galactiques. Un exode, des tensions, l'évolution et l'indépendance. Ainsi se sont tissées les relations entre les planètes Terra, Luna, Antiopée et Dust. Comment apposerez vous votre marque dans cet univers prêt à changer du tout au tout ?La galaxie est pleine de mystères. Terra, Luna, Antiopée ou Dust, chaque planète éveille la curiosité des explorateurs prêts à tout pour marquer l'Histoire et percer les secrets de l'univers. Alors que la stabilité présumée entre les factions est mise à l'épreuve par l'arrivée d'un peuple inconnu, quelle aventure tenterez-vous de vivre ? Face à l'immensité de l'univers, les Hommes se prennent à rêver d'exploration. Terrians, Lunariens, Antiopéens et Dustiens, chaque peuples aspirent à en percer les secrets. Dans cette galaxie aux possibilités infinies, chaque individu peut changer le cours de l'histoire et voir sa vie prendre des airs de récits d'aventures. Dans de monde ouvert aux occasions multiples, qui serez-vous ?
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    Ana Zacharias - Présentation

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    Ana Zacharias - PrésentationMessage par Ana Zacharias le Mar 25 Déc - 19:31
    Ana Zacharias
    Avatar : Re-l Mayer de Ergo Proxy
    Ana est une sociopathe décomplexée au passé houleux et sanglant qui vit une vie chaotique, rythmée au jour le jour par ses humeurs du moment. Fille présumée d'un Zacharias, une lignée terrianne respectée et rompue aux traditions militaires, son destin tumultueux est composé d'une succession d'événements dramatiques dont les tenants et les aboutissants sont restés tabous et qui l'ont traumatisés au plus profond de son être. Aujourd'hui, elle vit dans l'anonymat le plus total dans la cité de Dust où son état instable risque à tout moment d'exploser. Se glissant parmi la population sous les traits d'une mercenaire prête à tout pour gagner sa croûte, elle est en quête d'un vaisseau et d'un équipage pour écumer la galaxie à sa guise.
    Informations
    Age
    31 ans
    Genre
    Féminin
    Faction
    Terra
    Classe
    Mercenaire
    Metier
    Pilote de vaisseau & Mercenaire
    Description generale
    Ana apparaît la plupart du temps comme une jeune femme tout à fait charmante. Du haut de son mètre soixante-et-onze, son sourire complice invite rapidement à lui accorder sa confiance, tandis que ses grands yeux verts et ses allures élégantes et félines finissent généralement par conquérir silencieusement les plus influençables. D'un caractère vivant et coloré, elle aime en jouer et se nourrit des différents liens qu'elle tisse de cette façon. Pour autant, il s'agit de quelqu'un de relativement solitaire et ne se promènera en compagnie de quelqu'un que si elle s'y retrouve contrainte où qu'elle y trouve un quelconque intérêt personnel. Ana est taquine, provocatrice, elle s'amuse de ses différentes rencontres et aventures. En sa compagnie, tout semble plus léger ; plus évasif. Comme si rien de grave ne pouvait arriver.

    Mais Ana est dangereuse ; de ces personnes qui peuvent virer d'une humeur infantile à une rage destructrice en un claquement de doigt. Diagnostiquée très tôt comme une sociopathe brutale, elle peut décider de tuer à la moindre contrariété, au moindre mot de travers, à la moindre chose qui ne lui plait pas. Sa violence et sa colère, lorsqu'elles se manifestent toutes deux, sont sans pitié. Comme une addiction maladive de dominer ce qui est faible, elle aime écraser, détruire, ceux qui se pensent plus fort et plus malins qu'elle. Aucunement attachée à sa propre vie, elle agit d'instinct, prête à absolument tout pour assouvir ses pulsions. Son regard, dans ce genre de moment, fait penser à celui d'un redoutable prédateur affamé, dont les crocs s'apprêtent à arracher la vie à leur proie.

    La jeune pilote peut passer des jours, des mois, des années entières sans ressentir ce besoin intrinsèque de détruire ce qui la répugne. Cela dépend entièrement de son humeur et des fréquentations du moment ; malgré tout, on notera toujours la présence de quelques comportements violents et brutaux qui peuvent parfois se montrer surprenants.

    Le drame le plus terrible de sa vie est sans doute son incapacité à aimer. Ana ne s'attache à personne et ne ressent pas de manque ; finalement, la seule chose à laquelle elle soit vraiment attachée est sa propre liberté. Ana est curieuse, en quête d'aventures et de découvertes ; et plus que tout, de sensations de plus en plus fortes pour lui donner cet impression d'être vivante, de faire vibrer son cœur à mille à l'heure. Elle est comme un animal indomptable qui aurait vécu en captivité toute sa vie avant d'être relâché en pleine nature, à l’affût, prêt à bondir et à saisir la moindre opportunité pour se sentir exister.
    Biographie
     
    Note : Je mets en spoiler une mise en scène de l'histoire d'Ana pour ceux qui souhaitent explorer le personnage en détail et s'en faire une idée un peu plus précise. Mais c'est plus un bonus, un complément du résumé plus générique qui suit plus bas. Avertissement : le spoiler contient des éléments violents & gore, et un langage parfois un peu cru.

    Spoiler:
    La nuit était tombée depuis bien longtemps sur la belle Ys ; Un ciel noir comme du charbon surplombait les immenses buildings de la cité terrianne. Malgré l'heure tardive, certains étages de ces immenses tours restaient éclairés, rendant cet aspect propre aux grandes villes de petites lucioles scintillantes dans une jungle infinie de béton et de métal. C'était précisément sur ce panorama que donnait la baie vitrée de l'appartement de Robert D. Murphy, du haut de son cent-soixante dixième étage sur les deux cents proposés par la Tour Brown.

    Derrière cette vitre, une jeune femme contemplait cet apaisant tableau, assise sur une de ces chaises en titane inconfortable au possible mais s'accordant parfaitement à un intérieur moderne et design - comme le prétendaient les publicités. Ce n'était pas la première fois qu'Ana pouvait observer la capitale terrianne d'aussi haut, mais elle n'en avait eu l'occasion qu'en pleine journée à chaque fois. Le regard impassible, à la recherche de l'horizon, elle semblait apaisée, voir soulagée.

    « - Bon..., souffla-t-elle. De quoi tu me parlais, déjà ? »

    D'un bref mouvement du pied, elle fit tourner sa chaise pour faire face à son interlocuteur. Celui-ci était également assis, mais de manière étrangement maladroite et complètement à l'opposé du salon dans lequel ils se trouvaient tous les deux. Sa silhouette, masquée dans la pénombre, faisait penser à celle d'un homme plutôt grand et trapus, mais aucun autre détail ne ressortait.

    « - Tu m'as dit quelque chose comme... Attends. C'était quoi déjà ? Repris Ana. Son visage devint plus expressif ; elle fronçait les sourcils, concentrée. Ah ! Oui. Tu as dis que j'avais 'une belle bouche de suceuse'. »

    Elle laissa s'échapper un très léger ricanement entre ses lèvres. Plus amusée qu'offensée, ses yeux émeraudes quittèrent la silhouette et se déposèrent délicatement sur le sol, mélancoliques.

    « - C'est marrant que tu me dises ça, tu sais ? Parce que c'est un peu comme ça que ça a commencé, en vérité. Avec Thomas Williams, le vice-capitaine de l'équipe de football, je me rappelle. J'avais quoi ? 15... 16 ans... dans ces eaux là. Et à l'époque, je faisais partie du clan des nanas groupies insupportables, en un mot les pisseuses – tu vois l'idée. Et comme toutes les pisseuses, j'étais folle amoureuse de ce beau gosse. C'était mon prince, mon preux chevalier ; toutes ces conneries que les ado' aux hormones en feu adorent se raconter. En d'autres termes, il fallait que je me le fasse – tu m'excusera l'expression un peu crue, glissa-t-elle avec un air faussement gêné. »

    Elle prit une courte pause, comme pour ressasser les différents événements qu'elle voulait évoquer. De l'autre côté de la pièce, l'autre silhouette n'avait pas bougé d'un iota ni émis le moindre son.

    « - Je vais te passer tous les détails mais dis toi juste que ça ne s'est pas extrêmement bien passé... pour moi. Et pour lui ! Fit-elle, se raclant la gorge au passage, accompagné d'un geste de la main exagérément maniéré. Excuse-moi. Du coup... Oui ! Je fais comprendre à ce petit con toute l'étendue de mon désir débordant qu'il me prenne violemment contre un mur – imagine bien qu'il n'a pas mis longtemps à le comprendre – et on s'est donné gentiment rendez-vous dans les vestiaires à la pause déjeuner. Jusqu'ici, rien de méchant, pas vrai ? Ça aurait pu être super ! Mais – putain quel con – le voilà qu'il se ramène avec deux autres de ses potes boutonneux et dégueulasses. Sur le coup, j'ai pas compris ! »

    Cette fois, elle attendit une possible réaction de son interlocuteur, le regard figé droit sur lui. Celle-ci ne venant toujours pas, elle ne s'en offusqua pas, bien au contraire. Cela signifiait qu'il l'écoutait assidûment et c'était tout à son honneur, se disait-elle.

    « - Au début, reprit-elle, je pensais qu'il voulait faire filmer la scène... ce qui ne me dérangeait pas trop. Enfin, je crois. Mais c'était pire que ça, évidement. Ses camarades voulaient se joindre à la petite fête sans trop me demander mon avis. Alors j'ai dis 'non' et j'ai voulu partir. Ils m'ont retenu... m'ont frappé... m'ont déshabillé... enfin, tu vois ? Je ne vais pas te faire un dessin non plus, s'agaça-t-elle. Malgré tout, elle parlait avec une désinvolture tout à fait dérangeante compte tenu des événements racontés. Et, comme tu le sais bien, je ne suis pas le genre de nana qui va se laisser faire. Je suis fille de militaire et, bizarrement, je crois qu'ils n'étaient pas trop au courant. Et je crois qu'ils n'étaient pas au courant non plus que la force d'une morsure d'une jeune terrianne est à peu près comparable à celle d'un ochotona de taille moyenne..., glissa-t-elle nonchalamment dans un soupir glaçant. Puis elle laissa se peindre un grand sourire sur son visage, alors accompagné d'un haussement d'épaule et déclara : Moi non plus, je l'ignorais, en fait ! »

    Un silence bien plus long que les précédents s'installa. Après quelques instants, Ana se leva, d'une élégance féline allant de paire avec sa tenue du soir ; une tenue unie, noire et aux reflets argentés, de celles qui épousent parfaitement vos courbes au point d'en devenir une seconde peau. Un décolté, discret, ainsi qu'une ouverture parcourant la totalité de son dos, laissaient deviner une peau douce qui témoignait d'une hygiène particulièrement soignée.

    Ses pas la guidèrent le long de l'immense bibliothèque qui coupait la pièce sur sa longueur, ses talons claquant contre le contreplaqué marine du plancher. Elle y retrouva son paquet de cigarettes sur l'une des étagères et en tira une du paquet. Sans attendre, elle l'alluma avec un zippo simple et sans prétention, dénotant avec le reste de son attirail. Puis elle prit une première bouffée ; qu'elle expira dans un quasi silence de mort.

    « - Et donc, comme je le disais, c'est un peu à partir de là que ça a commencé... les calvaires, précisa-t-elle pendant que son regard se déposait sur certains éléments disposés dans la présente pièce, bien que les distinguer n'était pas très évident compte tenu de l'obscurité qui y régnait. Après avoir émasculer ce Thomas, on a commencé à me poser plein de questions. Des docteurs sont venus, des enseignants, des spécialistes... des 'experts', comme ils les appellent. Tout le monde y allait de son petit avis sur ma personne, comme quoi j'étais détraquée, etc... Bref ! On est d'accord, toi et moi, que j'étais en parfaite situation de légitime défense et que, finalement, arracher les couilles d'un môme avec les dents, c'est probablement la moins pire des choses qui auraient pu lui arriver, pas vrai ? Après tout, il est en vie maintenant ! Plus de couilles, mais en vie. Et puis, on fait des miracles avec les prothèses, de nos jours, alors... »

    Elle prit une nouvelle bouffée de sa cigarette. Tout en parlant, et comme à son habitude, elle faisait de grands gestes sans s'en rendre compte, dispersant la fumée au quatre vents.

    « - A partir de là, on m'a traîné dans différents services d'hôpital, des cliniques, etc... On m'a fait un tas de piqûres et fait prendre un tas de médocs tous plus dégueu' les uns que les autres. Je te jure, Murphy ! Jusqu'à finir dans un putain d'asile pour barjots. Non mais sans déconner ! Fulmina-t-elle. Ses traits s'étaient soudainement raidis, trahissant une colère contenue depuis bien longtemps. Et là dessus on me catégorise comme dangereuse pour la société. Sous prétexte que je me serais montrée 'particulièrement violente à l'égard des différents corps médicaux et des patients'. Putain ! Bon. Certes. Il y a eu un accident, une fois. J'ai, peut-être, par inadvertance, tranché la gorge d'un mec, à la pause déjeuner – encore une fois, tu remarquera. Je le redis : Il n'avait qu'à pas me regarder comme il l'a fait. Me parler comme il l'a fait. Et me toucher comme il l'a fait. »

    Ana expira longuement et se prit la tête entre les mains. Sentant le besoin de se calmer un peu, elle prit quelques secondes avant de poursuivre. Elle tira sur sa clope, entreprenant dans le même temps de se détacher les cheveux. Ceux-ci se relâchèrent, leurs pointes fouettant à peine ses épaules nues.

    « - Heureusement, il y a eu Nikky. Et puis Charles, dans la foulée, reprit-elle avec un air plus serein. Ils ont été les seuls à bien vouloir m'écouter ; les seuls à me comprendre. Bon, c'est vrai que Nikky, elle n'écoutait pas grand-chose. Elle était beaucoup plus occupée à me reluquer et à imaginer les prochains lieux où on le faisait. Pourtant, Charly n'a rien vu venir. Je sais pas... Vous ne le sentez jamais, les mecs, quand votre femme vous trompe ? Il n'avait pas compris qu'au lit c'était qu'une larve et, qu'au fond, sa femme cherchait un peu la vigueur de la jeunesse ? Questionna-t-elle dans un sourire lubrique. Vous manquez un peu de jugeote, je trouve... enfin... pour la plupart. »

    D'humeur taquine, elle n'osa néanmoins pas aller plus loin. Pas loin d'être gênée, elle déporta son regard sur le sol, l'espace de quelques instants, comme une enfant ayant peur qu'on la gronde. Toutefois, elle ne parvenait pas à refréner son sourire.

    « - Dans tous les cas, heureusement qu'ils ont été là pour moi. Je me rappellerai tous les jours de la tête du personnel et des docteurs quand ils m'ont fait sortir, à l'amiable, sur le plus gros imbroglio administratif qui soit ! S'esclaffa-t-elle. Quatre ans, putain... T'imagines ? Tu ne peux même pas savoir à quel point j'en pouvais plus. Et quand, dans la foulée, Charly a réussis à me faire inscrire à l'Académie d'Eisen, j'en pouvais plus. C'était le plus beau cadeau au monde que l'on puisse me faire. Il a réalisé un putain de rêve de gosse – vraiment, sans déconner ! Une joie infantine se lisait dans son regard à mesure qu'elle parlait. J'avais même pas vingt ans et, déjà, on me mettait aux manettes des derniers modèles de pods et de vaisseaux. C'était mortel ! »

    Au même moment, Ana se détourna du dénommé Murphy pour jeter un œil dehors. Son regard fut naturellement attiré par les quelques rares ombres de vaisseaux qui naviguaient au plein milieu de la nuit. Sans qu'elle ne s'en rende compte car bien trop plongée dans ses souvenirs, la cendre de sa cigarette, consumée jusqu'au filtre, s'écrasa sur le parquet.

    « - Quand j'y repense... c'est des sacrés souvenirs, souffla-t-elle d'un ton beaucoup plus mélancolique que précédemment. La course contre Simons en pleine ville, la simulation de combat contre l'instructeur Harris, les entraînements matinaux avec l'autre tarée de King... Et à chaque fois je m'en tirais pas trop mal. Carrément bien, même ! Personne ne m'emmerdait. J'étais même pas trop mal perçue, je crois. Harris m'avait à la bonne ; tellement qu'il m'avait prêté son pod de course pour faire quelques tours de piste. Et puis... »

    Son regard se refroidit. Non pas qu'il devint triste pour autant ; il reprit simplement ce mélange d'amusement et d'assurance implacable dont elle s'était si peu défait depuis le début de la conversation. Sa voix, plus grave, résonna alors dans la pièce :

    « - Nikky est morte. »

    La jeune femme lâcha son mégot par terre, puis commença à avancer très lentement, un pas après l'autre, en direction d'un piano disposé entre elle et Murphy.

    « - J'ai failli en pleurer, reprit-elle d'un ton plus vivant. Tu as bien deviné que ma relation avec Nikky n'a jamais cessé ; elle était folle de moi et j'étais disposé à lui donner ce qu'elle voulait. Mais du coup je me demande..., commença-t-elle, alors que sa main droite empoignait le manche d'une hache, déposée jusqu'alors contre l'un des pieds du piano, comment Charly a su ? Je me demande ça parce que, mine de rien, on faisait vachement attention à ce qu'on faisait. Est-ce que c'est ses coups d'œil langoureux et plein de désir qu'elle me lançait lorsque je venais dîner chez eux ? Ou bien ces fameuses longues, très longues soirées, qu'elle disait passer avec ses amies du club de lecture, qui lui ont mis la puce à l'oreille ? J'avoue être assez curieuse. Je ne voudrais pas reproduire le même genre d'erreur, tu comprends ? »

    Ses pas, lents mais assurés, la dirigeait vers son interlocuteur. Ses paupières avaient cessé de cligner, laissant son regard prédateur accroché comme une sangsue à sa proie. Sa voix changea également, devenant progressivement plus monocorde à mesure qu'elle s'approchait.

    « - Qu'il bute Nikky, de chagrin, je peux le comprendre. Mais qu'il s'en prenne à moi... ça, j'avoue que ça me dépasse, déclara Ana. Ses traits se crispèrent sensiblement. Ça m'a fait mal au cœur lorsque j'ai compris que c'était lui qui avait saboté le compresseur de ma navette. J'ai quand même été sacrément inspirée, ce jour-là, de laisser les commandes de pilotage à Harris, tu ne trouves pas ? Tu vois, je n'étais même pas au courant que Nikky était morte que déjà je pressentais quelque chose de mauvais – pour te dire à quel point notre relation nous a rendu fusionnelles. Du coup, sans le vouloir, il a buté son mentor. Et c'était dégueu' ; lorsque son crâne a percuté le hublot après le déclenchement du siège éjectable, il a littéralement explosé ! Une putain de boucherie. »

    Elle n'était plus qu'à quelques mètres. Elle marqua une courte pause dans sa progression lorsqu'elle remarqua une flaque carmin lui léchant le bout de la semelle.

    « - Charly a paniqué comme pas possible lorsqu'il m'a vu débarquer chez lui quelques heures à peine après le crash. Il m'a lancé ce regard... tu sais, celui d'un homme qui se sait déjà mort et qui serait prêt à faire n'importe quoi pour échapper à son destin. Mais c'était trop tard. On ne déconne pas avec moi ! Je me rappellerai toujours du soulagement ressenti lorsque j'ai encastré son crâne dans le trottoir ! S'exclama-t-elle, la voix raillée par une boule qui lui remontait depuis l'estomac. Mais ce fils de pute avait déjà gagné. »

    Fulminante de colère, sa poigne se resserra sur le manche de son arme. Ana était arrivée jusqu'à lui, le visage crispé par la douleur et le mépris que provoquait cet homme chez elle.

    « - J'ai été désavouée, siffla-t-elle avec dégoût. Charly avait déjà transmis mes antécédents médicaux et judiciaires à l'Académie, qui n'a pas hésité une seule seconde à faire de moi le bouc émissaire de cette putain d'histoire ! Tout ce que j'avais fait, tout ce que j'avais prouvé... plus rien ne comptait ! Tout ça à cause de cet enfoiré ! Et toi ! Cracha-t-elle de mépris, élevant sa hache, prête à frapper. Ses yeux s'illuminèrent d'une lueur malsaine. Tu comprends maintenant, Murphy ?! Tu comprends pourquoi les mecs dans ton genre me dégoûtent ?! »

    D'un geste vif et brusque, Ana abattit sa hache, laquelle se logea entre le cou et l'épaule, brisant aussitôt la clavicule dans un bruit sourd des plus sordides. Du sang gicla sur son visage.

    Au même moment, un immense panneau publicitaire volant passa devant la baie vitrée de l'appartement. La lumière des néons révéla alors tout ce qui se cachait dans l'obscurité. Le corps de Murphy apparaissait enfin, attaché les mains dans le dos contre le dossier de la chaise. Surtout, on pouvait comprendre pourquoi le bougre ne pipait mot depuis le début ; pantalon baissé, ses parties génitales avaient été arrachées violemment et il s'était vidé de son sang avec le temps. Le malheureux était refroidis depuis plusieurs dizaines de minutes déjà.

    « - Alors, Murphy ?! Hurla Ana, abattant une nouvelle fois sa hache. Puis encore. Puis encore. Est-ce que je suce assez bien pour toi ?! Hein ?! Espèce de gros porc ! Prends ça ! Crève ! Enculé ! »

    Finalement, après un énième coup, elle parvint à décapiter le cadavre. La tête chuta jusqu'au sol, où elle s'affala piteusement dans une flaque de sang, aux pieds de la jeune pilote. Celle-ci en laissa échapper un long râle emplit de haine et de soulagement, ainsi que sa hache qui lui glissa des mains pour atterrir sur le sol à son tour.

    Puis ce fut le retour à un long silence, seulement entrecoupé par la forte respiration d'Ana qui reprenait son souffle. Au loin, un soleil rouge émergeait à l'horizon.

    Ana est la fille présumée de Mina Mendoza, enseignante en université, et Gabriel Zacharias, un capitaine et pilote dont la lignée a toujours travaillé de près ou de loin avec l'armée terranne. Néanmoins, Ana n'est en réalité pas la fille de Gabriel mais d'un collègue de travail de Mina. Zacharias s'arrangea cependant pour que cette information ne fuite jamais et éleva Ana comme sa propre fille, celle-ci ignorant encore aujourd'hui ce point de détail de son histoire. C'est dans ce contexte difficile, entre deux parents se lançant des couteaux dans le dos, qu'Ana passa son enfance dans la ville de Ys.

    Son père décéda alors qu'elle était encore jeune d'un virus particulièrement destructeur contracté lors d'une de ses missions d'explorations dans les provinces de Terra. Cela ne changea pas le mode vie assez aisé de la famille, grâce à la pension que l'armée versa en récompense des états de services particulièrement bons du père, mais cela entraîna des conflits importants entre la mère et sa fille. Celle-ci rejeta rapidement toute forme d'autorité en l'absence d'une figure patriarcale ; ses résultats à l'école s'en ressentirent fortement.

    Développant pendant plusieurs années un comportement dissident et violent, elle provoqua accidentellement, après une dispute, la mort de Mina. Le jour de ses 10 ans, elle mit le feu à des tapisserie qu'elle trouvait « laides et immondes », ce qui provoqua un terrible incendie entraînant le décès de sa mère sous ses yeux. Traumatisée au plus haut point par cet événement, elle enfouie ce souvenir au plus profond d'elle-même, se sentant naturellement responsable de ce malheur. La gamine fut alors emportée dans une interminable procédure qui la traîna entre services sociaux et familles d'adoption ; elle fut finalement recueillie par un pensionnat sous tutelle militaire, à Eisen.

    Ana se découvrit au fil des années un caractère rebelle jusqu'à se créer des mécanismes de défenses assez violents et extrêmes. Le point culminant de cette période étant sans aucun doute le viol qu'elle subit lors de ses 15 ans ; elle n'hésita pas une seule seconde, pour se défendre, à arracher les testicules de son agresseur avec les dents. Les détails concernant cette affaire sordide restent flous mais les conséquences ne se firent pas attendre : la jeune fille fut conduite devant de nombreux médecins et services psychologiques qui établirent dans la foulée une forme avancée de psychopathie, voir de sociopathie. Les services médicaux n'étant pas très nombreux pour traiter les maladies mentales, elle fut envoyée dans une clinique et pris en charge par un petit corps de médecins spécialisés dans ce domaine.

    La jeune femme y fit preuve de comportements violents et anti-sociaux à l'égard du corps médical ainsi que les autres patients, ce qui conduit son séjour à se renouveler sur plusieurs années. Elle fut notamment à l'origine de plusieurs incidents plus ou moins graves, dont l'organisation d'une rébellion réprimée par la force par les services anti-émeute de la police. C'est seulement au bout de 3 ans et 8 mois que des premiers signes d'améliorations émergèrent, lorsqu'elle fait la rencontre de Nikky Williams, femme de Charles Williams, qui entre dans les services psychologique de la clinique à la suite d'une sévère dépression. Les docteurs, notant un recul notable des comportements les plus violents d'Ana lorsqu'elle se trouvait en compagnie de Nikky, laissèrent les deux jeunes femmes ensembles.

    Ce qu'ils n'auraient pas pu prévoir, c'est que Nikky tombe follement sous le charme de la fille Zacharias. Etant la femme d'un haut gradé de l'Académie militaire d'Eisen, elle demanda avec insistance à son mari de faire pression et de s'arranger pour faire sortir Ana en même temps qu'elle. Bien trop amoureux de sa femme pour lui refuser quoique ce soit et céder au moindre de ses caprices, Charles accepta et fit jouer ses relations de l'académie ; ce qui fut chose facile à l'époque, le nom des Zacharias étant encore particulièrement bien vu et symbole de fierté pour un grand nombre de personnes dans le métier. La plupart des rapports médicaux statuant de l'état psychologique d'Ana furent invalidés avec le concours de médecins militaires dont les pattes furent généreusement graissées à l'occasion, et Ana sortit enfin de la clinique en femme libre.

    Sa liberté retrouvée, elle passa dans la foulée les concours et les entretiens nécessaires à son intégration à l'Académie d'Eisen. Sous les recommandations de Charly, elle entra sans mal dans les rangs des pilotes cadets, faisant preuve d'étonnantes dispositions naturelles pour le pilotage de pods et de vaisseaux. Elle y rencontra nombre de personnes, dont notamment l'instructeur John L. Harris, un vieil ami de la famille. Durant ces années, ses capacités s’affûtèrent, ainsi que son esprit et ses connaissances. Bien que profondément indisciplinée et arrogante, ses supérieurs avancèrent son jeune âge comme une excuse et mirent en avant ses excellents résultats sur le terrain. Elle entra définitivement en service actif au bout de deux ans, et entreprit ses premières missions spatiales au bout de cinq ans.

    Neuf longues années s'écoulèrent ainsi. Durant celles-ci, aucun incident majeur l'impliquant directement ne se produisit, comme si son passé était définitivement derrière elle. En réalité, elle fut mise en cause pour un certain nombre d'événements étranges, parmi lesquels des disparitions énigmatiques de certains de ses coéquipiers de mission, sans que sa culpabilité puisse être prouvée à un moment ou à un autre. Durant ce laps de temps, sa relation avec Nikky perdura également, malgré les années ; c'est ce qui fut l'élément déclencheur de sa soudaine chute en disgrâce. Charly découvrit un jour la terrible vérité et, fou de chagrin, assassina sa femme dans son sommeil. Le lendemain, il sabota la navette de transport qu'allait utiliser Ana dans la journée pour une mission de routine, provoquant un terrible crash en plein centre-ville d'Eisen et la mort du vice-capitaine Harris. La jeune pilote s'en sortit indemne mais avec une multitude de questions sur le pourquoi du comment ; elle comprit néanmoins rapidement l'implication de Charly lorsqu'on l'informa de la mort de Nikky, quelques heures après son accident.

    Les représailles furent sanglantes ; Ana massacra son camarade à son domicile dans un excès de rage, alors que celui-ci s'apprêtait à quitter la cité. Ce meurtre fut celui de trop : une enquête judiciaire mené par une commission disciplinaire de l'Académie statua sur la culpabilité d'Ana quant à cette affaire. Les antécédents médicaux et criminels de la jeune femme remontèrent naturellement dans la foulée, ce qui provoqua de sacrés remous jusque dans les plus hautes sphères dirigeantes de l'Académie. Ils ne pouvaient décemment pas rendre public de telles informations sous peine de perdre grandement en crédibilité ; et il était hors de question que le dossier d'Ana ne tombe entre les mains d'autres services que ceux sous tutelle de l'armée. Le tribunal militaire ne pouvait pas non plus la condamner à mort sans rendre compte de ces informations aux autres sphères dirigeantes, qui se seraient alors posées des questions.

    La décision fut donc prise de mettre à pied le tout récemment promu Lieutenant Zacharias pour faute grave. Elle fut consignée et mise en quarantaine dans ses quartiers, où elle resta enfermée pendant presque un an, sous une surveillance accrue. Robert D. Murphy, président de la commission, fut forcé à une retraite anticipée à la suite de cette décision, emportant avec lui tous les éléments de ce dossier épineux, qu'il jura sur son honneur de garder sous scellé jusqu'à sa mort. Celle-ci intervint peu de temps après ; deux mois après la fuite d'Ana d'Eisen, on retrouva son corps mutilé et couvert de sang à son appartement d'Ys. Toutes traces de la jeune pilote ainsi que des dossiers de l'enquête disciplinaire ayant disparut, la police dû rapidement classer l'affaire.

    Dans le même temps, Ana embarquait clandestinement pour Dust, où elle ne tarderait pas à trouver du travail par le biais d'un réseau de mercenaires. Et c'est ainsi qu'une nouvelle vie remplit de possibilités s'offrit à elle.  
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    Bienvenue sur Moonlights !

    Tout d'abord, je tiens à m'excuser pour le délai de validation de ta fiche. Le fêtes n'aidant pas, cette période de fin d'année n'était pas propice à une validation rapide. Quoi qu'il en soit, me voilà !
    Fiche très intéressante et ne manquant pas de cohérence malgré les sujets difficiles et "glissants" abordés. On sent au moins que les obstacles qui se sont dressés dans la vie de ton personnage ont eu une véritable influence sur ce qu'elle est. Et sa fuite vers Dust est un excellent timing compte tenu de ce qui la poursuit. Je précise néanmoins que puisque ton personnage est recherchée par les autorités Terriannes, ça aura une influence sur les apparitions PNJ et situations rencontrées dans d'éventuelles explorations et missions sur le territoire Terrian. Mais compte tenu de son histoire, je doute qu'elle y retourne de sitôt.
    Petite précision également qui n'empêche pas la validation, ce n'est qu'un détail qui, selon moi, n'invalide pas le reste de l'histoire, un pensionnat sous tutelle militaire aura plus sa place à Eisen qu'à Ys, la cité état d'Eisen étant celle qui colle le plus à ce genre de mélange des genres. Du côté d'Ys, le militaire est bien plus éloigné et il serait étrange de voir un tel pensionnat là bas, les dirigeants d'Ys se contentant bien de parquer toute l'activité militaire dans la région d'Eisen à la place.

    Comme je le disais, ce n'est qu'un détail et je vais laisser ta fiche ici après validation, ce n'est qu'un mot à changer, finalement. :)
    En tout cas, bienvenue à nouveau sur Moonlights ! J'ai hâte de voir ce que tu vas faire de ce personnage.

    Bienvenue, Terrianne !
    Bienvenue sur Moonlights, voyageur ! Tu es validé rang C ! Avant de pouvoir commencer ton aventure, passer par ici pour poster ton CORE, obligatoire avant de débuter le jeu.
    Ton package te permet de commencer l'aventure avec 250 crédits, alors n'oublie pas d'en tenir compte ! Si tu as des questions ou des doutes, n'hésite pas à contacter le staff. Bon jeu !