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En -68 P.A, les anciens Terriens débarquaient sur la nouvelle Terra après des siècles d'errance dans l'espace. De cet événement s'est organisé, avec le temps, un nouvel ordre galactiques. Un exode, des tensions, l'évolution et l'indépendance. Ainsi se sont tissées les relations entre les planètes Terra, Luna, Antiopée et Dust. Comment apposerez vous votre marque dans cet univers prêt à changer du tout au tout ?La galaxie est pleine de mystères. Terra, Luna, Antiopée ou Dust, chaque planète éveille la curiosité des explorateurs prêts à tout pour marquer l'Histoire et percer les secrets de l'univers. Alors que la stabilité présumée entre les factions est mise à l'épreuve par l'arrivée d'un peuple inconnu, quelle aventure tenterez-vous de vivre ? Face à l'immensité de l'univers, les Hommes se prennent à rêver d'exploration. Terrians, Lunariens, Antiopéens et Dustiens, chaque peuples aspirent à en percer les secrets. Dans cette galaxie aux possibilités infinies, chaque individu peut changer le cours de l'histoire et voir sa vie prendre des airs de récits d'aventures. Dans de monde ouvert aux occasions multiples, qui serez-vous ?
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    LE DEAL – [Libre]

    Ana Zacharias
    Messages :

    7

    Métier :

    Pilote de vaisseau & Mercenaire

    Code couleur :

    #336666

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    270

    LE DEAL – [Libre]Message par Ana Zacharias le Dim 6 Jan - 13:55
    LE DEAL
    Ana & (?)
    « – Celui-ci, c'est combien ? Demanda Ana, tout en tirant silencieusement sur sa cigarette. »

    Du bout du doigt, l'ancienne pilote de l'armée pointait un magnifique vaisseau, presque flambant neuf. De construction terrianne, comme pour la plupart des modèles qu'elle avait pu voir jusqu'ici, celui-ci semblait dans un état inhabituellement propre compte tenu de l'endroit où il était entreposé. A vrai dire, elle ne s'attendait pas à trouver un tel bâtiment dans ce qui ressemblait plus à une casse qu'un concessionnaire. Son interlocuteur, un vieil homme proche de la soixantaine fringué comme un mécano, souleva sa casquette et passa ses doigts crasseux dans sa chevelure grisonnante ; impossible pour lui de retenir un grand sourire emplit de fierté.

    « – N'y pense même pas ! S'esclaffa-t-il. Ça, c'est ma pièce maîtresse. J'ai sué matin et soir avec mon équipe pour faire tourner cet engin et le bourrer de toutes les nouvelles technologies du moment. Même en trois vies, tu ne pourrais pas te l'offrir. Et puis de toute façon, il est réservé ; c'est une commande d'un de ces type bourrés aux as qui t'emploient sûrement de temps en temps.
    Commence par là la prochaine fois, le vieux.
    Ahah ! Ouais. »

    Ana eut un peu de mal à masquer son agacement. Entre le vieil homme qui se payait sa tête gentiment et le vacarme assourdissant des perceuses, soudeuses et autres machines qui tournaient sans cesse, elle n'était pas loin d'attraper une migraine. Mais alors qu'elle était sur le point d'abandonner, son regard fut soudainement attiré vers un des coins les plus sombres de l'usine.

    « – Et celui-là ? »

    Le vieil homme se tourna dans la direction qu'elle lui indiquait. Il manqua de pouffer de rire, ce qui lui provoqua une légère quinte de toux.

    « – Quoi ? Cette poubelle ? Reprit-il.
    Ouais, répondit laconiquement la mercenaire. Ses pas l'emmenèrent vers le vaisseau.
    Bah..., souffla le mécano. Il marqua une pause, durant laquelle il remit sa casquette sur son crâne dégarni. On l'a trouvé échoué aux abords de la ville, il y a des mois. Pas la moindre trace de l'équipage. On l'a traîné ici car il semble dans un état correct, mais c'est de conception lunarienne... On n'a pas été capable de foutre cet engin en état de marche. L'alimentation générale fonctionne nickel mais les turbines ne tournent pas et les réacteurs surchauffent. Et ici, on n'a pas les compétences pour repérer le problème. »

    Ana passa une main sur la carlingue, dévoilant un gris métallisé scintillant sous une épaisse couche de poussière, de terre et de crasse. Elle cachait assez bien son enthousiasme derrière un visage impassible, mais pour ceux sachant la déchiffrer, elle était conquise. Du temps de l'armée, elle s'était toujours demandé si elle pourrait un jour tester l'un de ces magnifiques vaisseaux lunariens aux courbes lisses et raffinées et au design moderne. Rien à voir avec l'esthétique brute des terrians.

    « – Ce n'est pas si vieux comme appareil, en tout cas, laissa échapper la pilote. Elle se retourna vers le vieil homme. Et vous ne l'avez pas désossé ? C'est bourré de bonnes technologies ce genre de truc.
    On a longtemps eu l'espoir de le retaper... du coup, on n'y a pas trop touché. Et on a déjà beaucoup à faire avec le reste. Le machin prend pas trop de place, du coup il n'est pas trop encombrant, admit-il. Puis il se tourna vers Ana à son tour, l'air plus sérieux. Alors, c'est lui que tu veux ? Tu es sûre ?
    Carrément ! Lui sourit-elle à pleine dent. Il a du caractère. C'est ce que je recherche. Mais je n'ai pas de hangar pour l'entreposer. Il faudrait que tu me le laisses ici, le temps que je le retape.
    Ça peut se faire, reconnu le vieil homme, visiblement affublé d'une idée derrière la tête. J'ai un deal pour toi : je te le cède moitié prix et tu peux le laisser ici. Tu pourras venir quand tu veux pour retaper l'engin si tu t'en penses capable. Mais avant ça, j'ai besoin que tu me règles un petit souci... gratuitement. »


    • • •


    L'agitation régnait en maître sur la Grande Place de la cité, comme à son habitude. Au milieu d'une journée particulièrement chaude pour la saison, de nombreux acheteurs potentiels déambulaient aux quatre coins, attirés comme des mouches par la multitude de boutiques et d'étals qui se livraient une concurrence acharnée. L'atmosphère était chargé de poussière et d'une forte odeur de transpiration, comme souvent à Dust à cette époque de l'année. Une certaine tension était palpable au milieu de cette foule, comme si tout ce petit monde pouvait exploser à chaque instant. Ce qui n'était pas loin d'être le cas lorsqu'on s'éloignait des plus grandes enseignes pour s'approcher de boutiques plus ou moins mal tenues qui ne payaient pas de mine, souvent accaparées par des marchands sans scrupules.

    C'est à cet endroit qu'Ana stationna son aéroglisseur, un de ces engins dérivés des archaïques motos à deux roues. On pouvait facilement imaginer que le sien faisait parti des toutes premières générations du genre ; la peinture était écaillée et l'ensemble de la machine était recouvert de poussière et de terre, tandis que son design laissait plus penser à une grosse boite de conserve flottant au dessus du sol. Mais ces considérations esthétiques n'avaient pas lieu d'être pour Ana, qui cherchait juste à avoir un moyen de transport efficace pour traverser facilement la cité.
    Équipée d'une combinaison de cuir d'un noir profond et mat, elle descendit de son engin et retira son casque, qu'elle conserva à la main. Non sans mal, elle repéra au bout d'un moment l'enseigne que lui avait indiqué le vieil homme et s'y fraya un chemin à travers la foule de gens, clope au bec.

    « – Eh ma grande ! Intéressée par les marchandises de Ryan & Co ? Une p'tite arme pour se défendre ? Ou une moto pour remplacer l'horreur que tu te trimbale ? On a de tout ici ! »

    Ces mots avaient été prononcé par un type qui tenait un étal juste devant l'entrée de la boutique qu'on lui avait indiqué. Il n'était pas rare que certains magasins installent un comptoir directement dans la rue pour attirer plus facilement les potentiels clients ; celui-ci était gardé par un trentenaire taillé comme une brindille et aux rides déjà bien marquées, la face couverte de crasse et affublé d'une barbe de trois jours mal rasée.

    « – Quoi ? Qu'est-ce qu'elle a ma bécane ? Elle te revient pas ? Lâcha Ana en s'approchant du comptoir.
    Eh... tout doux ma belle, j'voulais pas t'offenser. J'te dis juste que j'ai mieux que la bouse qui te sert de véhicule. Tiens, jette un œil.
    Je suis pas là pour t'acheter ta camelote, le charlot.
    Ah ouais ? Bah fous le camp alors.
    Je viens de la part de Henry Dickens. »

    L'espace d'un instant, l'homme resta interdit. Il plissa légèrement les yeux, observant Ana de la tête aux pieds. Puis il se laissa choir doucement contre un mur, bras croisé. Il reprit d'un ton beaucoup moins sympathique que précédemment :

    « – Henry emploie des mercenaires pour traiter avec moi maintenant ? Eh ben... il est tenace le papy, siffla-t-il entre ses lèvres craquelées. Tu lui diras que c'est trop tard ; il a perdu son pari et sa boutique à la régulière. J'ai rien à me...
    Ferme-la, coupa Ana sèchement. Vos histoires ne m'intéressent pas. Tout ce que je sais, c'est que s'il faut te dégager d'ici à coups de pieds dans le cul, je ne vais pas me priver. Maintenant, tu ramasses tes affaires, et tu te casses. »

    Un grand silence s'installa entre les deux adversaires du jour. Ana, ses yeux verts plantés comme des poignards dans ceux du marchand, scrutait ses moindres faits et gestes, à l’affût. Ce ne serait pas la première fois qu'elle devrait en venir aux mains pour régler ce genre d'affaire, même si habituellement elle était accompagnée d'un ou deux partenaires. Elle se rendit compte de toute la délicatesse de sa mission lorsque son nouvel ennemi siffla fortement pour rameuter deux grosses brutes dépassant largement le mètre quatre-vingt-dix. Ceux-ci se placèrent lentement à sa gauche et à sa droite ; Ana en resta de marbre.

    « – Dernière chance, lâcha-t-elle entre deux bouffées de cigarette, la main ferme sur son casque.
    Tu n'manques pas d'air, s'amusa le jeune homme, un rictus malsain dessiné sur la figure. »

    Rejoint qui veut, c'est open !